‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 73 sur 285 · DENSITÉ RÉELLE ET DENSITÉ APPARENTE DE LA TERRE VÉGÉTALE · texte numérisé non relu

DENSITÉ RÉELLE ET DENSITÉ APPARENTE DE LA TERRE VÉGÉTALE

La densité réelle de la terre est une donnée qui n’est que d'un intérêt secondaire pour les agriculteurs ; cette densité se prend par les procédés en usage lorsqu’il s’agit de substances plus ou moins divisées. On emploie à cet effet la méthode du flacon :

Fig. 29.

10 grammes de terre parfaitement sèche sont placés dans le flacon à densité ; avant de mettre le bouchon, avant aussi de remplir complètement le flacon avec de l’eau, il faut avoir soin d’enlever tout l’air adhérent aux particules terreuses ; on peut y parvenir en plaçant le flacon pendant quelque temps dans le vide produit par une machine pneumatique, jusqu’au moment où on ne voit plus aucune bulle se déga-

ger, ou bien eneore en ehauffant le flacon au bain de sable, de manière à le maintenir à l’ébullition pendant quelques minutes. Cette opération étant terminée, on remplit avec de l’eau le flacon, on place le bouchon, on essuie parfaitement à l’extérieur au moyen de papier buvard, on enlève le liquide qui dépasse le trait de jauge dans le tube étiré du bouchon, et on pèse, soit P ce poids. On vide le flacon et l’on prend son poids, lorsqu’il est rempli d’eau pure, dans les mêmes conditions ; on obtient un poids P'.

La densité est représentée par p | ^ p,

Ce qui est bien plus important à connaître, c’est la densité apparente delà terre, c'est-à-dire son poids rapporté à l’unité de volume. Cette donnée n’a rien d’absolu, elle varie en effet suivant le degré de tassement de la terre, suivant son foisonnement, suivant la quantité d’humidité qui l’imprègne, suivant les particules organiques qui en augmentent le volume. Au point de vue des charrois, il est extrêmement important de connaître le poids du mètre eube de terre, et il conviendra, dans chaque cas particulier envisagé, de peser un volume déterminé, soit par exemple un double décalitre de terre, en introduisant cette terre dans le récipient, à la pelle et de la même manière qu’en l’introduisant dans le tombereau ; mais nous répétons ici que ces données ne s’appliquent qu'au cas particulier envisagé, puis que la proportion d’humidité fait varier le poids sans modifier sensiblement le volume.

Pour comparer les terres entre elles, au point de vue de leur poids apparent, il faut les amener à un degré de dessiccation qui rende cette opération comparable; dans ce but, on laisse sécher les terres à l’air libre jusqu’au moment où leur poids soit devenu à peu près constant ; on remplit de terre un vase cylindrique d’un litre, de 1 décimètre de hauteur et dont les dimensions sont toujours les mêmes. On verse la terre au moyen d’une main de cuivre, en appuyant la main, pendant qù’on verse, sur le bord du vase ; il est important de faire tomber la terre toujours de la même hauteur, pour éviter un tassement plus grand, qui se produirait si la terre arrivait avec une vitesse de chute plus grande. Lorsque le vase est plein et comble, au moyen d’un instrument parfaitement plan, à arêtes droites, comme une règle ou un couteau, on enlève tout ce qui dépasse les bords du vase et on pèse son contenu. Le poids obtenu donne directement le poids du litre de terre.

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