‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 102 sur 206 · DOSAGE DE L’EAU ET DES M.ATIÈRES FIXES · texte numérisé non relu

DOSAGE DE L’EAU ET DES M.ATIÈRES FIXES

Dans une petite capsule de platine, à fond plat, on introduit de 10 à 30 centimètres cubes de sérum, on recouvre d’une lame de verre et l’on pèse; on évapore pendant six heures au bain-marie, puis pendant quelques jours à l’étuve à 100”, ou mieux dans le vide, en présence d’acide sulfurique ou d’anhydride phosphorique. On chauffe ensuite à l’étuve à 110-120”, et l’on pèse après refroidissement, en recommençant la chauffe et la pesée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de différence entre deux pesées successives. On obtient ainsi la quantité de matières fixes contenues dans le volume de liquide évaporé et l’on rapporte les résultats à 100.

On dosera les sels fixes en suivant la méthode décrite dans l’étude des sérosités.

2. DOSAGE DE LA LÉCITHINE, DE LA CHOLESTÉRINE ET DES CORPS GRAS DU SÉRUM ET DES GLOBULES (Hoppe-Seyler) (1).

Ces composés se trouvent dans l’extrait éthéré (d) obtenu en épuisant par l’éther le résidu de l’extrait alcoolique de sérum), des globules sanguins ou du

(1) Hoppe-Seyler, loc. cit., p. 421, ,

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sang tout entier. Nous avons vu, dans les généralités, que les globules sanguins

ne renfermaient pas de corps gras.

L’extrait obtenu par l’évaporation de la solution éthérée, est desséché complètement, puis pesé. On le reprend par l’alcool, on y ajoute de la potasse en solution alcoolique et l’on chauffe le mélange au bain-marie jusqu’à évaporation complète de l’alcool. Le résidu, constitué par un mélange de cholestérine avec les produits de la saponification des corps gras et de la lécithine tels que savons, glycérine, neurine, phosphoglycérate et excès de potasse, est repris par de l’eau mélangée à son volume d’éther. On décante l’éther que l’on remplace par de l’éther nouveau et l’on continue l’épuisement à plusieurs reprises. La solution éthérée laisse par évaporation la cholestérine mélangée à un peu de savons qui restent insolubles, après un nouveau traitement à l’éther exempt d'eau et d’alcool. Cette dernière solution laisse, après distillation, la cholestérine pure que l’on pèse.

La solution aqueuse alcaline, additionnée d’un excès de nitre pur, est évaporée à sec, puis calcinée dans un creuset d’argent. Le résidu, repris par l’eau, lui cède le phosphate de potassium, formé aux dépens de l’acide phosphoglycérique. On dose l’acide phosphorique dans cette solution, en la traitant par un excès d'acide azotique, évaporant au bain-marie, puis additionnant de molybdate ammonique et abandonnant au repos pendant 12 heures. Le précipité de phosphomolybdate ammonique, redissout dans l’ammoniaque étendue, fournit un liquide que l’on traite par la mixture magnésienne. Au bout de 12 heures, on recueille le précipité de phosphate ammoniaco-magnésien et on le pèse à l’état de pyrophosphate de magnésie.

Calcul des résultats. — L’analyse de l’extrait éthéré nous donne : 1" le poids des corps solides, 2° celui de la cholestérine et 3° le poids du pyrophosphate de magnésie. Ce dernier, multiplié par le coefficient 7,2748, fournit le poids correspondant de la lécithine dont il provient. Il suffît donc de retrancher du poids de l’extrait éthéré la somme des poids de la cholestérine et de la lécithine pour obtenir celui des corps gras, en supposant qu’il n’existe dans la liqueur primitive ni acides gras libres, ni pigments, solubles dans l’éther en quantité appréciable.

On rapporte ensuite tous les nombres obtenus à tOO de matière, première mise en œuvre.

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