ÉTHER ÉTHYLIS0SUCC1NIQUE
C’est l’éther de l’acide monométhylmalonique (V. Éther malonique, dérivés obtenus sous l'influence des radicaux d’alcools).
ÉTHER ÉTHYLPYROTARTRIQUE
Form.
i Éq. : (C*Ht),C10H80 { At. : (C2H5)2C3H804.
On ajoute avec précaution de l’acide sulfurique concentré à un mélange à volumes égaux d’acide pyrotartrique et d’alcool ; lorsque le liquide est bien refroidi on le verse dans l’eau et on épuise le mélange par l’éther, qui, par évaporation laisse l’éther pyrotartrique.
C’est un liquide peu soluble dans l’eau froide ; il se décompose à la distillation. (Bôttinger.) Malaguti donne 218° comme point d’ébullition de cet éther.
mais le procédé qu’il employait pour le préparer laisse des doutes sur son identité.
ÉTIIER ÉTHYLGLUTARIQUE
Form.
| Éq.
1 At.
(C*H*)sG10H808.
(CSI15)2C!II604.
Syn. : Éther éthylpyrotartrique normal.
On fait réagir sur l’éther p-iodo-propionique le diriyé sodé de l’éther acétoacétique.
C’est un liquide bouillant à 271°-272°. Densité à 14° =1,0505. (Wislicenus et Limpach.) D’après Reboul, il bout à 236°, 5-237° (corr.). Sa densité à 21° est égale à 1,025.
Acide éthïlamidoglutartrique ( acide e'thylglutamique) (C4H4)C10H9Az08.
On fait passer un courant d’acide chlorhydrique dans de l’alcool tenant en suspension le sel de calcium de l’acide. On évapore, on débarrasse le résidu d’acide chlorhydrique au moyen d’oxyde d’argent. Le liquide filtré laisse déposer des écailles incolores, soyeuses, d’acide éthylamidoglutarique fusibles à 164°-165°, solubles dans l’eau. (Habermann.)
On connaît deux autres acides isomériques avec l’acide pyrotartrique : ce sont les acides e'thylmalonique et diméthylmalonique ; leurs éthers ont été décrits parmi les dérivés de l’éther malonique obtenus sous l’influence des radicaux alcooliques.
ÉTHER ÉTHYLADIPIQUE
S Éq. : (C41I4)2C12H1008.
/ At. : (C2H5)sC6H504
On èthérifie la solution alcoolique de l’acide adipique par un courant d’acide chlorhydrique. On purifie par la méthode habituelle.
Cet éther bout à 245°, mais en se décomposant partiellement. (Arrpe.)
ÉTHER ÉTHYLPIMÉLIQUE
( Éq. : (C4H4)s(C14Hl208.
| At. : (C2Hs)2C7H1004
On le prépare comme le précédent.
Il bout à 256°-2400. (Kaehler.) Son isomère, l'éther de l'acide diéthylmalonique, a été décrit avec les dérivés de l’éther malonique.
ÉTHER ÉTHYLSUBÉRIQÜE
Form.
Syn. : Subérate d'éthyle.
Éq. : (C4II4)!C16Hu08.
At. : (C2H3)2C8H1204.
PRÉPARATION
1. On fait bouillir dans un appareil muni d’un réfrigérant à reflux 2 p. d’acide subérique, 1 p. d’acide sulfurique et 4 p. d’alcool à 95e. Ensuite on distille l’excès d’alcool et on additionne le résidu de 4 à 5 volumes d’eau pour précipiter l’éther subérique ; celui-ci est lavé avec une liqueur alcaline étendue, déshydraté sur du chlorure de calcium fondu, puis rectifié. (Laurent.)
2. On éthérifle par un courant d’acide chlorhydrique une solution d’acide subérique dans l’alcool. On isole l’éther et on le purifie par le procédé usité en pareil cas. (Bromeis.)
PROPRIÉTÉS
C’est un liquide insoluble dans l’eau et bouillant à 280°-282°. (Gantter et Hell.) Densité à 18° = 1,003. (Laurent.)
ISOMÈRES
On connaît deux acides subériques de synthèse, isomériques avec l’acide subérique ordinaire ou d’oxydation, savoir l’acide tétraméthylsuecinique et l’acide diéthylsuccinique. Ces acides sont retirés de leurs éthers éthyliques dont voici le mode de préparation.
Éther de l’acide tétraméthylsucciniqub (C4H4)2C8H2[G2H3]408.
On chauffe à 120°-130" en tubes scellés l’isobromobutyrate d’éthyle avec de d’argent en poudre. Le contenu des tubes, séparé du bromure d’argent, est soumis à des distillations fractionnées. On recueille les portions qui, après plusieurs rectifications, passent à 230°-231°.
C’est un liquide bouillant à 230°-231°. Densité à 0° = 1,012, à 13°, 5 = 1,0015. (Hell et Wittekind.)
Éther de l’acide diéthylscccimqde (C4H4)2C8H4[C4Hs]!08.
On chauffe à 100° en vase clos le bromobutyrate d’éthyle avec de l’argent en poudre. On soumet le produit de la réaction, séparé du bromure d’argent, à une série de distillations fractionnées à point fixe.
C’est un liquide bouillant à 233»~235». Densité à + 15» = 0,991. (Hell.)
3î2 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQDE.
Ces deux éthers, dont les points d’ébullition sont presque identiques, saponifiés par un alcali, donnent deux acides isomères.
ÉTHER ÉTHYLSÉBAC1QUE
Éq. : (C‘H4CS)20H,808.
At. : (C2H5)2C10H16O
Syn. : Sébate d'éthyle.
On étliérifie par l’acide chlorhydrique une solution d’acide sébacique dans l’alcool. On isole et l’on purifie l’éther suivant le procédé usuel, tant de fois cité.
Il bout à 307°-308° ; il se solidifie à — 9° (Redtenbacher), à + 3°, 5 (Bruno Rœse) ; sa densité est de 0,965 à -+- 16° (Redtenbacher).
ÉTHER ÉTHYLFUMARIQUE ACIDE
( Éq. : (C*H*)C8H*08.
| At. : Cf,CW.
Syn. : Acide éthylfumarique.
PRÉPARATION. PROPRIÉTÉS
On chauffe l’alcool avec l’acide fumarique envase clos à 120°; le produit de la réaction est étendu d’eau, saturé par le carbonate de soude et transformé par l’azotate d’argent en éthylfumarate d’argent. Ce dernier est dissous dans l’eau bouillante, puis décomposé par l’hydrogène sulfuré. Le liquide, séparé du sulfure d’argent, abandonne par évaporation l’acide éthylfumarique.
Il se présente sous forme de lamelles onctueuses au toucher, peu solubles dans l'eau, fusibles â une température peu élevée. (Laubenheimer.)
ÉTHER ÉTHYLFUMARIQUE
t Éq. : (C*H*)*G8H*08.
rm' j At. : (C2Hs)2C4H20
Syn. : Fumarate d'éthyle.
FORMATION
Nous avons déjà indiqué, à propos de l’éther mèthylfumarique, comment les éthers maléiques se transformaient en leurs isomères les éthers fumariques, soit sous l’influence de traces d’iode quand on met en présence du maléate
d’argent un iodure alcoolique, soit sous l’influence de l’acide chlorhydrique quand on éthérifie par un courant de ce gaz une solution d’acide maléique dans l’alcool. (Anschütz, Ossipow.)
PRÉPARATION
On le prépare comme l’éther méthylique correspondant en substituant l’iodure d’éthyle à celui de méthyle, et l’alcool éthylique à l’alcool méthylique.
PROPRIÉTÉS
L’éther fumarique bout à 225°-227° (Ossipow), à 218° (Anschütz); sa densité est de 1,0522 à 17«,5.
Le brome le transforme en éther diethyldibromosuccinique (l) (G1 II4) 2C8HiBr208. Ce dernier cristallise en rhomboèdres fusibles à 58°; chauffé entre 130° et à 170°, il se décompose en perdant de l’acide bromhydrique et donne naissance à l’éther dièthyl-monobromomaléique (G4 II4) sC8H3BrOs, bouillant à 254°-255° (Anschütz.)
ÉTHER ÉTHYLMALÉIQUE
Form.
Syn. : Maléate d'éthyle.
Éq. : (0*H*)sC8H*08.
At. : (G*HS) *C*HsO*.
PRÉPARATION
On le prépare en faisant réagir sur le maléate d’argent l’iodure d’éthyle, privé avec le plus grand soin des moindres traces d’iode sous l’influence desquelles s’opère la transformation de cet éther en son isomère l’éther fumarique (Anschütz.)
PROPRIÉTÉS
G’est un liquide incolore, bouillant à 225°.
Le brome le transforme d’abord en éther fumarique, puis, se fixant sur la molécule, en éther éthyldibromosuccinique (C4II4)2C8H4Brs0\ comme le fait l’éther fumarique lui-même.
Quand on le chauffe dans un appareil à reflux à son point d’ébullition avec quelques parcelles d’iode, on voit la température baisser, puis rester stationnaire lorsque tout l’éther maléique a été transformé en éther fumarique ; ce dernier en effet bout plus bas que le premier, avec une différence de 6° en prenant 218° pour son point d’ébullition. (Anschütz.)
L 'éther éthylmonochloromaléique se forme de l’action du perchlorure de
1. Cet éther peut aussi se préparer en éthérifiant directement l’acide dibromosuecinique dissous dans l’alcool, par un courant d’acide chlorhydrique.
phosphore sur l’éther tartrique. Il bout à 250°-260°. Densité à 11°=1,150 (Henry). D’après Claus il bout à 243°-245° et sa densité est de 4,178 à 20°.
L’éther élhylmonobromomaléique bout à 256° sous la pression de 760mm, et à 443° sous la pression de 30-40mm. Sa densité à 17°, 5 est de 1,4095. On le prépare au moyen de l’iodure d’éthyle et du monobromomaléate d’argent. (Anschütz et Aschman.)
ÉTHERS ÉTHYLC1TRACONIQUE, 1TACONIQUE, MÉSACONIQUE
Ces trois éthers ont même formule (C4H4)sCi0II608 — En at.: (C2H3)2C5H404.
On les prépare en dissolvant l’acide correspondant dans l’alcool absolu, éthérifiant cette solution par un courant d’acide chlorhydrique, et précipitant par l’eau l’éther formé, que l’on purifie par les procédés applicables à cette méthode et déjà indiqués.
ÉTHER CITRACONIQUE. Il bout à 231°-2320. Densité à 15°= 1,050 ; à 30° = 1,038. (W.-H. Perkin.)
ÉTHER ITACONIQUE. 11 bout à 228°-229°. Densité à 15°=1,1599. Il se polymérise à la longue et se transforme en un solide transparent semblable à du verre ; soumis à la distillation, ce polymère se décompose complètement. (Anschütz, Pétri.)
ÉTHER MÉSACONIQUE. Il bout à 229°. Densité à 15°=1,051; à 30°=1,039 (W.-H. Perkin, Pétri.) Il bout à 220° d’après Pebal.
ÉTHER ÉTHYLTÉRÉBIQUE
Form.
Éq. : C4H4(C14H10O8).
At. : OTBP.CHPO*.
Préparation. 1. On chauffe à 150° en tubes scellés l’acide térébique avec de l’acool absolu. On le précipite par affusion d’eau et on le sèche sur du chlorure de calcium.
2. On chauffe dans les mêmes conditions le térébate d’argent avec l’iodure d’éthyle et on soumet le produit de la réaction à la distillation fractionnée.
Propriétés. C’est un liquide insoluble dans l’eau froide, un peu soluble dans l’eau chaude. Il bout à 255°. Densité à 16°=1,113 (Hempel.)
ÉTHER ÉTHYLTERPÉNIQUE
Form.
( Éq. : OH^C^H^Û8).
i At. : G2H5.G8H110i.
On l’obtient en chauffant comme ci-dessus, le terpénate d’argent avec l’iodure d’éthyle. On sépare les cristaux qui se forment lorsqu’on refroidit le produit de la réaction. C’est un corps cristallisé, fusible à 36°-38° et distillant vers 300°. (Hempel.)
Les acides térébique et terpémque dérivent par] oxydation de l’essence de térébenthine. Bien que leur formule en fasse des acides diatomiques on n’a cependant pu former avec eux que des sels à 1 équivalent de base et des éthers à 1 équivalent d’alcool. Aussi certains auteurs les considèrent-ils comme des anhydrides d’acides alcools à 10 équivalents d’oxygène : G14 H12 O10 et C18H1401().
ÉTHER ÉTHYLCAMPHORIQUE ACIDE (De l'acide camphorique ordinaire ou dextrogyre.)
Form [ Éq.:(C4H‘)C*>H‘‘0‘.
I At. : CsHs.GIOHlsO*.J
Syn. : Acide éthylcamphorique. — Acide camphovinique.
PRÉPARATION
On le prépare comme l’acide méthyl camphorique (Y. ce mot); seulement après l’avoir lavé à l’eau, on le chauffe dans le vide à 130° pendant quelques heures pour le déshydrater complètement. (Loir.)
PROPRIÉTÉS
C’est un liquide visqueux à la température ordinaire, transparent, incolore ; il est très peu soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et l’éther; il se décompose à la distillation; sa densité est de 1,095 à-f-20°,5.
Il est soluble dans les alcalis, d’où les acides le précipitent. Bouilli avec les alcalis étendus, il se transforme en camphorate et éther camphorique neutre : 2(C4 H4) C20 H16 O8 + Na HO2 .= (C4H4) 2 C20 H16 O8 -f- C20 H13 Na O8 -t- H2 O2 ; l'eau, par une ébullition prolongée, produit le même dédoublement. Soumis à la distillation sèche, il donne différents carbures d’hydrogène, de l’anhydride camphorique «t de l’éther camphorique neutre. Sa dissolution alcoolique se combine aux bases et fait double décomposition avec les sels dissous. Les camphovinates
alcalins et alcalino-terreux, ceux de magnésium et de manganèse sont solubles ; ceux de fer, de zinc, d’aluminium, de plomb, de cuivre, de mercure sont peu solubles ou insolubles; le campbovinate d’argent (C4H4) C20H13Ag08 est insoluble et anhydre, c’est lui qui a servi à fixer la composition de l’acide éthylcamphorique ; les camphovinates sont d’ailleurs peu étudiés.
(Malaguti.)
ÉTHER ÉTHYLCAMPHORIQUE (De l’acide camphorique ordinaire ou dextrogyre.)
Form.
Éq. : (C4H4) 2C2l>Hi808.
At. : (C2H5)2C10H“04.
Syn. : Camphorate d'éthyle..
PRÉPARATION
1. On le rencontre parmi les produits de la distillation sèche de l’acide éthylcamphorique. (Malaguti.)
2. On verse dans les eaux mères d’où s’est séparé l’acide éthylcamphorique un grand excès d'eau ; le liquide huileux qui se sépare est recueilli et mis à bouillir avec une solution de potasse étendue pour achever la décomposition de l’éthylcamphorate (V. plus haut) en camphorate et éther neutre. On le lave de nouveau avec une liqueur alcaline, puis à l’eau distillée ; on le dessèche par exposition dans le vide sec. (Malaguti.)
PROPRIÉTÉS
C’est un liquide oléagineux, jaunâtre, d’une odeur écœurante, surtout quand on la développe en le répandant sur du papier. Il bout à 285°-287° mais ne tarde pas à se décomposer à cette température. Densité à 16°=1,029. Il est très difficilement saponifiable même par ébullition avec une solution concentrée de potasse.
L’acide sulfurique le dissout et l’abandonne sans altération par affusion d’eau, pourvu qu’on ait soin de refroidir.
Un courant de chlore sec dirigé dans l’éther camphorique donne des produits de substitution, principalement l’éther quadrichloré (G4HsCl5)2C20H1603.Le produit brut de cette réaction est chauffé légèrement jusqu’à décoloration, lavé à l’alcool faible jusqu’à ce que les eaux de lavage ne se chargent plus de produits acides, puis desséché dans le vide sec. Le liquide ainsi obtenu possède la composition de l’éther camphorique quadrichloré; sa densité est de 1,386 à 14°; il se décompose à la distillation. La potasse en solution alcoolique le dédouble en acétate, camphorate et chlorure de potassium ;
(C4H2 Cl2) 2C20H14 O8 -4- 8KH02 = C2«H12 K208+ 2C4H3 KO4-)- 4KC1+4H2 O2. (Malaguti.)
Les éthers de l 'acide camphorique lœvogyre n’ont pas été préparés.
On a préparé avec Y acide camphorique inactif ou paracamphorique un éther neutre (G4H4)2C20H1608 bouillant à 270°-275° et possédant à 15° une densité de 1,03. Celui-ci, décomposé par une solution alcoolique de potasse, donne un acide camphorique doué de propriétés un peu différentes de celles des autres acides camphoriques (?). (Wreden — Chautard.)