ANALYSE QUANTITATIYE
A. 8iil>^taitoes înorganicfucsi
Nous n’avons rien do particulier à mentionner relativement au dosage des chlorures, sulfates et phosphates alcalins ou alcaliuo-terreux. La détermination de ces sels s’effectue comme d’habitude.
Les nitrites peuvent se doser au moyen du réactif de ïromsdorff, par la méthode colorimélriquede comparaison, basée sur l’emploi de solulions types contenant un poids déterminé de sel.
Enfin les sulfocyanates seuls méritent de fixer iin instant notre attention. Pour apprécier la quantité de sulfocyanate alcalin on peut indistinctement suivre l’un ou l’antre des procédés décrits ci-dessous :
Procédé Munk (4). — On évapore à siccité une certaine quantité de salive, on reprend le résidu par l’alcool, on filtre en vue d’éliminer la mucine et les principes albumino’ides, on évapore la liqueur filtrée et l’on y ajoute de l’azotate
(1) Jahresb. f. Thier Chemie, 1878, p. 236.
(2) Zeitschr. f. Anal. Chem., t. XI, p. 350.
(3) Joum. f. Prakt. Chernie, t. LXXXVI, p. 1,51.
(4) Arch. f. Pathol, Anal., t. LXIX, p. 350.
ANALYSE DES l'P.ODÜlTS DE SÉCRÉTION. — SALIVE ET PRODUITS BUCCAUX. 2K;
d'argent additionné d'nn pou d'acidc azotique. On obtient de la sorte un précipité qu'on lave, filtre, dessèche à l'étuve à lOO” et que l’on mélange ensuite avec de la soude caustique et du nitre. On fait fondre, on reprend la masse par de l’eau aiguisée d’acide chlorhydrique, on ajoute du chlorure de baryum et l’on obtient du sulfate de baryte dont le poids sert à calculer celui du soufre contenu dans la salive sous forme de sulfocyanate d’après l’équation :
ÜNSH ~x .x = 0,2o3-2p
puisque 1 p. de sulfate de baryum équivaut à 0,2332 d’acide sulfocyanhydrique.
Procédé Hammerbacher (1). — Après évaporation de la salive à siccité, on ajoute de l’acide acétique pour ju-écipiter la mucine et les éléments organisés (épithélium). On filtre, on réduit le liquide qui passe à un petit volume et on le traite par de l’alcool à 93'’. La solution alcoolique est évaporée à son tour puis soumise à l’action oxydante d’un mélange de chlorate de potasse et d’acide chlorydrique. En ajoutant à la solution ainsi préparée du chlorure de baryum, on obtient du sulfate avec lequel on procède comme ci-dessus.
Procédé Solera (2). — On ajoute à de la salive fraîche ou ancienne, filtrée ou non filtrée, une solution d’acide iodique et un peu d’empois d’amidon étendu. On obtient ainsi une coloration bleue plus ou moins intense qui donne par comparaison la quantité d’acide mise en liberté.
Procédé Hoppe-Seyler. — On dissout O'^Oo de sulfocyanate de pota.ssium pur et sec dans une certaine quantité d’eau, on y ajoute du chlorure ferrique de manière à obtenir le maximum de la coloration rouge et l’on mesure le volume du liquide. On ajoute d’auti-e part le même sel de fer, en môme temps qu’un peu d’acide chlorhydrique, à un volume déterminé de salive jusqu’à production de la teinte rouge plus ou moins intense et l’on agite ce mélange. En versant quelques gouttes de la solution type dans une aiigette à faces parallèles, placée à côté d’une autre de même grandeur, contenant la salive colorée et en ajoutant un volume déterminé d’eau distillée dans la première de façon à obtenir une égalité de teinte pour les deux liquides, on parvient, sans difficulté, à évaluer par comparaison la proportion de sulfocyanate contenu dans la salive.
Forwick (3) (de Londres) a employé récemment cette méthode colorimétriquc pour l’examen clinique de la salive dans une foule d’affections diverses. Quoique approximative seulement, cette méthode donne néanmoins des résultats satisfaisants.
B. Substances orgauiciucs.
a. Ferment diastasique.
Pour rechercher si une .salive jouit de la propriété saccharifiantc, on commence par préparer un empois d’amidon que l’on mélange avec le i/lO de son poids de salive. Au bout de quelques minutes ou d'un quart d’heure, on prélève une
(1) Zeitschr. f. Physiol. Chemie, t. V, p. 302-308.
(2) Jahresb. f. Thier Chemie, t. VU, p. 236.
(3) Jahresb. f. Thier Chemie, 1884, p. 273.
certaine quantité de matière, on l’examine à l’aide du réactif cupro-potassiqiie et l’on continue ces opérations pondant un certain temps. Dès que l’une des prises d’essai indique la production d’un précipité jaune ou rougeâtre, on peut affirmer qu’il y a eu transformation.
Pour doser la quantité de sucre, on précipite le mélange d’amidon et de salive par de l’alcool, on évapore la solution filtrée et l’on reprend le résidu par de l’eau. Soit v le volume de la solution aqueuse. On en prélève une quantité déterminée et on l’ajoute à un volume connu de liqueur titrée de Barreswil, b ou tO centimètres cubes. Après cette opération préliminaire, on fait bouillir une nouvelle quantité de la solution aqueuse avec quelques gouttes d’acide sulfurique dilué; on neutralise avec du carbonate de soude, on ajoute la solution à 5 ou 10 autres centimètres cubes de liqueur cuivrique et l’on mesure le volume du liquide employé qui, dans la seconde expérience est moindre que dans la première. En retranchant le plus petit nombre du plus grand, on peut calculer la proportion de maltose et de glucose contenus dans la solution. Ces nombres permettent donc d’apprécier la valeur saccbarifiante de la salive.
En reprenant tout récemment ce sujet qui avait maintes fois déjà fixé l’attention des chimistes et en variant les conditions expérimentales, Chittenden et Herbert Smith ont trouvé ;
1° Que le pouvoir diastasique de la salive était proportionnel à la quantité do ferment emplo 5 'é, à la condition que la dilution du liquide ne dépassât pas la limite 1/bO à 1/200 ;
2° La salive neutre agit mieux que la salive normalement alcaline ;
3° La présence du carbonate de soude diminue le pouvoir diastasique de la salive ;
4° La présence des poptones l’augmente au contraire;
5° Une trace d’acide chlorhydrique, 0,0005 à 0,0006 p. 100, l’augmente aussi; mais avec une dose beaucoup plus élevée, 0,003 p. 100, elle s’arrête à peu près complètement.
/5. Mucine et éléments épithéliaux.
On évapore au bain-marie une quantité déterminée de salive presque à siccité, on ajoute un peu d’acide acétique afin de précipiter la mucine et les éléments épithéliaux. On jette le résidu sur un filtre taré, on lave à l’eau, on dessèche à 110“ et l’on pèse.