‹ Encyclopédie chimique. Tome IV.- Analyse chimique. Méthodes analytiques appliquées aux substances agricolesChapitre 95 sur 285 · RECHERCHE DES ORGANISMES MICROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

RECHERCHE DES ORGANISMES MICROSCOPIQUES

§ I. — DETERMINATION QUANTITATIVE DES ORGANISMES INFÉRIEURS DANS LES EAUX.

Les eaux renferment toujours des êtres vivants infiniment petits, dont les uns peuvent être considérés comme absolument inoffensifs; dont les autres, au contraire, sont une cause de corruption des eaux et peuvent même transmettre les maladies contagieuses qui sont corrélatives de leur introduction dans l’organisme vivant.

La détermination de la nature de ces êtres présente souvent un grand intérêt ; leur nombre également doit être pris en considération.

Plusieurs procédés peuvent servir à les isoler de la masse liquide dans laquelle ils sont disséminés ; il en existe également qui permettent d’en apprécier la quantité dans une certaine mesure.

Dosage des germes dans Veau. — Pour estimer le nombre d’organismes que renferme un volume d’eau déterminé, il faut opérer le prélèvement dans des conditions tout à fait irréprochables, de manière à éviter l’introduction de germes étrangers; voici comment on peut y arriver. Dans un tube en verre d’environ 30 centimètres cubes de longueur et d’un diamètre intérieur de 5 à 6 millimètres, on place à l’un des bouts , eomme le représente la figure 39 , deux tampons d’amiante séparés de 2 ou 3 centimètres, puis on effile le tube à ses deux extrémités en pointe fine, comme on ferait un tube de Régnault de petite dimension. Les tubes ainsi préparés sont placés dans une étuve et chauffés à une température élevée, soit entre 200 et 300“.

Ils sont ainsi stérilisés et on peut les conserver pendant un temps indéfini. Qu’il s’agisse maintenant de prélever un échantillon d’eau, on se rendra sur les lieux avec les tubes fermés, en ayant soin d’emporter une pince en fer, une lampe à alcool et un petit tube de eaontehoue muni d’une pince. On commence par adapter le caoutchouc à la partie supérieure du tube e; on casse la pointe de cette extrémité sous le caoutchouc, après avoir placé la pince ; puis à l’aide de la flamme de la lampe, on flambe la

surface extérieure du tube, et spécialement l’extrémité étirée e', on introduit dans l’eau h prélever, mais en ayant soin que les deux tampons d’amiante se trouvent au-dessus du niveau de l’eau extérieure. Alors avec la pince en fer préalablement flambée, on casse sous l’eau la pointe fine e’ et on desserre la pince placée sur le caoutchouc. L’eau rentre dans le tube; mais sans atteindre le niveau des tampons d’amiante ; on replace alors la pince sur le caoutchouc.

On retire le tuDe de l’eau et on en fait couler le contenu dans un flacon Pasteur stérilisé dont on soulève légèrement le bouchon et qu’on referme aussitôt après. Ce ballon Pasteur porte à son bouchon ouvert un tampon de coton destiné à empêcher l’accès de germes atmosphériques (fig. 40).

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