Coloration jaune rougeâtre. — 2. Coloration jaune foncé
Procédé Levallois. — 1 gramme d’huile absorbe O»’1', 530 de brome.
Les caractères que nous venons d’exposer montrent que l’huile d’arachide a des propriétés physiques et chimiques qui ne s’éloignent pas notablement de celles de l’huile d’olive. La densité est à peu près la même, l’absorption du brome est également semblable pour les deux huiles. Les réactions colorimétriques, quoique différentes, ne sont pas très caractéristiques pour l’huile d’arachide et ces caractères si peu tranchés s’atténuent encore lorsque cette huile n’existe qu’en mélange. Si les caractères que nous venons d’énumérer permettent à la rigueur de reconnaître l’huile d’arachide quand elle est pure, ils deviennent insuffisants quand il s’agit d’en reconnaître la présence dans une autre huile telle que celle d’olive.
Il existe heureusement un autre caractère, tout à fait spécial à cette huile et qui tient à sa composition chimique. La saponification de l’huile d’arachide par la potasse produit un arachidatc de potasse qui se distingue facilement des autres savons. L’acide arachidique ne se rencontre que dans l’huile dont il porte le nom et dénote ainsi avec certitude, par sa présence, l’existence de l’huile d’arachide, meme lorsque celle-ci ne se trouve qu’en faible proportion dans un mélange.
Voici comment se fait cette constatation.
L’huile est saponifiée par de la potasse en présence de l’alcool et le savon forme est étendu d’alcool fort. On peut suivre la marche opératoire et employer les proportions que nous avons indiquées pour la préparation du savon destiné à subir l’action de l’eau bromée par le procédé Levallois. Lorsque le volume a été étendu à 50 centimètres cubes avec de l’alcool et qu’on attend du jour au lendemain, en laissant le liquide dans un endroit frais, on voit les parois du vase qui le contient se tapisser
de cristaux grenus qui ne se produisent jamais dans la solution alcoolique d’autres savons d’huiles. Le formation de ces cristaux d’aracliidate de potasse, peu solubles dans l’alcool, et l’aspect qu’ils donnent à la masse, sont des indices sûrs de la présence de l’huile d’arachide. Ce n’est pas seulement avec l’huile pure qu’on obtient ces cristaux. La présence d’autres huiles n'en empêche pas la formation. Ainsi en opérant avec de l’huile d’olive, qui ne contient que 5 pour 100 d’huile d’arachide, on obtient encore très nettement ces cristaux qui ne se produisent avec aucune des autres huiles comestibles.
II y a donc là un caractère spécifique qui accuse avec netteté l’existence de l’huile d’arachide.
HUILE DE CAMELINE.
Caractères physiques.
Densité :
0,9282 à 15°, d’après Lefebvre. — 0,920 à 24°, d'après M. Lovallois. 0,9252 à 15°, d’après Schübler.
54,75 à 15°,, degré de l’alcoomètre centésimal correspondant.
Action du froid. — Reste liquide et limpide à basse température; il faut descendre jusqu’à — 18° pour obtenir le point de congélation.
Caractères chimiques.
Procédé Boudet. — Coloration jaune.
Coloration par l'acide sulfurique :
Procédé Ileydenreich. — Sans agitation : jaune passant à l’orangé vif assez net. Après — gris jaunâtre.
Action des alcalis :
Procédé Fauré. — Consistance peu épaisse, aspect grenu, coloration jaune. Procédé Levallois. — 1 gramme d’huile absorbe O»1', 817 de brome.
La densité, les réactions colorimétriques, la quantité de brome absorbée, sont des caractères qui distinguent celte huile des autres et permettent d’en reconnaître la présence dans un mélange.