‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 26 sur 285 · II. — ENGRAIS VERTS · texte numérisé non relu

II. — ENGRAIS VERTS

Les plantes que l’on cultive pour les enfouir en vert constituent un engrais assez fréquemment employé dans certains pays , quoique cette pratique soit peu rationnelle. On peut se demander quelle est la quantité de principes fertilisants qui, pris au sol lui sont restitués Sous la forme végétale. Pour cela on coupera en plusieurs points du champ sur une surface déterminée, soit un mètre carré, la plante destinée à être enfouie ; on pèse la récolte obtenue et par le caleul on peut se rendre compte de la quantité totale de l’engrais vert rapporté à 1 hectare. On passe au hache-paille, on mélange, et on dessèche un échantillon d’un kilogramme qu’on passe au moulin. Sur cette matière on dose l’azote, l’acide phosphorique, la potasse et, si l’on veut, la chaux, comme s’il s’agissait de paille ou de fanes.

§ 12. — LITIÈRES (PAILLES, FANES, TOURBE, DÉCHETS DE LAINE, FEUILLES MORTES, GENÊTS, ETC.).

Lorsque les litières ont séjourné sous les animaux, elles sont transformées en fumier et leur analyse s’effectue comme celle du fumier de ferme. Mais on peut se demander quel est l’apport de ces litières en principes fertilisants et dans ce but on les examine avant l’emploi.

Lorsqu’il s’agit de pailles, de bruyères, de fanes en général, on commence par passer au hache-paille, et, après avoir mélangé intimement le produit de cette opération, on en dessèche des quantités d’environ 500 grammes et on les passe au moulin.

Les feuilles mortes sont divisées à l’aide de ciseaux, mélangées, et l’échantillon prélevé, sur ce mélange desséché est passé au moulin.

La sciure est simplement mélangée à la main ;

Quant à la tourbe, il faut l’écraser au mortier quand elle est friable, la traiter comme les feuilles mortes lorsqu’elle est fibreuse.

Dans ces divers produits, on dose l’azote sur 1 gramme de matière sèche, au moyen de la chaux sodée en employant l’acide décime.

L’acide phosphorique est dosé sur le produit de l’incinération de 5 grammes de matière et précipité à l’état de phospho-molybdate d’ammoniaque, en suivant les indications déjà données.

Pour le dosage de la potasse, on incinère 20 grammes de matière, à une température ne dépassant pas le rouge sombre. On reprend les cendres par de l’eau et on dose la potasse au moyen de l’acide perchlorique avec les précautions d’usage.

On peut encore y déterminer la chaux et la magnésie, en opérant comme il est dit aux paragraphes 5 et' 5, chapitre I, sur le résidu de l’incinération de 10 grammes de matière.

Pouvoir d'imbibition des litières. — Ce n’est pas seulement par les principes fertilisants qu’elles apportent que les litières ont de la valeur, il faut encore et avant tout considérer leur faculté d'imbibition, c’est-à-dire voir combien de liquide elles peuvent absorber et retenir dans leur masse.

Les déjections liquides des animaux sont perdues dans une proportion beaucoup moindre lorsqu’elles sont fixées dans les matières absorbantes. Pour déterminer le pouvoir d'imbibition on place dans une terrine 5 kilogrammes de litière à examiner, on les couvre avec de l’eau en ayant soin que toutes les parties soient immergées.

Au bout de vingt-quatre heures, on laisse écouler l’eau et égoutter la matière sur uü tamis pendant une demi-heure et on en prend le poids. Cette augmentation de poids qui représente l’eau absorbée, constitue, étant rapportée à l’unité de matière, ce qu’on appelle le pouvoir d’imbibition.

Une litière est de qualité d’autant meilleure que le pouvoir d’imbibition est lui-

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