‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 218 sur 419 · SOI · texte numérisé non relu

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absorbé. On soumet alors le contenu des tubes à des rectifications répétées, de façon à recueillir ce qui distille à 128°. (Würtz.) 1

D’après Bouchardat, il vaudrait mieux employer le glycol légèrement hydraté, car le glycol pur dissout à 0° moins de 1 équivalent d’acide chlorhydrique et le rendement est par conséquent moins considérable.

2° On chauffe le glycol avec un léger excès de protochlorure de soufre, à la température de 100°, dans un appareil à reflux, tant qu’il se dégage des gaz sulfureux et chlorhydrique ; le produit brut est ensuite agité avec de l’éther pour séparer le soufre ; la solution éthérée est distillée pour chasser l’éther ; le résidu est agité avec du carbonate de potasse et rectifié comme on l’a vu plus haut. (Carius.)

Propriétés. — C’est un liquide incolore, inodore, insipide, neutre aux réactifs. Il bout à 128° (Wurtz), à 130°-151° (Henry); sa densité est de 1,24 à 8°. Il est miscible à l’eau en toutes proportions.

L’hydrogène naissant, fourni par l’amalgame de sodium, le transforme en alcool et acide chlorhydrique s’il est étendu d’eau et si la température ne s’élève pas : C4H2(H202)(HCI -+- H3 = C4H602 HCl ; sinon on obtient presque uniquement de l’oxyde d’éthylène. (Lourenço.)

Oxydé par l’acide chromique, il fournit de l’acide chloracétique : C4H2(H202)(HC1) -h 2 O2 = CHPC101 + HW. (Kriwaxin.)

Chauffé pendant trois heures à 130°-140° avec du brome en proportion équivalente (1 mol. pour 2 mol. de brome), il donne les acides bromhydrique et chlorhydrique, le chlorobromure d’éthylène G*H*ClBr (bouillant à 106°-109°), le bromure d’éthylène G'*H4Br2 (bouillant à 129M310), le glycol monobromhydrique (bouillant à 146°-149°), et enfin les acides bromacétique et bibromacétique. (G. Bouchardat.) L’acide bromhydrique dans ces conditions et à la température de 160°-170°, fournit principalement du chlorure d’éthylène CfiPCP, accompagné de chlorobromure et de bromure d’éthylène CHHCIBr et C4H4Br2, et enfin de glycol monobromhydriqueC4H2(H202)(HBr). (Demole.)

Le glycol monochlorhydrique est instantanément décomposé par une solution aqueuse concentrée de potasse (Wurtz) ; il se forme du chlorure de potassium et de l’oxyde d’éthvlène suivant l’équation :

C4H2iH202)(HCl) + KHO2 = KC1 + H202 -h C4H2(H202)(— )

Glycol monochlor- Oxyde

hydrique. d’éthylène.

Le glycol monochlorhydrique, chauffé à 180° avec une solution concentrée de bisulfite de sodium, donne naissance à l’acide iséthionique (Collmann) :

C4H2(HC1)(H202) H- S2Na206 = C4H2(S2HNa06)(H202) -+- NaCl.

Glycol monochlor- Bisulfite Iséthionate de sodium, hydrique de sodium.

1. D’après Schorlemmer, on pourrait obtenir une éthérification complète, et par suite la dichlorhydrine du glycol, en saturant complètement le glycol d’acide chlorhydrique et en chauffant suffisamment longtemps à 100“ en vase clos. On isole la dichlorhydrine de la monochlorhydrine qui se forme simultanément, au moyen de distillations fractionnées.

c’est ce qui a fait considérer ce corps comme l’éther sulfureux du glycol, ou tout au moins comme son isomère, s’il existe pour les glycols comme pour les alcools monoatomiques (Strecker) deux séries d’éthers sulfureux isomériques.

Le glycol monochlorhydrique s’unit directement aux jamines de la série grasse et à celles de la série aromatique pour former des corps dont quelquesuns représentent des synthèses des plus importantes.

Citons son union avec la triméthylamine : elle s’effectue directement et donne naissance au chlorhydrate de névrine :

C*Hs(H2Os)(HCl) + (CsH3)2Az = C10H14AzO2;

celui-ci, traité par l’oxyde d’argent humide, donne du chlorure d’argent et l’hydrate de l’oxyde correspondant, lequel n’est autre que la choline :

C10HuClAz02 + AgO.HO = C10H15Ag04 + AzCl.

(Wurfz.)

GLYCOL DICHLORHYDRIQUE

Form.

< Éq. ; C4H2(HC1)(HC1).

\ At. : C*H*.C1.C1.

Syn. : Dichlorhydrine glycolique, — Dichlorhydrine du glycol.

Cet éther est identique avec le chlorure d’éthylène C4H4C12. (Voir Encyclopédie chimique : Carbures d’hydrogène, p. 193.)

GLYCOL MONOBROMHYDRIQUE

Form.

J Éq. : C‘H2(H202)(HBr).

/ At. : C2H4.OH.Br.

Syn. : Monobromhydrine glycolique, — Monobromhydrine du glycol.

Formation. — Il se forme : 1° comme le glycol monochlorhydrique, lorsqu’on chauffe à 100° le glycol saturé d’acide bromhydrique (Henry), ou le glycol (3 mol.) avec le tribromure de phosphore (3 mol.). (Demole.)

2° En chauffant poids égaux de glycol et de bromure d’éthylène pendant plusieurs heures à 120° environ, en tubes scellés ; il est accompagné d’alcool diéthylénique (Lourenço) :

3[C4H2(H202)2] + C4H4Br2 = 2[C4H2(H2Q2)(HBr)] + C4H2(C4H2[H2Q2]2)(H202) +H202. Glycol. Bromure Glycol monobrom- Alcool diéthylénique.

d’éthylène. hydrique.

Propriétés. — Il bout à 147° (Henry), à 155° (Lourenço); sa densité est de 1,66 à 8°.

GLYCOL DIBROMHYDRIQUE

Form.

Éq. : C4H2(HBr)(HBr).

At.: C2ll4.Br.Br.

Svn. : Dibromhydrine glycolique, — Dibromhydrine du glycol. Il est identique avec le bromure d’éthylène G4H4Br2.

<Xoir Encyclopédie chimique : Carbures d’hydrogène, p. 201.)

GLYCOL MONOIODHYDRIQUE

Form.

Éq. : C4H2(1I202)(HI).

At. : C2H4.0H.I.

Syn. : Monoiodhydrine glycolique, — Monoiodhydrine du glycol.

Préparation. — On le prépare en chauffant pendant vingt-quatre heures, à 100°, le glycol monochlorhydrique avec de l’iodure de potassium en poudre. Le produit de la réaction est agité avec de l’eau, puis avec une solution alcaline, et enfin distillé dans le vide. (Boutlerow et Ossokine.)

L’action de l’acide iodhydrique sur le glycol donne seulement le glycol diiodhydrique ou iodure d’éthylène. (Simpson.)

Propriétés. — C’est un liquide huileux, assez soluble dans l’eau. 11 distille sans altération dans le vide, à la pression ordinaire il se décompose.

Traité par le zinc-méthyle, il fournit l’alcool isopropylique, et par le zinc-éthyle, un alcool butylique secondaire. (Boutlerow et Ossokine.)

GLYCOL DIIODHYDRIQUE

Form.

Éq. : C4H2(HI)(HI).

At. : G2H4.I.I.

Syn. : Diiodhydrine glycolique.

Il est identique avec l’iodure d’éthylène CHRP.

(Voir Encyclopédie chimique : Carbures d'hydrogène, p. 208.)

GLYCOL MONOSULFHYDRIQUE

Éq. : C4Hs(H202)(H2S!).

At. : C!H4.0H.SH.

Préparation. — On chauffe pendant un quart d’heure environ, à 100°, le glycol monochlorhydrique avec le sulfhydrate de potassium dissous dans l’alcool. La liqueur est sursaturée par l’acide chlorhydrique, évaporée à 50°-40° jusqu’à consistance huileuse, et agitée avec de l’alcool qui s’empare du glycol monosulfhydrique. La liqueur alcoolique est évaporée dans le vide. (Garius.)

Propriétés. — C’est un corps liquide, huileux, plus lourd que l’eau, doué d’une odeur de mercaptan.

Il précipite les solutions de la plupart des métaux proprement dits. Il donne par oxydation l’acide isèthionique.

En remplaçant le glycol monochlorhydrique par le glycol sulfhydrique, on obtient un corps qui paraît avoir pour formule C4Ha(H2S2)2.

La constitution et les propriétés de ces deux éthers sont d’ailleurs fort peu connues.

GLYCOL MONONITRIQUE

Form.

Éq. : C4H2(H202) (Az05H0) .

At. : C2H4.0H.Az03.

Syn. : Monomtrine éthylénique.

Préparation. — On verse peu à peu sur de l’azotate d’argent fondu, pulvérisé finement, du glycol monobromhydrique que l’on a préalablement dissous dans l’éther anhydre pour modérer la réaction. On sépare le liquide éthéré par filtration; il abandonne, par évaporation spontanée de l’éther, le glycol mononitrique brut. Celui-ci est neutralisé par du carbonate de potasse, desséché sur du sulfate de soude anhydre, dissous de nouveau dans l’éther anhydre et évaporé dans le vide.

Propriétés. • — C’est un liquide incolore, mobile, exhalant une légère odeur de fruits. Sa densité à 11° est égale à 1,31. 11 est soluble en toutes proportions dans l’eau. L’acide azotique le transforme en éther dinitrique, les chlorure et bromure de phosphore en chloro et bromonitrine, les chlorures des radicaux d’acides tels que le chlorure d’acétyle, en éthers à deux radicaux acides tels que l’acétonitrine. (Henry.)

On a obtenu ainsi les éthers suivants :

GLYCOL CHLORONITRIQUE ou CHLORONITRINE ÉTHYLÉNIQUE C4H2(HCl)(AzOs.HO).

1° On fait réagir le chlorure de phosphore sur le glycol mononitrique.

2° On verse peu à peu le glycol monochlorhydrique dans un mélange à volumes égaux d’acides sulfurique et azotique.

Dans les deux cas, le liquide huileux qui se sépare est lavé à l’eau, puis avec une solution de carbonate de soude et enfin séché sur du chlorure de calcium fondu.

C’est un liquide incolore, mobile, insoluble dans l’eau. Il bout sans décomposition à 149°-150°; sa densité à 20° est de 1,378. (Henry.)

GLYCOL BR0M0NITR1QUE ou BROMONITRINE ÉTHYLÉNIQUE C4H2(ïIBr)(Az05H0).

On le prépare comme le précédent ; ses propriétés sont analogues.

Il bout à 164°-165° ; densité à -+- 8° = 1,735. Il est un peu [moins stable que le glycol chloronitrique; il s’altère avec le temps, brunit et répand des vapeurs nitreuses. (Henry.)

GLYCOL ACÉTONITRIQUE (Voir plus loin : Glycol acétique).

GLYCOL DINITRIQÜE

Form.

; Éq. : C4H2(Az05.H0)2.

t At. : C2H4(Az03)2.

Syn. : Dinitrine éthylénique.

Préparation. — 1. On mélange le bromure, ou mieux l’iodure d’éthylène, avec une solution alcoolique de nitrate d’argent; la réaction commence à froid, on l’active en chauffant ; on le précipite par affusion d’eau, on le sèche sur du chlorure de calcium fondu. (Henry.)

2. On verse peu à peu le glycol (42 p.) dans un mélange fait à l’avance et bien refroidi d’acide azotique fumant (100 p.) et d’acide sulfurique concentré (200 p.). On refroidit avec soin pour que la température ne dépasse pas 30°. La dinitrine se sépare sous forme huileuse, on la lave avec une solution alcaline et on la sèche sur du chlorure de calcium fondu. (Champion.)

Propriétés. — Il est insoluble dans l’eau ; densité à 8°= 1,4837.

Il brûle vivement au contact d’un corps enflammé ; il détone violemment sous le choc du marteau en s’enflammant comme le fait la nitroglycérine. Sa vapeur produit, même à faible dose, de la céphalalgie. (Henry.)

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