‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 80 sur 285 · DOSAGE DE LA CHAUX · texte numérisé non relu

DOSAGE DE LA CHAUX

Pour doser la chaux dans une roche on peut attaquer celle-ci, comme dans le cas précédent, par un mélange de carbonate de potasse et de soude dans la proportion dès équivalents, après avoir réduit la roche en poudre très fine. On traite également par l’acide nitrique en évaporant à sec pour éliminer la siliee. En reprenant ensuite par l’acide et l’eau, on dissout la chaux. On neutralise par l’ammoniaque en faisant bouillir pour précipiter le fer et l’alumine, et dans la liqueur filtrée on ajoute de l’oxalate d’ammoniaque. L’oxalate de chaux qui se forme est recueilli comme dans un dosage ordinaire.

Dans le cas où il y aurait des phosphates, il est préférable, une fois la neutralisation par l’ammoniaque obtenue, d’aciduler la liqueur par l’acide acétique avant d’ajouter l’oxalate. On a alors la certitude d’avoir toute la chaux.

Lorsque la roche est riche en chaux, on peut la doser dans le cours même de l’opération par la voie moyenne, en retranchant de la chaux totale trouvée eelle qu’on a ajoutée pour l’attaque à l’état de carbonate.

§ 3. — DOSAGE DE LA POTASSE

Lorsque la potasse est abondante , comme dans la plupart des roches feldspathiques , elle peut se déterminer dans le cours des opérations par la voie moyenne, ainsi que nous l’avons expliqué. Mais le plus souvent elle se trouve en minimes proportions, et il faut alors opérer sur de plus grandes quantités de matière ; on ne peut pas dans ee cas attaquer par le mélange de carbonate de soude et de carbonate de potasse. On ne peut pas non plus employer du carbonate de soude seul,

ROCHES

parce que le dosage de la potasse serait rendu très difficile à cause des grandes quantités de soude introduites. Dans ces conditions, le mieux est de faire un traitement au carbonate de chaux comme s’il s’agissait de l'attaque par la voie moyenne, mais en opérant sur des quantités de matières plus considérables. Le verre obtenu est broyé et traité par l’acide azotique, on évapore à sec et on chauffe jusqu’au voisinage du rouge, aussi longtemps qu’on voit se dégager des vapeurs nitreuses, puis on reprend par l’eau, qui dissout la potasse en laissant à l’état insoluble le fer, l’alumine et la plus grande partie de la chaux. La solution est additionnée d’un excès d’eau de baryte, puis de carbonate d’ammoniaque. On continue le dosage comme dans le cas d’une terre.

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