‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 220 sur 419 · ÉTHER CARBONIQUE DU GLYCOL · texte numérisé non relu

ÉTHER CARBONIQUE DU GLYCOL

Éq. : C4H2(C2H206).

At. : (C2H4)"C03.

On le prépare en faisant réagir à la température ordinaire, en tubes scellés, un mélange en proportions moléculaires de glycol éthylénique et d’oxychlorure de carbone. Au bout de quelques heures de contact, on distille et on recueille ce qui passe à 236°.

C’est un corps qui cristallise en prismes blancs, fusibles à 38°, 5-39°, très solubles dans l’éther chaud, l’alcool et l’eau; il distille à 236°. (Nemirowsky.)

Éthylènc-diearbonate d’éthyle.

Le dérivé sodé du glycol, traité par l’éther éthylchlorocarbonique, fournit un liquide mobile, incolore, bouillant à 22o°-227°, et possédant la composition d’un éther carbonique mixte dérivé à la fois du glycol et de l’alcool éthylique :

fC4H2(C2H206) 1

Wallach lui a donné le nom d’éthylène-dicarbonate d’éthyle.

Soumis à une ébullition prolongée, il se dédouble en carbonate d’éthyle qui passe à 125°-i30°, et en un résidu volatil vers 260°, dont la nature n’est pas connue. (Wallach.)

ÉTHER SULFOCARBONIQUE DU GLYCOL

Form.

( Éq. : C4H2(C2H2S6).

( At. : (C2H4)".CSr’.

Syn. : Sulfocarbonate d'éthylène.

On prépare ce corps, qui paraît être l’éther sulfocarbonique du glycol, de la façon suivante : On mélange du sulfocarbonate de sodium avec de l’alcool absolu et du bromure d’éthylène ; la réaction terminée, on sépare la couche inférieure et on la distille dans un courant d’hydrogène ; lorsqu’il ne distille plus rien, on cpuise le résidu par l’éther, qui abandonne par évaporation le corps cherché.

Celui-ci est en prismes rhomboïdaux droits surmontés d’un octaèdre rhomboïdal. Ils sont insolubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool, très solubles •dans l’éther et surtout dans le sulfure de carbone; ils sont fusibles à 36°, 5, et cristallisent difficilement après la fusion.

Les divers réactifs agissent sur lui en formant des produits peu étudiés. (Husemann.)

ÉTHER MONOBORIQUE DU GLYCOL

Forai.

Éq. : 3[C4HS(H202)]B0S.3H0.

At. : 3[C2fI4.0H]B03.

On le prépare en chauffant le glycol avec l’anhydride borique dans un autoclave, comme on l’a vu pour les éthers boriques des autres alcools.

Il est en cristaux microscopiques, fusibles à 161M 62°, insolubles dans l’éther, solubles dans le chloroforme. L’eau les décompose en glycol et acide borique. (Gouncler.)

GLYCOL DIFORMIQUE

Form.

Éq. : C4H2(C2II204)2.

At. : C2H4.(CH02)2.

Syn. : Diformine du glycol.

Formation. — 1. On chauffe le glycol avec de l’acide formique concentré, on distille ensuite à point fixe. (Ilenninger.)

2. On chauffe le bromure d’éthylène avec de l’alcool et du formiate de potasse, en opérant comme pour la préparation du glycol au moyen de l'acétate de potasse. Le produit distillé renferme la diformine accompagnée d’une grande quantité de glycol libre. (Lorin.)

3. Lorsqu’on chauffe l’acide oxalique et le glycol, il se produit une monoformine (?) et une diformine dont la décomposition fournit de l’acide formique : on distille et, dans le produit complexe fourni par la distillation, on isole par des rectifications faites aux environs de 174° la diformine du glycol. (Lorin.)

Propriétés. — C’est un liquide incolore, bouillant sans décomposition à 174°.

Chauffé à 240° en vase clos, il se dédouble en volumes égaux d’éthylène, d’acide carbonique, d’oxyde de carbone et d’eau (Ilenninger) :

C4H2(C2H204)2 = G4H4+G204-t-C202 4- II202.

GLYCOL MONOAGÉT1QUE

Form.

Éq. : C4H2(H202)(C4H404).

At. : C2H4.0H.C2H302.

Syn. : Monoacétine du glycol.

Formation. — 1. On fait bouillir dans un appareil à reflux 1 p. d’acétate de

potasse avec 1 p. de bromure d’éthylène dissous dans 2 p. d’alcool à 85 % î quand le dépôt de bromure de potassium cesse d’augmenter, on décante la liqueur, on chasse l’alcool par distillation et on distille le glycol monoacétique au bain d’huile. (Atkinson.)

En variant les proportions des corps réagissants, on n’obtient que du glycol accompagné seulement d’éther acétique. Ainsi on prépare directement le glycol en faisant bouillir au réfrigérant ascendant, pendant 20 heures environ, 195 gr. de bromure d’éthylène dissous dans 200 gr. d’alcool à 90% et 102 gr. d’acétate de potasse fondu. (Demole.) (Voir Encyclopédie chimiqüe : Alcools et ■phénols, p. 187.)

2. On chauffe pendant 24 heures, à 200°, en tubes scellés, quantités équivalentes de glycol et d’acide acétique cristallisable, on distille et on fractionne pour recueillir ce qui passe aux environs de 180°. (Lourenço.)

3. On chauffe à 170°, pendant quelques heures, le glycol avec l’anhydride acétique; on soumet le produit de la réaction à la distillation fractionnée. (Simpson.)

Propriétés. — Il bout à 182° ; il se mêle à l’eau en toutes proportions.

Chauffé avec le bromure d’éthylène et l’alcool dans certaines proportions, il se transforme en glycol. (Demole.) Le chlorure d’aeétyle réagit sur lui en donnant le glycol diacétique et le glycol acétochlorhydrique. (Voir plus bas.) (Lourenço.) Chauffé avec le glycol monosodé, pendant 12 heures, à 130°-1400, il donne l’alcool diêthylénique et de l’acétate de soude (Moohs) :

C*Ht(H>0*)(C*H*0*) + C4HNa(H202)2 = C4H2(C4H«04(H202) -+- C4H5Na04.

Glycol Glycol Alcool Acétate

monoacétique. monosodé. diêthylénique. de soude.

GLYCOL DIACÉTIQUE

Form.

Éq. : C4H!(C4H404)2.

At. :C*H*.(C*H*0*)*.

Syn. : Diacétine du glycol. — Diacétine éthylénique.

Formation. — Il prend naissance, mélangé de glycol acétochlorhydrique, lorsqu’on traite le glycol monoacétique par le chlorure d’acétyle (Lourenço) :

C4H2(Hs02)(C4H404) -+- CdFCIO2 = C4H2(HC1)(C4H404) -4-C«H*Q*

Glycol Chlorure Glycol Acide

monoacétique. d'acétyle. acétochlorhydrique. acétique.

C1II2(II-02) (C4H4Ol) -+- CTPO4 = C4H2(C4H404)4.

Glycol Acide Glycol

monochlorhydrique. acétique. diacétique.

Préparation. — 1. On mélange 100 p. de bromure d’éthylène à 180 p. d’acétate d’argent sec, en ajoutant de l’acide acétique cristallisable de façon à obtenir une pâte semi-fluide. On introduit celle-ci dans un matras à long col et on chauffe pendant plusieurs jours tant qu’il reste de l’acétate d’argent non décomposé. Alors on épuise la masse par de l’éther, on chasse celui-ci par distillation au bain-marie, et enfin on rectifie au bain d’huile à 180°-190°. (Wurtz.)

2. On chauffe à 150°-200°, au réfrigérant ascendant, une molécule de bromure d’éthylène avec une moléeule d'acétate de potasse fondu ; la réaction terminée, on distille et on rectifie pour séparer le bromure d’éthylène non attaqué. On doit opérer sans addition d’alcool, sinon le glycol diacétique se dédoublerait en plusieurs produits au nombre desquels figure le glycol dans la proportion de 40 à 45 pour 100 du bromure d’éthylène employé. (Demole.)

La réaction qui, dans ces deux procédés, donne naissance au glycol, est la suivante :

C4II2(HBr)2 -4- 2C4fi5AgOi = C4H!(C4H404)2 -+- 2AgBr Bromure Acétate Glycol Bromure

d’éthylène. d’argent. diacétique. d’argent.

Propriétés. — Il bout à 186°-187°; sa densité à 0° est de 1,128; il se dissout à 22° dans sept fois son volume d’eau. (Wurtz.)

L’alcool à 82 % le dédouble en acide acétique, glycol monoacétique et éther acétique ; s’il y a du bromure d’éthylène en excès (ce qui est le cas dans la préparation du glycol), il se fait de l’éther acétique et du glycol. (Demole.)

GLYCOL ACÉTOCHLORHYDRIQUE

Form.

Éq. : C4H2(C4H404)(HC1).

At. : C2H4.C2H502.C1.

Syn. : Acétochlorhydrine du glycol.

Préparation. — 1. On chauffe pendant4 ou 5 heures, à 100°, en tubes scellés, un mélange de 1 molécule de glycol avec 1 molécule d’acide acétique cristallisable qu’on a saturé à froid de gaz chlorhydrique. On précipite le contenu des tubes par l’eau ; la partie insoluble est soumise à des fractionnements pour éliminer les glycols monoacétique et monochlorhydrique formés simultanément. (Simpson.)

2. On fait passer un courant de gaz chlorhydrique sec dans le glycol monoacétique maintenu à 100°; on isole le glycol acétochlorhydri que comme cidessus. (Simpson.)

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