‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 170 sur 285 · II. — DÉTERMINATION QUANTITATIVE · texte numérisé non relu

II. — DÉTERMINATION QUANTITATIVE

La nature de l’huile étant connue, soit, par exemple, l’huile de coton, on devra déterminer la proportion de la falsification. On emploiera dans ce but les méthodes colorimétriques. Pour cela, on prépare une série d'huiles types. La première sera l’huile d’olive pure; la seconde, de l’huile d’olive contenant 5 pour 100 d’huile de coton; d’autres avec 10 pour 100, 15 pour 100, 20 pour 100, etc. On fera avec chacun de ces types les mêmes réactions qu’avec l’huile suspecte, et on rapprochera l’intensité de la coloration de cette dernière de celle des types pris comme points de comparaison. Si la coloration est identique à celle qu’on a obtenue avec l’huile contenant 20 pour 100 d’huile de coton, on pourra conclure que l’huile incriminée contient entre 15 et 25 pour 100 d’huile de coton, mais il faut répéter les essais de coloration avec les diverses réactions que nous avons données. Ces essais multipliés donneront une garantie plus grande de l’approximation à laquelle on peut atteindre.

On emploiera encore les procédés aréométriques, qui donneront la densité des

huiles, comparées à celles de l’huile d’olive pure. Ce mode de mesure a une valeur très grande en raison des différences de densité qui existent entre les huiles d’olive et celles de coton, de sésame, de noix et d’œillette.

On peut encore avoir recours à la saturation des acides gras par le brome. Les huiles d’olive mélangées à l'huile de coton, de sésame et surtout d’œillette absorbent une plus forte proportion de brome que l’huile d’olive seule. La différence entre les quantités absorbées peut servir de mesure aux proportions relatives de ces huiles.

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