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DOSAGE DU BEURRE

La matière desséchée est détachée de la capsule dans laquelle on a pesé l’extrait sec, on divise la masse et on l’introduit dans un tube à déplacement ; on lave la

Fig. 82.

capsule avec de l’éther qu'on ajoute dans le tube, en bouchant celui-ci de manière à retarder l’écoulement. Lorsque la matière a été traitée deux fois par l’éther, on la broie dans le tube même avec une baguette et on l’épuise encore une fois. La cap-

suie contenant la solation éthérée est placée sur un bain de sable chaud, mais non allumé; on termine la dessiccation à l’étuve.

On peut aussi se servir du laclobutyromètre de Marchand (fig. 82) pour déterminer la proportion de beurre dans le lait. Cet instrument est basé sur la propriété que possède le lait alcalinisé d’abandonner toute sa matière grasse à l’éther; l’addition d’alcool facilite la séparation de la matière grasse, que l’on mesure à la partie supérieure du tube.

Le laetobutyromètre est un tube en verre de 1 1 millimètres de diamètre, qui est fermé à sa partie inférieure. Il possède une capacité totale de 40 centimètres cubes et est divisé, à partir de sa base, en trois parties de 10 centimètres cubes chacune. Le dernier espace de 10 centimètres cubes est divisé en centimètres cubes et la portion supérieure porte en outre une graduation en dixièmes de centimètre cube.

On fait un dosage de beurre de la manière suivante : On mesure 10 centimètrescubes de lait en remplissant le tube jusqu’au premier trait et on ajoute une goutte de soude caustique à 56°. On agite et on verse dans la seconde partie du tube un volume semblable d’éther ; on agite une seconde fois, puis on achève de remplir le tube en ajoutant 10 centimètres cubes d’alcool à 90°. On mélange de nouveau le contenu du tube, que l’on bouche bien et que l’on plaee avec un thermomètre dans un bain-mai’ie haut, qui accompagne l’appareil et que l’on maintient au voisinage de 43°. La coueh.e butyreuse se sépare à la surface; au bout de 20 minutes on peut faire la lecture. M. Marchand a observé que le .liquide relient, pour 1 0 centimètres cubes de lait, une proportion constante de beurre qui est de 0sr,126; on devra l'ajouter au volume que l’on aura lu sur le tube.

L’auteur de ce procédé a dressé une table qui évite les calculs et donne, par une simple lecture, la proportion du beurre pour 100. On peut aisément se passer de cette table et calculer la richesse du lait en matière grasse en se servant de la formule de M. Marchand :

x donne la quantité de beurre dans un litre de lait; 12,6 représente la quantité de beurre restant dans le liquide aqueux, et 2®‘',33 le poids de beurre correspondant à une division de l’instrument ; n exprime le nombre de divisions lues sur l'instrument.

Cet essai est rapide et donne des résultats approchés. En lisant zéro après un dosage avec cet instrument, on trouverait, par le calcul, encore 12,6 de beurre par litre ; cette quantité est beaucoup trop faible pour correspondre à un lait de bonne qualité, il sera inutile d’en tenir compte.

Citons aussi le lactoscope de Donné (fig. 83), qui permet d’obtenir dans la pratique des indications approximatives. Sa construction repose sur l’opacité du lait, qui est d’autant plus grande que le lait est plus riche. L’instrument se compose d’une lunette qui porte deux glaces parallèles. On peut remplir de lait l’espace compris entre ces glaces ; l’une des glaces est fixe, l’autre mobile, montée sur un pas de vis fin. Un tour entier correspond à une épaisseur de 1 millimètre. L’oculaire porte 50 divisions représentant les degrés. Chaque division correspond, comme on voit, à de millimètre.

On verse du lait dans l’appareil, qu'on prend à la main et qu’on tient entre l’œil et une bougie allumée placée à un mètre. L’observation se fait dans l’obscurité. Ou éloignera ou rapprochera les glaces jusqu’à ce que l’on n’aperçoive plus nettement

Fig. 85.

la bougie. Il faudra rapprocher les glaces d’autant plus que le lait sera plus riche. Un lait de bonne qualité marque en général 30° au laetoscope.

L’appareil de M. Soxhlet(fig. 84), basé sur les densités différentes que possèdent les solutions de matières grasses dans l’éther, suivant la richesse de la solution éthérée en matière grasse, peut donner rapidement des résultats exacts.

Le lait qui servira à l’analyse sera agité et aniené par immersion dans l’eau à la température de 4 7°, 5.

On mesurera 200 centimètres cubes de ce lait, que l’on versera dans une bouteille de 500 centimètres cubes. On prendra de même 10 centimètres cubes de solution de potasse, on agitera fortement et on versera dans le même flacon 60 centimètres cubes d’éther aqueux.

La bouteille est bouchée avec un bouchon de caoutchouc ; on l’agite vivement pendant une demi-minute et on la place dans un vase de 4 litres rempli d’eau à 17°, 5; on continue, dans l’espace d’un quart d’heure, à donner deux ou trois secousses verticales, puis ou laisse reposer un quart d’heure. On observe si la solution, qui s’est rassemblée à la partie supérieure, est parfaitement limpide ; il est inutile que la totalité de l’éther soit réunie, il suffit d’en avoir un volume suffisant

pour remplir le tube aréomé trique B. Si le lait est très riche en beurre, la solution étbérée ne se réunira pas au bout d’un quart d’heure ; il faudra alors incliner la bouteille afin de diminuer le chemin que les gouttelettes auront à parcourir pour se rendre à la surface.

: lequel on prendra la densité de la solution éthérée comprend ui î sur un support; la pince qui retient le réfrigérant est mobih horizontal et peut aussi s’élever et s’abaisser sur le support. L< au centre un tube qui est de 2 millimètres plus large que le flot-

L’appareil avec i réfrigérant monté autour d’un axe 1 réfrigérant porte ai

teur de l’aréomètre qu’il recevra ; la partie inférieure du tube est étirée et porte trois petites pointes en verre qui empêchent l’aréomètre d’obstruer cet orifice ; la partie supérieure de ce tube est bouchée au liège. L’aréomètre est divisé de 43 à 66, ces degrés correspondent aux densités de 0,743 à 0,766 prises à 17°, 5; on trouve à l’intérieur de cet instrument un thermomètre gradué en 4 de degré et sur lequel on peut apprécier le ™ de degré.

L’extrémité du tube du réfrigérant est munie d’un tube de caoutchouc avec une pince ; ce tube porte deux tubes en verre coudés à angle droit, reliés par un bouchon E qui s’adapte bien sur le col de la bouteille.

Avant de prendre la densité de la solution éthérée on remplit le réfrigérant, par aspiration, avec de l’eau à 17°, 5, puis on réunit les deux orifices de ce réfrigérant au moyen du caoutchouc et d’un tube de verre. On débouche la bouteille et on place le bouchon E avec ces deux tubes, le tube le plus long d plonge dans la couche d’éther presque jusqu’au niveau du liquide inférieur. Après avoir mis la poire de caoutchouc en place et soulevé légèrement le bouchon du tube B, on desserre la pince et, au moyen de la poire, on chasse l’éther dans le tube B, puis on resserre la pince et on rebouche le tube B. Au bout de deux minutes l’équilibre de température est établi ; on peut faire la lecture à l’aréomètre en inclinant l’appareil de manière à ce qu’il occupe bien le centre du tube et en observant la ligne médiane du ménisque.

Il sera nécessaire de faire une correction de température en ajoutant 1 degré pour chaque degré de température au-dessus de 1 7°, 5 et en retranchant 1 degré pour chaque degré de température au-dessous de 17°, 5. On tiendra compte des fractions de degré; si on lit, par exemple, 59°, 6 à 16°, 9, le degré vrai sera 59°. On pourra se reporter à la table que nous transcrivons ; on trouvera dans la colonne des densités les derniers chiffres de cette densité, le premier étant supprimé ; ainsi 44,5 représentera une densité de 0,7443.

L’appareil sera lavé, après l’usage, avec de l’éther ordinaire; on le dessèche en bouchant la bouteille et faisant passer un courant d’air dans le tube B.

Préparation delà solution de potasse. — On fait usage dune solution de po-

tasse d’une densité de 1,26. On l’obtient en dissolvant 400 grammes de potasse caustique dans 500 centimètres cubes d’eau et en complétai! ta un litre après refroidissement.

Préparation de l'éther aqueux. — On agite de l’éther avec deux dixièmes de son volume d’eau et on sépare ensuite l’éther.

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