‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 233 sur 285 · DÉTEIIMIHATIOS DE LA SATURE DU SUCRE DASS LES TIGES DE MAÏS · texte numérisé non relu

DÉTEIIMIHATIOS DE LA SATURE DU SUCRE DASS LES TIGES DE MAÏS

300 grammes de tiges de maïs ont été coupés en rondelles de 1 centimètre d’épaisseur environ et écrasés dans un mortier; on y a ajouté pendant le broyage, et peu à peu, 15 centimètres cubes de solution concentrée de sous-acétate de plomb. On a exprimé dans un nouet de linge, à la main d’abord, puis à la presse. Le liquide recueilli a été additionné par petites portions, jusqu’au moment où il n’y avait plus apparition de précipité, de solution concentrée de sous-acétate de plomb. On a filtré et on a examiné le liquide clair au polarimètre, la température étant de 17°.

La déviation observée a été de-f- 9°,35.

50 centimètres cubes de cette liqueur ont été additionnés de 1 centimètre cube d’acide sulfurique et chauffés au bain-marie, à 100°, pendant 5 minutes. On a laissé refroidir et on a ramené à 50 centimètres cubes le volume, qui s’était légèrement réduit par l’évaporation. Pour obtenir une liqueur plus limpide on y a ajouté 2 ou 3 décigrammes de noir animal, lavé à l’acide, et on l’a filtrée.

La déviation de la liqueur intervertie a été de — 4°, 63 à la température de 17°.

Dosage des sucres par la liqueur de Fehling, par décoloration (10 centimètres cubes de liqueur de Fehling = 0=r,049 de glucose).

La liqueur primitive a été étendue de son volume d’eau ; il en a fallu 7 centi-

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mètres cubes pour réduire 10 centimètres cubes de liqueur de Fehling ; il y avait donc, pour 100, 0,7 de glucose, soit pour la liqueur non étendue 1,4.

La liqueur intervertie par l’acide a été étendue de neuf fois son volume d’eau; il a fallu, de cette liqueur au */io> 5cc,3pour réduire 10 centimètres cubes de liqueur de Fehling ; il y avait donc, pour 100, 0,924 de glucose, soit, pour la liqueur non étendue, 9,24.

La proportion de sucre réducteur préexistant étant de 1,4 pour 100 de jus, il s’était développé 9,24 — 1,4, soit 7,84 de sucre réducteur, correspondant à

Saccharose 7,84 X 0,95 = 7,45.

Si ce sucre est du sucre de canne, il doit donner au jus une déviation (calculée

avec le pouvoir rotatoire de 4- 66°, 8) de . . 4- 9,95

Si le sucre réducteur (1,4 pour 100) est du sucre interverti, il doit donner une déviation (calculée avec le pouvoir rotatoire

de — 24°, 0 à la température de 17°) de . — 0,70

Déviation théorique en admettant qne le mélange est formé

de sucre de canne et de sucre interverti . 4- 9,25

Déviation observée . . 4-9,35

Ces chiffres sont assez concordants pour ne pas laisser de doute sur la nature des sucres en présence. Mais il y a une vérification qu’il est toujours important de faire; c'est celle qui résulte du pouvoir rotatoire observé après l’interversion.

Nous avons, après l’interversion, une quantité totale de sucre réducteur de 9,24 pour 100 et la déviation a été de — 4°, 63 à la température de 17°, ce qui conduit à un pouvoir rotatoire de — 25,05, presque identique avec le pouvoir rotatoire du sucre interverti, qui est de — 24°, 0.

Ces résultats montrent que les sucres qui se trouvaient dans le jus de la tige du maïs étaient du sucre de canne et du sucre interverti, dit sucre de fruits.

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