‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 161 sur 206 · C**H‘»NO' ■+ H’'0=C*''IP<'0^ +C^H®N · texte numérisé non relu

C**H‘»NO' ■+ H’'0=C*''IP<'0^ +C^H®N

A. Glycocholique A. Cholique Glycocolle

C»h‘ 5NO''S + H'O = C“H“>0» + C*Il’NO>S

Etant donnée la solution alcoolique des taurocholate et glycocholate de soude, on l’examine au polarimètre et l’on observe la rotation produite par le mélange des deux.

On évapore à siccité, on reprend le résidu par de l’ean, puis on ajoute de la potasse caustique et l’on chauffe dans un tube fermé au bain d'huile pendant 12 heures environ à 110-120°. Quant l’opération est terminée, on traite la solution alcaline par l’acide chlorhydrique pour précipiter l’acide cholique. On lave ce dernier à l’eau puis à l’éther et on le fait cristalliser dans l’alcool. On détermine ainsi le poids de l'acide cholique, soit P' ce poids.

On évapore la solution acide dans laquelle on avait précépité ce dernier, on ajoute au résidu une petite quantité de nitre et de potasse caustique et l’on chauffe le mélange jusqu’à fusion : le soufre de la taurine provenant du dédoublement précédent fournit du sulfate de potasse que l’on précipite par du chlorure de baryum. On pèse le sulfate de baryte avec les précautions d’usage, et du poids de ce dernier on déduit celui de l’acide taurocholique d’après la relation

100 p. de sulfate de baryte P ' 229,86 p. d’acide taurocholique “ x

et de l’acide cholique provenant de son dédoublement

100 p. de sulfate de baryte P,

^ ' 229,89 p. d’acide cholique ~ ’

Or comme l'expérience citée plus haut a permis de peser le poids P' d’acide cholique provenant des acides taurocholique et glycocholique, il s’ensuit que P'— x^ représentera le poids de l’acide cholique qui se rapporte uniquement à l’acide glycocholique. Soit r. le poids de cette quantité d’acide cholique.

D’un autre côté, comme 388 parties d’acidecholique correspondent à 465 parties d'acide glycocliolique, il s’en.suit que 100 parties du premier équivalent à 119,74 du second ; d’après cela on aura

. 100 p. d’acide cholique -

^ ^ 119,74 p. d’acide glycocliolique ~ x’’

Les équations (1) et (3) donnent donc les quantités des acides tauro- et glycocholique qui se trouvent dans le mélange.

Dans la dernière édition de son traité d’analyse, Hoppe-Seyler remplace la potasse, qu’il employait primitivement pour opérer le dédoublement des acides biliaires, par de la baryte caustique et cbaufîe également pendant le même temps en tubes fermés dans un bain d’huile. Il déverse le produit de la réaction dans de l’eau et fait passer dans la solution un courant d’acide carbonique afin d’éliminer l’excès de baryte. Le précipité A contient alors, outre le carbonate de la base, les stéarates et autres sels barytiques à acides gras. On jette sur filtre et on recueille avec soin le liquide B qui renferme le cholalate de baryte, le chlorure de baryum, la taurine et le glycocolle.

Après dosage du précipité A on le met en suspension dans l’eau, on sursature par de l’acide chlorhydrique et l’on agite le liquide avec de l’éther ; cette opération a pour but de dissoudre les acides stéarique et oléique, et d’en faire le dosage total.

Quant au liquide B, on l’évapore en consistance sirupeuse, on l’agite avec de l’éther et de l’acide chlorhydrique, on décante la couche supérieure et on l’abandonne à l’évaporation spontanée pendant plusieurs jours. On jette sur filtre l’acide cholalique devenu insoluble dans l’eau, on dessèche à 120” et l’on pèse.

La liqueur filtrée acide, traitée par un mélange d’ammoniaque caustique et de carbonate d’ammoniaque peut être employée ultérieurement pour le dosage du soufre.

Vérification des résultats. — Hoppe-Seyler indique une méthode purement physique pour le contrôle des dosages obtenus par la balance.

En désignant: 1” par m le poids d’acide taurocholique correspondant au poids P de sulfate de baryte donné par l’équation (t) ;

2” Par a la déviation en degrés, dans la lumière monochromatique, pour la solution des tauro- et glycocholate de soude dans un tube de 0“,t et en admettant que des déviations spécifiques, en solution alcoolique, soient :

(®)7 = + 2 o ”,3 pour l’acide taurocholique;

(®)j = + 27",6 — glycocholique.

On obtient le poids n de l’acide glycocholique contenu dans la solution, au moyen de la relation suivante :

Los résultats fournis par ce procédé optique ne sont acceptables que dans le cas où la cholestérine est éliminée préalablement au moyen de l’éther; à défaut de cette précaution, ils sont nécessairement altérés par la déviation à gauche que cette substance imprime au plan de polarisation.

3. Dosage de la cholestérine, des corps gras et de la lécithine. — On évapore la solution éthérée précédente à une douce chaleur, on dessèche dans une capsule tarée sous la cloche à acide sulfurique et l'on pèse. L'extrait contient le mélange de cholestérine, des corps gras et de lécithine.

On traite le résidu par une solution alcoolique de potasse caustique et l'on maintient le mélange au bain-marie bouillant pendant plusieurs heures. La lécithine et les corps gras sont saponifiés, tandis que la cholestérine ne se conibine pas avec la potasse. On élimine la totalité de l’alcool, on ajoute de l'eau et l’on traite par de l’éther dans un entonnoir à robinet, en ayant soin de ne pas agiter trop violemment. On distille l’éther et l’on évapore la solution dans une capsule tarée à 100°. Le poids du résidu se rapporte à la cholestérine; en le retranchant de celui de l’expérience précédente, on obtient la somme dos poids de, la lécithine et des corps gras.

Pour rendre l'analyse quantitative de la bile plus complète par le dosage des l)ases organiques telles que la névrine et autres composés azotés, solubles dans l'alcool et insolubles dans l’éther, on serait obligé de recourir à deux opérations iiffuvelles. On dissoudrait dans l’eau l’extrait éthéré dont il a été question antérieurement, on le diviserait en deux parties, dont la première serait traitée |)ar le bichlorure de platine, en vue d’obtenir le chloroplatinate de la base, et la •seconde, consacrée au dosage total de l’azote par la chaux sodée.

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