‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 171 sur 285 · DEGRÉ DE CERTITUDE PAR RAPPORT A LA DÉTERMINATION QUALITATIVE · texte numérisé non relu

DEGRÉ DE CERTITUDE PAR RAPPORT A LA DÉTERMINATION QUALITATIVE

Ainsi qu’on l’a vu plus haut, les réactions des huiles ne se produisent avec net- . teté que lorsque celles-ci existent au delà d’une certaine proportion dans le mélange avec l’huile d’olive; il convient de déterminer la limite de l’indécision et de la certitude.

Huile de sésame. — Lorsqu’une huile d’olive contient 5 pour 100 d’huile de sésame, les réactions de cette dernière sont déjà très accentuées, notamment :

1° Avec le réactif Cailietet ;

2° Avec le procédé Audoynaud n° 1 ;

5° Avec l’acide sulfurique concentré ;

4° Avee l’acide chlorhydrique et le sucre.

Au-dessus de la proportion de 5 pour 100 on peut déjà affirmer la falsification de l’huile d’olive par l’huile de sésame. Cependant, afin d’éviter, en tout état de cause, une interprétation hasardée, il convient de n’affirmer la falsification par l’huile de sésame que lorsque l’huile essayée accuse des réactions correspondant à 8 ou 10 pour 100 d’huile de sésame dans le mélange.

Huile de coton. — Les réactions de l’huile de coton commencent également à être sensibles lorsque cette huile se trouve dans la proportion de 5 p. 100 :

1° Avec le réactif Cailietet;

2° Avee le procédé Audoynaud n° 1 ;

3° Avec l’acide sulfurique.

Ces trois réactions cependant sont, avec cette proportion d’huile, moins accentuées qu’avec l’huile de sésame.

On emploiera alors :

4° Le réactif Bechi, qui est d’une sensibilité telle qu’il accuse déjà, avec la plus grande netteté, la présence de quantités d’huile de eoton inférieures à 5 pour 100.

Cependant la prudence poussée jusqu’au scrupule, comme on est en droit de l’exiger d’un expert, conseille de n’affirmer la falsification par l’huile de coton que lorsque la proportion de celte dernière est au moins de 6 à 8 pour 100.

Huile d'arachide. — Quant à l’huile d’arachide, elle n’est pas accusée aussi net-

tement par les méthodes colorimétriques, à moins que sa proportion n’atteigne 15 à 20 pour 100. Le procédé Cailletet, le procédé Àudoynaud n° 1, sont un peu plus sensibles que l’acide sulfurique; mais les cristaux d’arachide de potasse qui se forment dans l’huile saponifiée peuvent servir à reconnaître la présence de l’huile d’arachide, quand celle-ci se trouve dans une proportion supérieure à 5 pour 100. Cependant il convient de n’affirmer la présence de l’huile d’arachide dans l’huile d’olive que lorsque la première se trouve dans la proportion de plus de 10 pour 100.

Huile d'œillette. — Pour l’huile d’œillette, les réactions colorimétriques avec l'acide sulfurique ne commencent à être sensibles que lorsque cette huile existe dans la proportion de 20 pour 100; le procédé Cailletet donne de meilleurs résultats; 10 pour 100 d’huile d’œillette sont reconnus par son emploi. L’élaïomètre peut indiquer 5 pour 100 d’huile d’œillette.

Huile de noix. — Le procédé Cailletet permet de reconnaître la présence de 5 pour 100 d’huile de noix; l’acide sulfurique est moins sensible: 10 pour 100 d’huile de noix sont décelés par son emploi.

§ 13. — DEGRÉ DE CERTITUDE AU POINT DE VUE DE L’ÉVALUATION QUANTITATIVE.

L’examen comparé, par les méthodes colorimétriques, permet de déterminer approximativement la proportion d’huiles étrangères, et il est possible, par la comparaison avec des huiles types, de préciser à environ 5 pour 100 près la quantité d’huile de coton, d’huile de sésame, de noix. Pour l’huile d’arachide, ce n’est qu’à 10 pour 100 près que l'évaluation peut se faire. La densité permet également une évaluation approximative à 10 pour 100 à peu près. 11 en est de même de l’absorption par le brome.

L’élaïomètre permet de déterminer à 5 pour 100 près l’huile d’œillette dans l’huile d’olive.

L’emploi du procédé Boudet indique la présence de 5 pour 100 d’huile de noix.

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