‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 183 sur 419 · II. - ÉTHERS DE L’ALCOOL ALLYLIQUE · texte numérisé non relu

II. - ÉTHERS DE L’ALCOOL ALLYLIQUE

ÉTHER ALLYLflLLYLIQUE. — C8H4(CeH602).

Svn. : Oxyde d’allyle.

Préparation. — i. On fait réagir l’iodure d’allyle sur l’oxyde de mercure ou sur l’oxyde d’argent. (Berthelot et de Luca.)

2. On traite l'alcool allylique potassé par l’iodure d’allyle, la réaction s'effectue avec un grand dégagement de chaleur ; on distille pour séparer l’éther de l’iodure de potassium, qui se dépose. (Gahours et Hoffmann.)

Propriétés. — Il bout à 82° (G. et H.); à 85»-87» (B. et de L.).

ÉTHER MÉTHYLALLYLIQUE C8H4(C2Hl02) — C2H8(C8H802).

Préparation. — On le prépare en faisant réagir l’iodure d’allyle sur le méthylate de potassium, ou FiôdUre de méthyle sur l’alcool allylique potassé'. (Henry.)

Propriétés. — Il bout à 46°; sa densité à 11° est égale à 0,77.

11 se combine au brome pour former la méthyldibromhydrine C6H2(G2IP02) (HBr)(HBr) bouillant à 185°, au chlorure d’iode pour former la méthylchloroiodhydrine C8H2(C8Hi08)(HBr)(HI) bouillant à 195°-196°. (Silva.)

ÉTHER ÉTHYLALLYLIQUE C6Hi(CiHGOa) —

Préparation. — Sa préparation est analogue à celle de l’éther précédent.

Propriétés. — Il bout à 62°, 5 (B. et L.) ; à 64» (G. et H.).

Il se combine au chlore, au brome et à l’acide hypochloreux, pour former l’éthyldichlorhydrine C8H2(C4H808)(HC1)(HC1) bouillant' à 165°, l’èthyldibromhydrine C8H2(C4I802)(IIBr)(HBr) bouillant à 19o"-195» (Markownikoff) et l’éthylchlorhvdrine C6H8(C4H602)(HC1)(H202) bouillant à 250° (Henry). Au contact d’une solution concentrée d’acide iodhydrique il s’échauffe et se transforme en iodure d’allyle, iodure d’éthyle et eau. (Oppenheim.)

ÉTHER ISOAMYLALLYLIflUE C6H4(C10Hls08) — C10H10(C»HcO2).

Il se prépare comme l’éther méthylallylique.

Il bout à 120». (B. et L.)

ÉTHER ALLYLCHLORHYDRIQUE.

( Éq. : C6H4(IG1), ( At. : C5H5.C1

Svn. : Chlorure d'allyle.

Formation. — On chauffe à 100° l'éther allyloxalique avec du chlorure de calcium, ou avec un mélange dé bichlorure de mercure et d’iodure d'allyle dissous dans l’alcool. (Oppenheim.)

On fait réagir le tri chlorure de phosphore sur l’alcool allylique. (Tollens.)

Préparation. — On chauffe pendant quelques heures à 100", en vase clos, l’alcool allylique avec l’acide chlorhydrique concentré. (Eltekow.)

Propriétés. — II bout à 46° (Tollens) ; à 44°, 6 (Brühl). Densité à 0°= 0,9547.

Il forme par union directe: avec l’acide chlorhydrique sec à 100°, le chlorure de propvlène ; avec l’acide bromhydrique sec, le chlorobromure de propylène normal; avec l’acide iodhydrique, l’iodure d'isopropyle ; avec l'acide hypochloreux, le chlorure de l’alcool allylique C6II6C1202 ; avec l’acide hypobromeux, le bromure de l’alcool allylique C6I16C1202 ; avec le brome, le chlorobromure CHFClBr2 bouillant à 195° (Oppenheim — Henry) ; avec le chlorure d'iode, la dichlorhydroiodhydrine CTFIC12 (Henry) ; avec la potasse alcoolique, l’éther élhyl allylique ; avec 8 à 10 fois son volume d’eau, la monochlorhvdrine propylénique C6IT(H!02)(IIC1). (Oppenheim.)

ÉTHER ALLYLBROMHYDRIQUE

Form. |

Éq. : CH^HBr).

At. : CTF.Br.

Syn. : Bromure d'allyle.

Préparation. — 1° On fait tomber goutte à goutte de l’alcool allylique sur du tribromure de phosphore refroidi on distille ensuite. (Tollens.)

2° Comme cette opération est longue et pénible, et que l’appareil éclate quelquefois, il vaut mieux ajouter à du bromure de potassium de l’acide sulfurique étendu de son volume d’eau, chauffer dans un appareil distillatoire, et quand l’acide bromhydrique commence à se dégager, faire tomber goutte à goutte de l’alcool allylique dans le mélange ; l’éther distille avec la vapeur d'eau* on le lave avec une liqueur alcaline et on le dessèche sur du chlorure de calcium fondu. (Grosheintz.)

Propriétés. Il bout à 70°, 7 sous la pression de 755mm;sa densité est de 1,455 à 15°, (Tollens.)

Comme l’éther chlorhydrique, il se combine facilement et par addition directe au brome, à l’acide hypochloreux, au chlorure d’iode, pour donner la tribromhydrine C6HsBr3, la chlorhydrobromhvdrine C6H6ClBr02 et la chlorhydrobromhydroiodhydrine G'H*ûlBrI; il se combine aussi à l'acide bromhydrique et donne, suivant les conditions de température, l’un ou l’autre des bromures de propvlène isomériques (voir ce mot). (Henry.)

ÉTHER ALLYLIODHYDRIQHÉ

Éq. : C6H*(Hl).

At. : G*H‘I

Syn. : Iodure d’allyle.

11 se forme en même temps que le propylène dans la réaction de l 'iodure de phosphore sur la glycérine. (Berthelot et de Luca.)

Préparation. — 1° On introduit dans une cornue 1000 grammes d’iode et 1500 grammes de glycérine anhydre ; l’appareil distillatoire étant assemblé, on en chasse l’air au moyen d'un courant d’acide carbonique, puis on projette peu à peu, avec précaution, par la tubulure de la cornue, de petits fragments de phosphore blanc : l’action, très-vive au début, se ralentit, et pour l'achever il est nécessaire de chauffer légèrement. On distille alors dans un courant d’acide carbonique ; l’éther est purifié par les méthodes ordinaires. (Kannonikow et Saytzeff.) On le sépare de l’iodure d’isopropyle qui l’accompagne par une série de distillations fractionnées, ou bien encore en le combinant au mercure (voir plus bas) et distillant avec de l’iode la combinaison formée. (Linnemann.)

2° On mélange dans une cornue 160 grammes d’alcool al lytique, 254 grammes d’iode et 20 grammes de phosphore rouge. On chasse l’air de l’appareil au moyen d’un courant d’acide carbonique; on laisse en contact pendant 24 heures et on distille dans un courant d’acide carbonique. On évite la formation d’iodure d’isopropyle en maintenant un léger excès d’alcool allylique. (Tollens et Henninger.)

Propriétés. — 11 bout à 101°-103°. Densité à 12°= 1,848.

La solution alcoolique agitée avec du mercure donne de l’iodure de mercureallyle C6HsfIgl : ce corps, peu soluble dans l’alcool, donne, lorsqu’on le distille avec de l'iode pris en proportion équivalente, la quantité théorique d’iodure d’allyle. (Linnemann.) Chauffé avec l’acide iodhydrique concentré, il donne de l’iodure d’isopropyle. Il se combine au chlorure d’iode et au brome, comme le font les éthers chlorhydrique et bromhydrique correspondants, pour donner des dérivés glycériques. Chauffé pendant longtemps en vase clos avec 20 parties d’eau, il se transforme en alcool allylique et acide iodhydrique. (Niederist.) Traité par le sodium, il donne du diallyle C12H10.

Mis en présence de l'éther éthvloxalique et de la poudre de zinc, il donne lieu, sous l’influence d'une douce chaleur, à une réaction énergique ; en dis-

tillant, puis traitant par l’eau le produit distillé, on sépare une huile pesante qui est un mélange d’iodure d’allyle non altéré et d’éther éthylique de l’acide diallyloxalique C16H1206=: C4H2(C6I15)206 ; celui-ci représente de l’acide oxalique dans lequel (C6R3)2 remplace O2. (Paterno et Spica.)

Il est très-employé pour la préparation des autres éthers, à cause de la facilité avec laquelle il se prête aux doubles décompositions avec les sels d’argent.

Ces trois éthers étaient appelés autrefois propylènes chloré, bromé, iodé; ils ne sont qu’isomériques avec les corps qui portent ces noms. (Voir Généralités et Carbures d’hydrogène.)

ÉTHER ALLYLSULFHYDRIQUE ACIDE

Form.

Éq. : (C4H4)H2S2.

At. : C3H5.I1S.

Syn. : Mercaptan allylique.

Préparation. — On le prépare comme le mercaptan éthylique au moyen de l’iodure d’allyle et du sulfhydrate de potasse.

Propriétés. — Il bout à 90°. Il attaque énergiquement l’oxyde de mercure et forme avec lui un mercaptide soluble dans l’alcool bouillant, d’où il cristallise sous forme d’écailles nacrées. (Cahours et Hoffmann.)

ÉTHER ALLYLSULFHYDRIQUE NEUTRE

Éq. : (C6H4)2H2S2.

At. : (C3HS)2S

Syn. : Sulfure d'allyle, — Essence d’ail.

La constitution de ce corps, depuis très-longtemps connu, a été établie par Wertheim.

État naturel. — Il prend naissance lorsqu’on met en contact avec l’eau les organes de certaines plantes de la famille des Crucifères et des Asphodélées : il n’y préexiste pas, mais il se forme à la suite d’une véritable fermentation, provoquée sous l’influence de l’eau par un ferment soluble analogue à l’émulsine, aux dépens de certains principes analogues au myronate de potasse; ainsi l'alcool ne peut servir à extraire cette essence, et la distillation ne doit être employée qu’après une macération préalable dans l’eau froide, la chaleur coagulant, comme le fait l’alcool, le ferment qui cause le dédoublement.

On retire cette essence des tubercules d ’Allium salivum et d ’Allium cepa, des feuilles d ’Alliaria saliva ; les feuilles et les semences d ’lberis amara et de Thlaspi arvense, les semences de Capstlla Bursa pastoris, la fournissent

accompagnée d’essence de moutarde dans les proportions de 90 pour 100 de la première et de 10 pour 100 de la seconde; enfin, beaucoup d’autres Crucifères donnent une essence d’ail mélangée de divers principes sulfurés : telles sont les semences de Brassica napus, les feuilles de Cochléaria, de Lepidium sativum, de Raphanus salivus, etc.... L’huile essentielle d’Assa fœtida se comporte chimiquement comme l’essence d’ail ; sa combinaison mercurielle distillée avec du sulfocyanate de potassium (Hlasiwetz) donne de l’essence de moutarde.

Formation. — 1. On chauffe vers 100° le sulfure de potassium avec l’essence de moutarde. (Wertheim.)

2. On chauffe doucement avec du potassium l’essence de moutarde. (Gerliardt.)

Préparation. — On fait tomber goutte à goutte de l'iodure d’allyle dans une solution alcoolique de monosulfure de potassium. Ou distille ; le liquide distillé est additionné d’ean pour séparer le sulfure d’allyle ; celui-ci est séché sur du chlorure de calcium fondu. (Cahours et Hoffmann.)

Propriétés. — Cet éther est peu soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et l’éther ; son odeur est caractéristique. Il bout à 140°.

Lorsqu’on mélange des solutions alcooliques de sulfure d’allyle et de biclilorure de mercure, il se forme un précipité mixte dont une partie se dissout dans l’alcool et a pour formule (C6H*)aHsS*,HgS,5HgCl ; ce corps, distillé avec- le sulfocyanate de potassium, donne l’essence de moutarde accompagnée de beaucoup d’autres produits. Le bichlorure de platine donne dans les mêmes conditions le précipité : 3[(C8Hi)2H3S2,Pt!!St] + [C6H4(HCl)]5PtsCl4.

Mis en contact avec l’iodure d’allyle, il donne naissance à l’iodure de triallvlsulfine (C6H5)3S2I ( Voy. ce mot). (Cahours et Hoffmann.)

Agité avec une solution aqueuse concentrée d’azotate d’argent, il fournit des cristaux prismatiques très-solubles dans l’eau et l’alcool chaud, peu solubles dans l’alcool froid, qui ont pour composition (G6H4)2H2S2, 2AgO,Az03; l’ammoniaque détruit cette combinaison. (Ludwig.)

ETHER ALLYLAZOTIQUE

t Ép. : C6IP(Az0\H0).

( At. : CMF.AzO

Syn. : Azotate d’allyle.

On fait réagir le bromure d’allyle sur l’azotate d’argent dissous dans l’alcool. C’est un liquide très mobile, d’odeur repoussante, bouillant à 406° et possédant à 10° une densité égale à 1,09. (L. Henry.)

ACIDE ALLYLSULFU R EUX ISOMÉRIQUE

Forüa.

( Éq. : C*Hi(S,,H*0‘) .

( At. : C3Hs,S03.

Svn. : Acide allylsulfonique.

Il paraît se former à l’état de sel de potassium dans les conditions suivantes :

On fait bouillir 8 à d 0 heures l’iodure d’allyle avec une solution concentrée de sulfite de potassium ; on chasse ensuite l’excès d’iodure d’allyle par distillation. On évapore à siccité et on reprend le résidu par l'alcool bouillant, qui laisse déposer par refroidissement un sel ayant pour formule :

5 [C6H*(SsHK06] + 2 Kl.

On chauffe ce sel avec de l’acide sulfurique concentré jusqu’à expulsion complète de tout l’iode et de tout l’acide sulfurique ; on reprend le résidu par l’alcool, on neutralise cette solution par du carbonate de potasse, on l’évapore à siccité et on reprend le résidu par de l'alcool bouillant ; celui-ci par refroi. dissement laisse déposer un sel ayant à peu près la composition de l’allylsulfite de potassium C6H*(S*BK0*) (?). (À. de Rad.)

ÉTHER ALLYLSL LFURIQUE ACIDE

j Éq. : C°H‘(SW).

' l At. : C3H*.SH04.

Syn. : Acide sulfoaUylique, — Acide allylsulf urique

On ne le connaît qu’à l’état de sel.

Son sel de baryte se prépare en mélangeant à froid volumes égaux d’acide sulfurique et d’alcool allylique ; après une demi-heure de contact, on étend le liquide 5 à 6 fois son volume d’eau et on achève la préparation comme celle de de l’éthylsulfate de baryte; il a pour formule C6H‘(S2HBa08). Les sels de strontium et de plomb sont également cristallisés. (Cahotirs et Hoffmann.)

L 'éther allylcarboriique (C6H4)2C2H206 ne paraît pas avoir été obtenu à l’état de pureté, en faisant agir soit le sodium sur l’éther allyloxalique, soit l’iodure d’allyle sur le carbonate d’argent. (Cahours et Hoffmann.)

ACIDE ALLYLDITHIOCARBONIQÜË

Form.

Éq. : C6H4(CsII2SiO-).

At. : C3HS.C11S!0.

Svn. : Acide allylxantliique.

En faisant réagir une solution concentrée de potasse et du sulfure de carbone sur l’alcool allylique, on obtient des aiguilles jaunes cristallisées d’allvlxanthate de potassium. (Cahours et Hoffmann.)

ÉTHER ALLYLTRITHIOCARBONIQIJE

Form.

Éq. : (C6Hl)2C!Il2S8.

At. : (C3HS)2CS3.

Syn. : Sulfocarbonale d'allyle. .

On le prépare comme l’éther amylique correspondant. Il bout à 170°-175°; sa densité est de 0,945. (Husemann.)

ÉTHER ALLYLBORIQUE

Form.

; Éq. : (C**)*BO*,5HO.

j At. : (C3I1S)3B03.

Syn. : Borate d'allyle.

Préparation. — 1. On dirige un courant de chlorure de bore dans l’alcool allylique anhydre. 11 se dégage de ’acide chlorhydrique et le liquide se sépare en deux couches dont la supérieure constitue le borate d’allyle. Ce procédé fournit un faible rendement. (Councler.)

2. 11 vaut mieux chauffer pendant quelques heures à 150° en vase clos l’anhydride borique (1 p.) avec l’alcool allylique anhydre (3 à 4 p.). On distille ensuite en recueillant ce qui passe au-dessus de 160° et on rectifie de nouveau à 168°-175°. (Councler.)

Propriétés. — C’est un liquide incolore, d’une odeur irritante, immédiatement décomposable par l’eau avec mise en liberté d’acide borique. II bout à 4 68°-l 75°.

Lorsqu’on le dissout dans quatre fois son poids de tétrachlorure de carbone et qu’on y fait tomber goutte à goutte du brome dissous dans le même véhicule, les deux corps se combinent; on sépare par distillation le brome en excès et le tétrachlorure de carbone, et il reste un liquide visqueux brunâtre qui est l’hexabromure de borate d’allyle [C6H4)3B03,3H0JBr6. Ce. corps se décompose à

ÉTIIERS. 4b5

120° avec dégagement d’acide bromhydrique ; l’eau le décompose en acide borique et alcool dibromopropylique :

[(C6H4)3B03.3H0]Br6 + 3H202 = B03,3H0 + 5 CeH6Br20!. (Councler.)

ÉTHER ALLYLFORMIQUE

Form.

Éq. :

At. : C3Hs.CH0!.

Syn. : Formiale d'allyle.

Préparation. — Ce corps prend naissance dans la préparation de l’acide formique au moyen de la glycérine et de l’acide oxalique toutes les fois qu’on laisse la température dépasser 200°. On recueille ce qui distille entre 200° et 260°; on lave ce liquide avec une solution de carbonate de potasse, on le sèche sur du chlorure de calcium fondu et on le rectifie à plusieurs reprises.

Il se forme, par suite du dédoublement de la monoformine de la glycérine en eau, acide carbonique et alcool allylique, et de la combinaison de cet alcool avec l’acide formique qui est le produit principal de la réaction :

(Tollens et Weber — Tollens et Kemp — Tollens et Henninger.)

Propriétés. — C’est un liquide incolore, doué d’une odeur aussi irritante que celle de l’essence de moutarde. Il bout à 82°-85° sous la pression de 762mm; sa densité est de 0,9322 à 17°, 5. La potasse le saponifie en ses deux . composants.

ÉTHER ALLYLACÉTIQUE

Form.

Syn. : Acétate d’allyle.

Éq. : C6H4(C4H404).

At. : C'Tls.C2Hr’02.

Préparation. — On fait tomber peu à peu de l’iodure d’allyle sur de l’acétate d’argent sec ; la réaction est très vive ; lorsqu’elle est apaisée on distille ; le liquide distillé est rectifié à deux reprises sur de l’acétate d’argent. (Cahours et Hoffmann.)

Propriétés. — Liquide incolore, d’une odeur aromatique et piquante, plus éger que l’eau. Il bout à 102°- 103° (Cahours et Hoffmann); à 104°- 103° (Brühl).

EKCYCLOPÉDIE CHIMIQDE.

ÉTHERS ALLYLPROPIONIOUES

On ne connaît que des éthers dérivés d'acides propioniques substitués, savoir :

L’étlier allyl-a-bichloropropionique bouillant à 176°-178°.

L’éther allyl-p-bibromopropionique bouillant à 215°-220°; sa densité est de 1,843 à 0° et de 1,818 à 20°; sous l’influence de l’hydrogène naissant il donne l’éther allvlaerylique (voir ce mot).

Ces deux éthers se se préparent comme les éthers éthyliques correspondais. (Caspary et Tollens — Munder et Tollens.)

ÉTHER ALLYLBUTYRIQUE

F orm.

Éq.: C6H‘(CsH80').

At. : C5H5.C*H702.

Syn. : Butyrate d’allyle.

On le prépare comme l’éther allylacétique.

Il bout vers 140° (Cahours et Hoffmann); vers 145° (Berthelot et de Luca).

ÉTHER ALLYLISOVALÉRIQUE

Éq. : C6Iil(C10H10O4) .

At. : Cr’Hs.CsH502

Syn. : Isovalérate d'allyle.

On le prépare comme l’éther allylacétique. Il bout à 162°. (Cahours et Hoffmann).

ÉTHER ALLYLACRYLIQUE

Form.

Syn. : Acrylate d'allyle.

Éq. : C6H*(CSH*Q*).

At. : Cr,H5.C3H?0*.

Préparation. — On le prépare comme l’éther éthylacrylique en dissolvant dans l’alcool l’éther allyl-3-bibromopropionique et le traitant par l’hydrogène naissant (Zn 4- SO’HO)

CW^H^BrW) + Hs = CHl^CHPO1) 4- 2HBr.

Propriétés . — G’est un liquide incolore, doué d’une odeur irritante et trèsdésagréable.

Il bout à H9M20».

Lorsqu’on le soumet à la distillation, une partie distille inaltérée, puis à un certain moment le reste se transforme en un polymère gélatineux qu’une température plus élevée transforme partiellement, d’une façon inverse, en éther allylacrylique. Exposé longtemps à la lumière solaire, il se transforme en un polymère solide dur et incolore. (Caspary et Tollens.)

ÉTHER ALLYLBENZOIQUE

Form.

Éq. : C6H‘(G«H«0‘).

At. : CHP.CTFO8.

Syn. : Benzoate d’allyle.

Un le prépare soit comme l’éther allvlacétique au moyen de l’iodure d’allyle et du benzoate d’argent, soit en faisant réagir le chlorure de benzoïle sur l’aleool allylique.

Il bout à 228°. (Cahours et Hoffmann.)

ÉTHER ALLYLSULFOCYANIQUE

Form.

Éq. : G6Ht(C2HAzSï).

At. : CHP.CAzS.

Syn. : Sulfocyanate d'allyle.

On a vu précédemment (V. Généralités, homérie dam les éthers) pourquoi les modes généraux de préparation des éthers sulfoeyaniques ne s’appliquaient pas au sulfocyanate d’allyle, ou plutôt dans quelles conditions spéciales ils devaient être appliqués pour éviter la formation de son isomère, la sulfocarbimide allylique. Nous ne reviendrons donc pas sur cette question d’isomérie.

Préparation. — 1° On dissout 1 partie de sulfocyanate de potassium dans 2 à 3 parties d’alcool à 90 »/„; à cette solution, maintenue dans la glace fondante, on ajoute peu à peu une quantité équivalente de bromure d’allyle. Quand le dépôt de bromure de potassium cesse d’augmenter, on verse dans le liquide de l’eau à 0° environ, et on sépare le liquide huileux qui vient surnager; on le sèche sur du chlorure de calcium. (Gerlich.)

2“ On laisse en contact pendant douze heures, dans un endroit frais, une solution éthérée de chlorure de cyanogène avec de l’allylmercaptide de plomb récemment préparé :

(C6H4)HPbS2 -H CsAzCl = C6H4(C2HÀzS2) 4-PbCl.

On décante le liquide élliéré et on l’abandonne à l'évaporation spontanée. (Billeter.)

Propriétés. — C’est un liquide incolore, d’une odeur vive. La densité est de 0° à 1,071 et de 1,056 à 15°. Il bout à 161°. Il se transforme partiellement à la longue en son isomère la sulfoçarbimide allylique ; cette transformation est trèsrapide à chaud; en effet, lorsqu’on le distille, le point d’ébullition s’abaisse progressivement et finit par se fixer à 148°-149°, point d’ébullition de cet isomère.

L’hydrogène naissant (Zn-f-HCl) à basse température donne naissance au mercaptan allylique et à l’acide cyanhydrique (Gerlich) ; l’amalgame de sodium fournit du sulfure de sodium et de l’allylcarbylamine, celle-ci provenant de la sulfoçarbimide qui a pris naissance en vertu d’une transposition moléculaire provoquée par la chaleur, car la réaction est assez violente. (Billeter.)

La potasse alcoolique le dédouble à froid en mercaptan allylique et sulfocyanate de potassium. Il ne réagit ni sur l'ammoniaque, ni sur le nitrate d’argent ammoniacal, ni sur le biehlorure de mercure, ce qui le différencie de l’essence de moutarde ou sulfoçarbimide allylique.

ÉTHER ALLYLOXALÏQUE

Form.

Syn. : Oxylate d’allyle.

|,Éq. : (C6H4)2C4H208.

I At. : (C3H5)2C204.

Préparation. — On verse peu à peu de l’iodure d’allyle dissous dans l’éther anhydre sur de l’oxalate d’argent délayé dans ce même véhicule ; on effectue cette opération dans un appareil à reflux afin de faire retomber les vapeurs qui se dégagent sous l’influence de la chaleur produite par la combinaison. On incline ensuite le réfrigérant en sens contraire et on distille d’abord au bain-marie l’éther, puis à feu nu l’oxalate d’allyle; celui-ci est rectifié une seconde fois sur de l’oxalate d’argent.

Propriétés. — Il est plus dense que l’eau; il bout à 207°.

L’eau le décompose très-rapidement; il donne avec l’ammoniaque aqueuse de l’oxamide et de l’alcool allylique ; avec l’ammoniaque alcoolique l’allyloxaméthane. Le sodium l’attaque rapidement, surtout à chaud; il se dégage de l’oxyde de carbone et il se forme une huile incolore qui paraît être le carbonate d’allyle. (Cahours et Hoffmann.)

ÉTHERS DES ALCOOLS ALLŸhlQUES CHLORÉ, BROMÉ ET IODÉ

Éther a-méthylallylique monobromé C2H2(C6H3Br02).

On fait réagir la potasse solide sur la méthyldibromhydrine (obtenue à l’aide du brome et de l’éther méthylallylique). Il se forme en même temps de l’éther méthvlpropargylique.

Cet éther bout à 115°-H6°; sa densité à 10° est égale à 1,35. (Henry.)

Éther éthylallylique monochloré C4H*(C6HSG102).

On en connaît deux isomères. On les obtient au moyen de l’épidichlorhydrine et de la potasse alcoolique : celui (a) qui dérive de l’épidichlorhydrine a bout à 110° (Friedel et Silva); celui (p) qui dérive de l’épidichlorhydrine p bouta 120°-125°. (Friedel et Silva.)

Éther a-é thy lallylique monobromé C H4(C6H5Br02).

On distille sur de la soude l’éthyldibroinhydrine.

11 bout à 130°-135°. (Henry.)

Éther éthylallylique bibromé C4H‘(CcIItBr20?).

Il se forme par la combinaison du brome avec l'éther éthylpropargylique. (Liebermanu et Krelschmer.)

Éther éthylallylique trîiodé C‘Hi(G6H3F02).

Il prend naissance quand on fait réagir l’iode dissous dans l’éther sur la combinaison argentique de l’éther éthylpropargylique. (Henry.)

Éther éthylallylique iodo-bibromé C*H‘(C‘H3Br!I0!).

Il paraît se former par combinaison du brome à l’éther éthylpropargylique iodé. (Liebermann.)

Éther p-bromoallylique C6H4(CeH4Br202).

Il se forme en même temps que l’alcool propargylique dans l’action de la potasse solide sur l’alcool p-bromoallylique ; c’est le produit principal de la réaction.

Il bout à 212°-215°; densité à 17° = 1,7. (Henry.)

Éther «allylazotique chloré C6H3Cl(ÀzOs.HO).

On traite l’a-chloroidure d’allyle par le nitrate d’argent.

C’est un liquide insoluble dans l’eau et bouillant à 140°. (Romburgh.)

Éther p-allyazotique bromé C6H3Br(Az0s,H0).

On fait réagir l’épidibromhydrine p sur une solution alcoolique d’azotate d’argent.

Il bout à 4 40°-l 45° ; densité à 13° = 1,5. (Henry.)

Éther allylacétique chloré C6H3C1(C‘H404).

Le dérivé a prend naissance lorsqu’on traite par l’acétate de potassium l’épidichlorhydrine a ; le dérivé p se forme dans les mêmes conditions, en employant l’èpidichlorliydrine p.

On peut encore les obtenir en traitant par le chlorure d’acétyle l’alcool allylique chloré a ou p.

Le dérivé « bout à 145; le dérivé (î bout à 157M580. (Henry.)

Éther (S-allylacétique brome C6H3Br(CtIIi01) .

On le prépare à l’aide de l’épidibromliydrine et de l’acétate de potassium.

Il bout à 163M 640; densité à 12° = 1,57. (Henry.)

Ces éthers dérivent des alcools allyliques chlorés dont l’un bout (Henry) à 140°-145°, et l’autre (Martynow) à 4 56°-4 59° ; et des alcools allyliques bromés qui bouillent l'un à 115°-116°, l’autre à 155° (Henry).

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