‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 138 sur 206 · ANALYSE DE LA SALIVE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANALYSE DE LA SALIVE PATHOLOGIQUE

La composition de la salive varie avec la nature des affections.

Dans les cas d’inflammation des gencives ou d’autres parties de la bouche, ou même des muqueuses nasales, on y trouve des globules rouges dont la présence SC révèle soit au microscope, soit au spectroscope.

Chez les ictériques, on ne rencontre pas toujours les matières colorantes biliaires, malgré les assertions contraires de Wright.

(1) Ja/iresb. f. Thier Cliemie, 188,Y, p. 259.

Dans un cas de néphrite parenchymateuse, Pouchet (1) a trouvé 2 à 5 p. tOO d'albumine.

La salive des diabétiques ne contient pas nécessairement du sucre. Elle est légèrement acide et doit cette réaction à la présence d’une petite quantité d’aeide lactique.

Chez les dispepsiques et les fébricitants, elle a également une réaction acide. L’acidité peut être constatée en outre chez les phtisiques, les scrofuleux, les rachitiques, ainsi que chez les malades affectés d’ulcère rond de l’estomac.

Tout récemment M. Boucheron (2) y a reconnu la présence de l’acide urique dans des cas d’urémie. Le produit d’évaporation de la salive additionné d’acide azotique, puis traité dans les conditions convenables par l’ammoniaque, fournit la coloration violette caractéristique de la murexide.

On a signalé la présence de la leucine dans la salive des hystériques et celle de l’urée dans des cas de maladie de Bright. La salive des malades soumis à des traitements iodés et mercuriels renferme en grande quantité les éléments qui proviennent de l’inflammation des muqueuses buccale et pharyngienne.

Lors donc qu’il s’agit d’examiner la salive pathologique, il importe do fixer l’attention sur les divers composés que nous venons de signaler et d’en faire l'analyse qualitative et quantitative d’après les méthodes générales. Quant à la détermination de la nature des microbes ou bacilles (bacille courbe ou commabacille de Lerois (3), bacille de la scarlatine, bacille de la diphthérie, microbe de la salive normale (Pasteur), elle s’effectue d’après les détails techniques que nous indiquerons plus loin à l’article crachats.

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