‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 183 sur 285 · RECHERCHE SPÉCIALE DES DÉRIVÉS BASIQUES DU GOUDRON DE HOUILLE · texte numérisé non relu

RECHERCHE SPÉCIALE DES DÉRIVÉS BASIQUES DU GOUDRON DE HOUILLE

On sature, avec une solution aqueuse de potasse ou de soude en léger excès, 1 50 centimètres cubes du vin à essayer, puis on ajoute 25 à 30 centimètres cubes d’éther acétique ou d’alcool ainylique, on agite et après avoir laissé reposer, on décante.

La liqueur filtrée est évaporée en présence d’un fil de laine ou d’un petit mouchet de soie; il sera toujours prudent de faire deux teintures.

Lorsque la laine ou la soie a pris une coloration rouge, on pourra distinguer la rosaniline de la safranine en déposant une goutte d’acide chlorhydrique concentré

sur le tissu. La rosaniline donne une nuance feuille-morte et se décolore ensuite; l’eau reproduit la couleur primitive. La safranine conserve sa coloration rouge.

L’acide chlorhydrique ajouté à la mauvaniline produit une nuance hleu indigo qui passe au jaune ; l’eau en excès donne une coloration rouge violet.

Pour caractériser la chrysotoluidine, il suffit de faire bouillir la solution ou le tissu teint avec de la poudre de zinc; le dérivé produit par la chrysotoluidine se recolore au contact de l’air, les autres dérivés restent incolores.

L’amidoazobenzol est caractérisé par une couleur jaune qui vire au rouge par l’acide sulfurique ; il colore l’alcool amylique en vert. Une teinte jaune orangé correspond à la chrysoïdine, l’acide sulfurique la fait virer au cramoisi. Pour distinguer 1 1 cochenille et la rosaniline, on versera quelques gouttes d’hydrosulfite de sodium, les sels de rosaniline se décolorent, la teinte de la cochenille ne disparaît qu’au bout d’un certain temps.

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