‹ Encyclopédie chimique.Tome IX.- Applications de chimie organique. 2e section (volume 3)Chapitre 60 sur 206 · CORPS GRAS · texte numérisé non relu

CORPS GRAS

a. Conditions d'apparition dans l'urine.

Les corps gras n’apparaissent que très rarement dans les urines. Ils peuvent s’y trouver incorporés dans des cellules lymphatiques, épithéliales, etc., ou en liberté.

L’urine peut, dans ce dernier cas, présenter l’aspect du lait (urines chyleuses, lipurie, galacturie), et renfermer jusqu’à 138‘',9 de graisses en suspension à l’état vésiculaire (Beale); par le repos, il se forme alors à la surface une couche crémeuse, blanche, formée par la réunion des globules gras. Dans d’autres circonstances, l'opacité est duc, non plus à de la graisse, mais à des cellules de pus I Lehmann) qu’on distingue d’ailleurs focilement des vésicules graisseuses, d'abord par leur aspect microscopique, puis par leur msolubilité dans l’éther qui ne détermine pas l’éclaircissement du liquide.

La galacturie est plus spéciale aux régions tropicales.

b. Procédés de recherche.

1° Examen microscopique. — La graisse libre se présente sous forme de disques aplatis, à pouvoir réfringent considérable, homogènes, à contours irréguliers et obscurs, pouvant se fusionner sous le microscope : ce que ne font pas les vésicules graisseuses qui sont d’ailleurs complètement sphériques. L’acide osmique au 1/100" colore la graisse en noir.

2” Recherche chimique. — L’urine est évaporée à sec au bain-marie et le résidu épuisé par l’éther. La solution éthérée, évaporée, laisse un extrait insoluble dans l’eau, qui produit une tache permanente et translucide sur le papier, et dégage l’odeur d’acroléine par calcination avec du bisulfate de potassium.

On peut encore extraire et doser la graisse (ÿins les urines chyleuses à l’aide du procédé Adam, en ayant soin que le mélange d’urine, d’éther, et d’alcool soit légèrement alcalin, ce à quoi l’on arrivera toujours par l’addition de quelques gouttes d’ammoniaque (voir .Analyse du lait, p. 206).

Outre les corps gras, l’extrait étheré peut contenir, dans la chylurie, de la cholestérine et de la lécithine ou ses produits de décomposition, neurine et acide phosphoglycérique (Eggel, Brieger) (1).

A côté de quantités variables de graisses, les urines chyleuses peuvent contenir de l’albumine, capable de les maintenir en émulsion, et souvent aussi de la fibrine qui peut s’agglomérer en caillots, ou rester dans le dépôt sous forme de fibres dissociées.

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