AN.ALYSE QU.ANTITATIVE
S’il s’agit de déterminer les principes constitutifs contenus dans la bile normale ou pathologique, on peut suivre indistinctement la méthode de Frerichs ou colle de Hoppe-Seyler.
A. Méthode de Frerichs.
1. Dosage de Veau et des matières solides. — On évapore au bain-marie un poids connu de bile, to à 20 grammes environ, on dessèche le résidu à l’étuve entre HO et 120°. Lorsqu’on ne constate plus de différence de poids entre deux pesées successives, on considère l’opération comme terminée. On obtient ainsi le poids de l’eau et celui de la totalité des matières solides.
2. Dosage des corps gras et de la cholestérine. — Le résidu sec provenant de la première expérience est pulvérisé, puis traité séparément pour obtenir le poids des corps gras, de la cholestérine et du mucus.
Une partie de la poudre est épuisée par l’éther dans un petit appareil à reflux ou dans un ballon. Lorsque le véhicule ne dissout plus rien, on évapore la solution éthérée qui abandonne un mélange de corps gras et de cholestérine. Cet extrait peut renfermer, en outre, des produits de dédoublement des composés biliaires, solubles dans l’éther. Pour s’en assurer, on reprend le résidu par do l'alcool faible, on jette sur filtre et l’on évapore le liquide. On détermine le poids du nouveau résidu et on le retranche du nombre obtenu dans la première opération.
3. Dosage du mucus. — Le résidu débarrassé des matières grasses et de la cholestérine (opération 2) est repris par l'alcool bouillant à 90“ dans un appareil à déplacement continu, aussi longtemps (pi'il se dissout quelque chose. Lorsque l'épuisement est complet on laisse refroidir le liquide, on jette le résidu sur un filtre taré et l’on pèse le résidu qui ne renferme que de la mucine et un peu de matières colorantes biliaires.
i. Dosage des acides biliaires. — Le liquide alcoolique de l’opération précédente est évaporé dans une capsule de porcelaine tarée. Le résidu est chauffé à l’étuve à 120“, puis pesé : son poids correspond à celui des taurocholate et glycocholate de soude, souillés par un peu de matière colorante.
S. Dosage des sels fixes. — Une partie du résidu de la première opération chauffé et incinéré fournit le résidu des sels fixes dont l’analyse doit être effectué d’après les méthodes habituelles.
B. Méthode de Hoppe-Seyler.
1. Dosage de Veau. — On prend 20 à 30 grammes de bile qu’on évapore au bain-marie puis à l’étuve à H0“. Lorsque la capsule n’accuse plus de différence de poids dans les pesées successives, on obtient le poids de Veau.
2. Dosage de la mucine, des matières colorantes et des sels fixes. — Le résidu de l’opération précédente est traité par l’alcool absolu à la température de l’ébullition. On obtient de la sorte une partie insoluble .A et une solution B. La
première comprend la mucine, les sels fixes et les matières colorantes. On la jette sur filtre, on dessèche à l’étuve à tlO'’ et l’on pèse. En incinérant le tout il reste des cendres dont le poids correspond à celui des sels fixes. 11 faut dans cette opération tenir compte des cendres du filtre.
3. Dosage des taurocholate et glycocholate de soude. — La solution li de l’opération précédente renferme les tauro- et glycocholate de soude ainsi que la cholestérine, les corps gras et la lécithine.
On l’évapore à consistance sirupeuse, puis on ajoute de l’éther en excès qui dissout les trois derniers composés et précipite les deux premiers. Ce procédé conduit donc à la détermination de la somme des poids des sels de soude à acide taurocholique et glycocholique.
Pour les séparer, on se base sur la propriété dont ils jouissent en présence des alcalis de se dédoubler et de fournir de l’acide cholique, de la taurine et du glycocolle d’après les équations suivantes ;