ÉTHERS DES ALCOOLS PROPYLIQÜES
La théorie admet l’existenee de deux modifications isomériques de l’alcool possédant la formule C6H802 ; toutes deux sont connues : ce sont l’alcool propylique normal et l’alcool propylique secondaire ou isopropylique.
ÉTHERS PROPYLIQÜES
Form.
Eq. : C61I6(C6H802).
At. : (C5Hs)s0.
ÉTHER PROPYLIQUE NORMAL (Éther propy tpropy tique. — Oxyde de propyle normal).
1. On le prépare en faisant agir l’iodure de propyle sur le propylale de potassium ou sur la potasse en présence d’alcool propylique. On chauffe quelque temps au réfrigérant ascendant avant de distiller; cette réaction est accompagnée d’une formation de propylène et d’autres carbures homologues de formule G2nH2“, surtout lorsque la potasse est en grand excès.
2. On chauffe l’iodure de propyle normal avec l’oxyde d’argent ou l’oxyde de mercure (Linnemann).
5. On distille, à la température de 135°, de l’alcool propylique normal avec de l’acide sulfurique (Norton et Prescott).
C’est un liquide très mobile, très réfringent, peu soluble dans l'eau, bouillant vers 85°-86° (Chancel), à 90°, 7 (Linnemann). Densité à 21° = 0,744.
ETHER ISOPROPYLIQUE ( éther isopropyl-isopropylique. — Oxyde d’isopropyle).
On l’obtient en faisant réagir l’iodure d’isopropyle sur l’oxyde d’argent humide ; la réaction apaisée, on distille.
Il bout à 60°-62° (Erlenmeyer) ; à 68°-69° (Zander). Densité à 21° = 0, 25.
ÉTHER PROPYLISOAMYLIQU E
j Eq. : C6H6(C10H120!).
! At. : C5IP.C5H“.0
Syn. : Propylate d'isoamyle.
On le prépare comme l’éther propylique au moyen de l’iodure de propyle et de l’alcool amylique en présence de potasse.
Il bout à 125°-1300. (Chancel.)
ÈTIIERS.
ÉTIIERS PROPILCHLORHYDRIQU ES
Form.
Éq. : C6H6(HCÏj.
At. : C5H7.C1.
ÉTHER DE L'ALCOOL PRIMAIRE NORMAL
Syn. : Chlorure de propyle normal. — Hydrure de propylène monochloré.
Préparation. — 1. On le prépare en faisant agir à 130° pendant trois heures le chlorure de mercure sur l’iodure de propyle dérivé de l’alcool de fermentation.
2. On peut remplacer le chlorure de mercure par le chlorure d’iode, la réaction a lieu à froid et est très énergique. Ces deux procédés donnent un chlorure normal exempt de chlorure d’isopropyle. (Linnemann.)
3. On peut encore combiner le chlore et l’hydrure de propylène ou propane, par addition directe ou en présence d’iode; on condense les vapeurs qui résultent de cette combinaison et on obtient un liquide oléagineux qu’on soumet à la distillation fractionnée. On isole ainsi : l’éther propylchlorhydrique ou hydrure de propylène monochloré (46°-47°) et des produits de substitution plus avancée, tels que C6H6C13 (150M600), C6H*Cl* (200°-205°), C6HSC16 (250°), lesquelles forment le produit principal de la réaction. (Schorlemmer.)
4. Lorsqu’on fait passer un courant d’acide iodhydrique gazeux dans l’épichlorhydrine maintenue à 0°, le gaz est absorbé avec énergie et la température s’élève ; l'épichlorhydrine s’est transformée d’abord en chlorhydroiodhydrine, puis celle-ci en chlorure de propyle normal.
C°H2(HC1)(H202)(— ) + 2III = C,H2(HC1)(HI)(H1) -l-IW.
C6IP(HCl)HI)(fll) 4- 2HI = Gcllc(HCl) + 2 IK
C’est un moyen de passer de la glycérine à l’alcool propylique. (Silva.)
Propriétés. — Il bout à 46°, 4. (I. Pierre et Puchot — Linnemann.) Sa densité est de 0,9156 à 0° et de 0,8918 à 20°.