RECHERCHE DES NITRATES ET DES NITRITES
Recherche qualitative des nitrites. — On trouve souvent des nitrites dans les eaux potables. Leur présence indique que l’eau n’est pas suffisamment aérée.
De très faibles quantités de nitrites existant dans les eaux peuvent être décelées à l’aide d’une réaction colorée. Dans 10 centimètres cubes d’eau on met une goutte d'acide sulfurique bien pur, étendu à -T, puis on ajoute une autre goutte de solution saturée d’acide sulfanilique et, au bout de quelques instants, une autre solution saturée de sulfate de naphtylamine. On voit se produire une teinte rose dont l'intensité augmente rapidement et donne une coloration d’un rouge rubis.
Lorsque les quantités de nitrites ne sont pas très minimes, c’est-à-dire lorsqu’ils existent à raison de 1 milligramme par litre, par exemple, la réaction est instantanée et la coloration très intense dès l’origine. Quand, au contraire, on a affaire à des traces infinitésimales, la coloration est faible au début, mais s’accentue ou se produit au bout d’un certain temps
Dosage approximatif des nitrites. — On peut évaluer approximativement lesproportions de nitrites qui existent souvent dans les eaux en employant une méthode colorimétrique basée sur la formation de l’iodure d’amidon sous l’influence des nitrites ; on verse dans un tube à essai 30 centimètres cubes d’eau à essaver, et on additionne de 5 centimètres cubes de réactif de Tromstorff et de o centimètres cubes d’une solution d’acide sulfurique au cinquième. Au bout de deux minutes la réaction est complète, on compare entre elles les intensités des eaux essayées comparativement; ces intensités sont sensiblement proportionnelles aux quantités de nitrites contenues dans les eaux.
Préparation du réactif de Tromsdorff. — On fait bouillir pendant six heures- 5 grammes d’amidon avec 20 grammes de chlorure de zinc et 100 centimètres cubes d’eau ; en rajoutant de l’eau de temps en temps pour maintenir le volume constant, au bout de ce temps on laisse refroidir et on ajoute 2 grammes d’iodure de zinc; on étend le volume total à 1 litre, on laisse déposer pendant 24 heures, et on décante dans un flacon bien bouché qu’on conserve dans un endroit obscur.
Recherche qualitative des nitrates dans les eaux. — On dissout environ 0*r,5 de diphénylamine dans 100 centimètres cubes d’acide sulfurique concentré et bien exempt de vapeurs nitreuses; la solution doit être incolore ou faiblement colorée en jaune.
Pour se servir du réactif, on en dépose 1 ou 2 centimètres cubes dans le fond d’un verre conique bien sec, et on y laisse tomber une ou plusieurs gouttes de la solution dans laquelle on recherche l’acide nitrique, mais en ayant soin que le volume de liquide ajouté ne dépasse pas la moitié du réactif. Une trace très faible donne une coloration bleue très nette. On ne doit pas introduire une quantité notable d’eau dans la réaction, car le composé nitré se décompose et la coloration disparaît.
Cette réaction est tellement sensible que, lorsque les nitrates existent en quantité extrêmement faible, à la dose de 1 milligramme par litre, par exemple, la réaction est encore très belle, même si l’on n’a pas eu soin de concentrer l’eau. — Pour les eaux extrêmement pauvres en nitrates, il faudrait évaporer 10 centimètres cubes, de manière à les réduire à quelques gouttes, et sur une de ces gouttes essayer la réaction.
Quant au dosage des nitrates, il s’opère comme s’il s’agissait d’une eau de pluie ; nous donnons plus loin en détail la marche à suivre pour effectuer cette détermination.