‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 28 sur 285 · ANALYSE DU FUMIER DE MOUTON · texte numérisé non relu

ANALYSE DU FUMIER DE MOUTON

La première opération et la plus importante consiste à bien prélever l’échantillon moyen destiné à l’analyse. On peut considérer, dans un tas de fumier recouvrant le sol d’une bergerie, deux parties bien distinctes : 1° la partie pailleuse ; 2° la partie fine, les balayures. Les deux lots sont pesés séparément.

Supposons, par exemple, que la quantité de fumier pailleux soit de 5000 kilogrammes; le tas est entamé à un bout par deux hommes, placés de chaque côté du tas, qui opèrent avec la fourche; ils déplacent le tas en entier et, toutes les vingt pelletées, en mettent une de côté, jusqu’à ce que tout le tas ait été déplacé. Le lot formé en réunissant une pelletée sur vingt, représentant un échantillon moyen d’environ 250 kilogrammes, est coupé à la bêche ou à la hache, suivant sa consistance, de manière à ce que la paille soit divisée en parties de peu de longueur. On peut alors, par un pelletage et un brassage prolongés, obtenir une matière sensiblement homogène, sur laquelle on prélève 5 kilogrammes, soit dans le cas actuel jôVô du poids total. On s’arrange d’ailleurs de manière à avoir toujours une fraction déterminée de la totalité, soit j-jVo dans le cas de fortes quantités, soit dans le cas de quantités moindres.

Quant à la partie fine, son état physique permet de l’échantillonner sans grandes difficultés; on en prélève une partie proportionnelle soit soit -j^-g du poids total; on la mélange à l’échantillon précédent, et on procède à la dessiccation.

Pendant la dessiccation, une partie de l’azote pourrait se dégager à l’état de carbonate d’ammoniaque; pour éviter cette déperdition, il convient d’arroser au préalable l’échantillon avec une solution saturée d’acide oxalique; la quantité d’acide à employer est très variable, on doit surveiller de près la dessiccation à l’étuve et ajouter l’acide oxalique en solution toutes les fois que l’odeur ammoniacale se fait sentir. On arrose d’une façon aussi uniforme que possible, mais en évitant d’im-

prégner trop fortement la matière. On tient compte dans les calcujs de l’augmentation du poids duc à l’acide oxalique ajouté.

Lorsque la dessiccation est suffisante, on passe le tout au moulin à noix, sans rien perdre ; on pèse dans cet état ket on détermine l’humidité restante sur 5 grammes; une partie de cet échantillon est finement moulue pour l’analyse.'

On opère les dosages d’azote par le procédé à la chaux sodée.

Dans les cendres on détermine la teneur en acide phosphorique, potasse, chaux et magnésie, comme il a été dit au paragraphe relatif à l’analyse du fumier de ferme.

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