‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 216 sur 419 · ÉTHERS DES GLYCOLS SATURÉS · texte numérisé non relu

ÉTHERS DES GLYCOLS SATURÉS

ÉTHERS DU GLYCOL ÉTHYLÉNIQUE

(Éthers du glycol ordinaire.)

:glycol monoéthylique

Form.

Éq. : C4H*(H202) (C4H'02) At. : C2H4.0H.G2H50.

Syn. : Monoe'thyline du glycol.

Préparation. — On le prépare en faisant bouillir pendant plusieurs heures, au réfrigérant ascendant, molécules égales de glycol monosodé et d’iodure d’éthyle :

C4H5Na04 -4- C4H5I = C4H2(H202)(C4H602) -4- Nal,

réaction comparable à celle qui engendre les éthers mixtes des alcools monoatomiques.

La réaction étant terminée, on distille au bain d’huile en recueillant ce qui passe au-dessous de 250°; ce mélange est alors soumis à des fractionnements à 125°-140°. (Wurtz.)

Propriétés. — C’est un liquide éthéré, bouillant à 134° ; sa densité à 13° est de 0,956. Traité par l’iodure de phosphore, il fournit l’iodoéthyline du glycol GiII2(HI) (G4II602) bouillant à 154°-d55°. (Demole.)

Traité par le potassium, il donne le glycol monoéthylique potassé C4HK(H202) (C4H'02) pendant qu’il se dégage de l’hydrogène. (Wurtz.)

GLYCOL DIÉTHYLIQUE

Form.

Syn. : Diéthyline du glycol.

i Éq. : C4H2(04H602)2 [ At. : C2H4.(C2H505)2.

Préparation. — On l’obtient parle même procédé de double décomposition que l’éther précédent, en vertu d’une double substitution de l’éthyle au potassium. On traite le glycol monoéthylique potassé par l’iodure d’éthyle :

C4HK(H202)(C4I1602) -+- C4IFI = C4H2(C4H602)2 + Kl.

On opère comme ci-dessus.

Propriétés. — Il bout à 123°,5 sous la pression de 759 millièmes ; sa densité à 0° est de 0,7993 ; il est insoluble dans l’eau. (Wurtz.)

L’éther proprement dit du glycol, c’est-à-dire le composé qui représenterait du glycol dont les deux molécules d’eau seraient remplacées par une molécule diatomique de glycol, ou qui serait au glycol ce que l’éther ordinaire est à l’alcool, n’existe réellement pas.

Si l’on considérait encore aujourd’hui les éthers proprement dits comme les anhydrides des alcools, l’oxyde d’éthylène serait l’éther proprement dit du glycol, sans qu’il ait besoin pour cela de doubler sa formule, de même que dans la formation des anhydrides acides, les acides monoatomiques doublent la leur et les acides bibasiques ne la doublent pas :

2C4H602 — H202 = C8Hl002

Alcool. Éther.

2C4H404 — H2Os = C8H605

Acide Anhydride

acétique. acétique.

Glycol. Oxyde

d’éthylène.

Acide Anhydride

succinique. succinique.

Mais les théories actuellement admises nous conduisent à considérer tout

autrement l'oxyde d’éthylène et ses homologues, tels que les oxydes de propylène, de butylène, etc....

L’oxyde d’éthylène en effet, tant par son mode de génération que par sa propriété de régénérer par fixation d’eau leglyeol, et d’engendrer par fixation d’hydracides ou d’oxacides les éthers monoacides du glycol, doit être assimilé au premier anhydride du glycol éthylénique ; il devient ainsi le type de toute une série homologue de corps dérivés des glycols homologues dont ils sont le premier anhydride. Ainsi l’on aura :

Glycol éthylénique. . C4H2(H202)(H202) Oxyde d’éthylène.. . C4H2(H202)( — )

— propylénique. C6 H4(H202)(H202) — de propylène. C6 H4(Hs02)( — )

— butylénique. . C8 H6(H202)(H202) — de butylène. . C8H6(H202)( — )

— amylénique. . C10H8(H202)(H202) — d’amylène . . C10H8(H202)( — )

Enfin, et pour des râisons analogues qui seront développées dans l’histoire chimique des alcools, lès alcools polyéthyléniques doivent être considérés comme des anhydrides successifs de plusieurs molécules condensées de glycol : leur mode de formation et les expériences de Wurtz, qui a démontré leur fonction alcoolique, viennent à l’appui de cette assertion. Leurs éthers seuls seront traités dans ce volume.

Cette hypothèse, d’ailleurs, n’est point particulièrement applicable aux glycols, elle doit se généraliser et s’étendre non seulement aux alcools, mais encore à toutes les molécules polyatomiques dont c’est une propriété générale de subir des condensations pour ainsi dire indéfinies, avec perte d’eau ; nous en avons déjà vu des exemples à propos des éthers siliciques, nous en rencontrerons encore un grand nombre d’autres à propos des alcools à atomicité élevée.

Enfin, on peut de la sorte grouper ensemble des composés qui n’ont en apparence aucun lien commun, mais dont on saisira la filiation par le tableau suivant :

Glycol. Oxyde

d’éthylène.

Dioxyéthylène.

Alcool

diéthylénique.

Alcool

triéthylénique.

Alcool

tétréthylénique.

L’histoire chimique de tous ces dérivés sera développée avee celle des alcools. (Voir Encyclopédie chimique : Alcools et Phénols.)

GLYCOL MONOCHLORHYDRIQUE

Éq. : C4II2(II202)(HC1) ! At. : CMH.OH.Cl.

Syn. : Monochlorhydrine glycolique.

Formation. — 1. On chauffe à 100° le g

ycol saturé d’acide chlorhydrique

Page 1