ÉTHERS HEPTYLCHLORHYDRIQUES SECONDAIRES ET TERTIAIRES
On en a préparé un grand nombre dont les propriétés sont assez incertaines, et dont les points d’ébullition varient entre des limites tellement étendues qu’il est difficile de ne pas les considérer comme des mélanges. Il est presque impossible de les classer de façon à les rapporter aux alcools dont ils dérivent.
1 . L’éther chlorhydrique dérivé de l’alcool qu’on prépare à l’aide de l’huile de ricin bout à 168°-170°. (Chapmann.)
2. Celui qui dérive de l’alcool obtenu par hydrogénation de l’isoamvlméthylacêtone (isoamylméthylcarbinol) bouta 13o°-137°. (Rohn.)1
3. Celui que l’on obtient au moyen du méthyléthylisopropvlcarbinol et de l’acide chlorhydrique bout à 135"-458°; sa densité à 0" est de 0,899. (Kaschirsky).
4. Lorsqu’on fait passer sur de la chaux portée au rouge sombre les vapeurs du mélange des deux éthers chlorhydriques résultant de la chloruration de l’heptane, on obtient un hydrocarbure bouillant à 96°-99°; celui-ci est un mélange de deux heptylènes dont l’un se combine directement à l’acide chlorhydrique à froid et donne un éther lieptylchlorhydrique secondaire (?) bouillant à 138°-142°. (Morgan*.)
5. En traitant par le perchlorure de phosphore le pentaméthyléthol, Bouttlerow* a obtenu un chlorure CW1I1S *C1 se présentant sous forme de cristaux qui possèdent l’odeur et l’apparence cristalline du camphre et qui fondent à 136°.
6. Kaschirsky4 5, en faisant réagir le zinc-méthyle sur le bromure de butyryle monobromé, a obtenu un alcool (triméthyléthyléthol) qu’il considère comme un alcool tertiaire et dont le chlorure bout aussi presque à la même température que les deux précédents (155°-138°).
7. Schorlemmer* a retiré des produits de chloruration d’un lieptane bouillant à 90° un chlorure heptylique bouillant à 144°-158° (?)
8. L’éther heptylchlorydrique dérivé de l’éthyle-amvle bout à 1 40°. (Grimshaw.)
1. Rohn, D. Chem. Gesell., 1878, p. 252 (A)m. derCliem. und Pharm.), t. CXC, p. 512.
2. Morgan, D. Chem. Gesell.. 1874, p. 1393 (Ann. der Chem, und Pharm., t. CLXXVII, p. 307).
5. Bouttlerow, Peul. Chem. Gesell., 1875, p. 165 et Ann. der Chem, und Pharm-, t. CLXXVII, p. 184. . .
4. Kaschirsky, D. Chem. Gesell., 1877, p. 185, et Bull. Société chimique, t. XXIX, p. 539 (Corresp. russe).
5. Grimshaw, Ann. der Chem, und Pharm., t. CLXVI. p. 166, et Chemical News, t. XXXV, p. 271.
ÉTHERS HEPTYLBROMHYDRIQUES
Éq. : (CuHu)IIBr.
.At. : G7H15.Br
Syn. : Bromures d’heplyle.
ÉTHER HEPTYLBROWIHYDRIQUE NORMAL (de V alcool primaire normal) .
Il bout à 178°, 50 sous la pression de 750mm,6; sa densité est de 1,133 à 16°, (Cross.)
ÉTHER HEPTYLBROMHYDRIQUE SECONDAIRE.
On n’obtient qu'un dérivé secondaire en traitant l’beptane normal par le brome sous l’influence de la lumière solaire ou d’une température de 100°; encore est-il très difficile à séparer de l’hydrocarbure en excès. Il bout à 165°- 167°. (Schorlemmer.)
Yenable, en traitant par le brome, à l’ébullition, un lieptane extrait de la sève du Pinus satiniana (heptane normal d’après Thorpe), a obtenu un bromure possédant le même point d’ébullition (165°-167°) et une densité de 1,422 à 17°, 5; mais il se décompose en partie à la distillation.
ÉTHERS HEPTYLIODHYDRIQUES
Form.
Éq. : C**HW.HI.
At. : CTH**.I.
Syn. : lodures d’heptyle.
ÉTHER HEPTYL10DHYDRIQUE PRIMAIRE (de l'alcool primaire normal).
11 bout à 201° sous la pression de 754mm,8; sa densité à 16° est égale à \ ,346. (Cross.)
ÉTHERS HEPTYLIODHYDRIQUES SECONDAIRES.
L’éther iodhydrique formé au moyen du dipropylcarbinol et de l’acide iodhydrique bout à 185° d’après Friedel, à 185° d’après Kurtz1 et en se décomposant partiellement à la distillation.
Celui qu’on prépare avec le méthylisopropylcarbinol bout à 165°-175° en se décomposant partiellement. (Rohn2.)
Schorlemmer a obtenu par combinaison directe d’acide iodhydrique et d’un heptylène retiré du pétrole un iodure secondaire bouillant à 170°.