ANALYSE QUANTITATIVE
A. Dosage «le la diastase pancréatique.
Procédé W. Roberts (6). — L’auteur évalue l’activité du ferment en saccharifiant une certaine quantité d’empois d’un titre connu dans un temps donné et à une température déterminée.
Le titre do l’empois est do 1 p. 100. Pour préparer le réactif dans de bonnes conditions, on fait une bouillie do 5 grammes d’amidon avee 30" d’eau que l’on verse dans 470" d’eau à la température du bain-marie à l’ébullition. On chauffe encore pendant quelques instants et on laisse refroidir.
l.e réactif indicateur est de l’eau iodée faible.
Mode opératoire. — On prend 10" de l’empois à 1 p. 100 auxquels on ajoute un volume déterminé du liquide diastasique, on complète par de l’eau pour
(1) Jahresb. f. Thier Chemie, 1876, p. 46.
(2) Jahresb. f. Thier Chemie, 1878, p. 363.
(3) Comptes rendus, t. XCIV, p. 883.
(4) Comptes rendus, t. XCIX, p. 142.
(5) Comptes rendus, t. XCIV, p. 676.
(6) Jahresb. f. Thier Chemie, 1881, p. 290.
obtenir 100" et l'on maintient à 40". On prélève de temps en temps une goutte du mélange dans l’intervalle de quatre à six minutes, et lorsque la solution iodée n'indique plus de coloration bleue, l’opération est terminée. Ces essais préliminaires permettent d’arriver à la saccharification complète an bout d’un certain temps.
Si P" d’une solution diastasique transforment en glucose 10" de l’empois à 1 p. 100 au bout de m minutes, on obtient pour l’activité du ferment, exprimée par la quantité d’empois transformée en glucose par 1" de la solution diastasique au bout de cinq minutes, le nombre
L’application de cette formule repose sur la vérification expérimentale des deux relations suivantes :
1" Proportionnalité directe entre des quantités variables d'empois transformées et les solutions diastasiques employées à opérer ces dédoublements dans un temps déterminé;
2" Proportionnalité inverse entre les solutions diastasiques nécessaires à la transformation d’une même quantité d’empois et la durée pendant laquelle s’effectuent CCS transformations.
Dans les conditions expérimentales indiquées par l'auteur, c’est-à-dire on faisant usage d’empois d’amidon suffisamment étendu, la première relation subsiste toujours. .Mais elle n’existerait plus pour un empois trop concentré, parce que les produits de dédoublement ne se formeraient plus aussi facilement.
Procédé Grützner (1). — 11 repose, comme le précédent, sur la ti-ansforniation d’une quantité déterminée d’empois par la solution diastasique et n’en diffère que par le mode opératoire. On dépose sur une série de filtres une quantité déterminée d’empois et l’on verse sur chacun d’eux le liquide destiné à saccharifier l’amidon. Il est évident que la solution la plus active est celle qui aura opéré le plus rapidement la transformation.
Le dosage s'effectue donc par la détermination de la quantité de sucre contenue dans les différents liquides de filtration.
D. Dosage de la pepsiue paiiei'éatitfue (trypsiue).
Procédé W. Roberts (2). — La valeur du ferment peptonique peut s’évaluer, d’après les indications de l’auteur, par la mesure du temps nécessaire à la formation de rnétacaséine dans une quantité déterminée de lait.
Si P représente un volume connu de la solution pepsique, si l’on représente par m le temps exprimé en minutes pendant lequel s’effectue la transformation de SO" de lait frais, on a la formule
(1) Archio de Pflüger, t. XII, p. 290.
(2) Jahresb. f. Thier Chemie, 1881, p. 294.
EXOYCLOP. CHIM. 16
2i2 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE, - GARNIER ET SCHLAGDENHAUFFEN.
dans laquelle T exprime l'activité pepsique de la solution pancréatique à examiner pendant cinq minutes.
L’auteur désigne, sous le nom de métacaséine, le premier produit insoluble, coagulable à la chaleur, qui se forme par la réaction de la trypsine sur le lait Frais. Ce coagulum disparaît de nouveau quand le lait est entièrement peptonisé ■sous l’influence d’une quantité de pepsine dix fois plus considérable que celle (jui a occasionné le premier précipité. Ce fait étant, rigoureusement établi, on peut se baser sur la coagulation obtenue au début de la réaction pour mesurer la valeur trypsique du ferment.
Bien qu’il semble résulter des recherches de Landwehr sur la gomme animale que l’action du suc pancréatique sur les corps gras se réduise à une simple émulsion, nous croyons devoir mentionner, à cause de l’intérêt historique qu’elle présente, la méthode imaginée par Griitzner pour apprécier l’action saponifiante (?) du suc pancréatique.