HUILE DE LIN
On l’utilise quelquefois dans la falsification des huiles de crucifères (colza, cameline, etc.). On peut employer pour reconnaître l’huile de lin les procédés généraux ou le procédé Van Kirckhoff (indiqué déjà pour l’huile de colza).
Voici un tableau qui résume les principales propriétés de cette huile, comparées avec celles des huiles qu’elle sert à frauder.
DEXS1TÉS
(Schùblei)
CONGÉLATION’
Boudet
PROCÉDÉ
Heydenreich (Sans agi 1er)
PROCÉDÉ
Levallois
1 gramme d’huile absorbe brome
Lin.
Rose- pâle.
Rouge brun.
Cameline . . .
Jaune.
Jaune ou orangé vif.
C°1Za .
Jaune pâle.
Bleu verdâtre avec stries brunes.
La siccativité de l’huile de lin pourra, dans une certaine mesure, indiquer sa présence dans un mélange. Les huiles de crucifères avec lesquelles on la mélange ne jouissent pas, en effet, de cette propriété. En abandonnant l’huile suspecte à l’air, sur une large surface, on pourra observer, s’il existe de l’huile de lin, la for-
mation d’une couche jaunâtre d’aspect corné, qui indiquera l’addition d’une certaine quantité d’huile siccative, les autres caractères indiqués plus haut permettront d’affirmer que cette huile siccative est de l’huile de lin.