C16II8C1 +KI102 + G4H5K02 = C16H6(H202)(G4H602) + 2KC
C’est un liquide insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’éther, bouillant à 2500-252<). (Grimaux.)
ÉTHER DIACÉTIQUE. C16H6(C4H404)2.
On le prépare en chauffant en tubes scellés, à 1 50°, pendant 2 heures, le chlorure de tollylène et l’acétate de potassium dissous dans l’alcool. On précipite par l’eau, on redissout dans l’éther la partie qui se sépare et on évapore la solution èlhérée.
Il constitue des cristaux fusibles à 47°, facilement solubles dans l’alcool et l’éther. (Grimaux.)
ÉTHER MONOBENZOÏQUE. CwHe(Ha02)(C*4H604).
En remplaçant dans l’opération précédente l’acétate par le benzoate de potassium et en chauffant à 100° pendant 24 heures, on n’obtient que le monobenzoate.
Ce sont de longues aiguilles fines, solubles dans l’alcool et l’éther, fusibles à 73°-74°. (Grimaux.)
Les éthers dichlorhydrique C16H6(HC1)2 et dibromhydrique CI6H6(HBr)2 sont identiques avec les chlorure et bromure de tollylène C16H8Cl2 et CwH8Br2 (Xylène ou méthyltoluène bichloré, bibromé). (Grimaux — Lauth et Grimaux.)
ÉTHERS DU GLYCOL STYROLÉNIQUE [Éthers du phénylglycol.)
ÉTHER DIACÉTIQUE. C16H6(C4H404)2.
On l’obtient par l’action du chlorure d’acétyle sur le phénylglycol.
C’est un liquide oléagineux qui n’a pu être solidifié.
ÉTHER DIBENZOIQUE. C16H6(C14H604)2.
On l’obtient comme le précédent à l’aide du chlorure de benzoïle.
Il est en fines aiguilles blanches, fusibles à 96°-97°, sublimables sans décomposition. (Wachendorff et Zincke.)
§ VI
ÉTHERS DES GLYCOLS XYLÉNIQUES
Voir : Encyclopédie chimiqoe, Carbures d’hydrogène, Chlorures et bromures ortho et méta-xyléniques. (Golson.)
ÉTHERS DES GLYCOLS STILBÉNIQUES
On connaît deux glycols isomériques C28II12(1I209)2 dérivés tous deux du stilbèneetqui prennent simultanément naissance dans l’hydrogénation de l’aldéhyde benzoïque : ce sont l’hydrobenzoïne et l’iso-hydrobenzoïne. Les éthers de ces deux isomères s’accompagnent généralement dans l’acte de l’éthérification.
ÉTHERS DE L’HYDROBENZOÏNE
On chauffe l’éther chlorocarbonique avec; le dérivé sodé de l’hydrobenzoïne obtenu en traitant par l’amalgame de sodium la solution de ce corps dans la benzine.
Il cristallise en longues aiguilles fusibles à 125°, solubles dans l’alcool et dans l’éther. (Wallach.)
On chauffe à 180° l’hydrobenzoïne avec l’acide acétique cristallisable.
Il constitue de longues aiguilles fusibles à 84°, très solubles dans l’alcool, l’éther et l’acide acétique.
ÉTHER DIACÉTIQUE. C28H10(G4H404)s.
On traite à froid l’hydrobenzoïne par le chlorure d’acétyle; ou bien on chauffe le bromure de stilbène avec l’acétate d’argent ; dans ce dernier cas il se forme simultanément l’éther diaeétique de l’isohydrobenzoïne.
Il se présente en prismes clinorhombiques fusibles à 134°, peu solubles dans l’alcool froid.
ÉTHER M0N0BENZ0IQUE. C28H10(H202)(CwH604).
On le prépare en chauffant l’hydrobenzoïne à 160° avec 3 fois son poids d’an-
hydride benzoïque. Le produit brut est neutralisé par du carbonate de soude et traité par l’eau chaude qui enlève l’excès d’hydrobenzoïne et l’excès d’acide benzoïque à l’état de benzoate. On épuise alors par l’éther qui ne dissout que le monobenzoate d’hydrobenzoïne, tandis que le dibenzoate qui se forme en même temps reste dans le résidu. On évapore l’éther qui l’abandonne sous forme de fines aiguilles fusibles à 160°-161°.
ÉTHER D1BENZ01QUE. C28H10(CuH604)2.
On l’extrait des résidus de l’opération précédente par épuisement au moyen de l’alcool chaud. On peut encore chauffer le bromure de stilbène avec du benzoate d’argent ; il se forme alors en même temps l’éther isomérique de l’isohydrobenzoïne.
Il cristallise en petites aiguilles fusibles à 247°, peu solubles dans l’alcool froid et dans l’éther, beaucoup plus solubles dans l’alcool bouillant.
ÉTHERS DE L’ISOHYDROBENZOÏNE
Dans la préparation des éthers de l'hydrobenzoïne, il se forme toujours une certaine quantité des éthers correspondants de l’isohydrobenzoïne ; ces composés isomériques se ressemblent beaucoup et sont parfois fort difficiles à séparer à cause de leurs propriétés très voisines ; ils ne sont guère différenciés que par leur point de fusion notablement moins élevé.
L 'étlier carbonique C2SH10(C2ïPO8) se prépare comme celui de l’hydrobenzoïne en chauffant lether chlorocarbonique avec le dérivé sodé de l’isoliydrobenzoïne que l’on obtient en traitant ce corps dissous dans l’éther par l’amalgame de sodium.
On peut le préparer directement de la façon suivante qui dispense de la préparation préalable de l’isohydrobenzoïne.. On dissout dans l’éther absolu de l’aldéhyde benzoïque et de l’éther chlorocarbonique ; on y ajoute peu à peu un excès d’amalgame de sodium, on chauffe quelques heures au réfrigérant à reflux, puis on filtre chaud. Le carbonate d’isohydrobenzoïne cristallise par refroidissement. Dans cette réaction on n’obtient pas de carbonate d’hydrobenzoïne.
L’éther carbonique de l’isohydrobenzoïne cristallise en prismes monocliniques fusibles à 110°. Il ne se dissout en quantités notables que dans l’alcool, l’éther et la benzine bouillants. Il est saponifié rapidement par la potasse alcoolique, lentement par l’eau bouillante, en acide carbonique et isohydrobenzoïne. (Wallaeh.)
L'éther monoacétique forme une grande partie du produit brut qu’on obtient en chauffant les acétates de potassium ou d'argent avec le bromure de stilbène. Il fond à 87°-8,8°.
L'éther diacétique se prépare en chauffant le corps précédent avec l’anhy-
dride acétique, ou en faisant réagir le chlorure aeétique sur l’isohydrobenzoïne. Il se distingue de son isomère par son point de fusion situé à 117°-H80, et par sa plus grande solubilité dans l’alcool froid.
L’éther monobenzoïque se forme dans la préparation de l’éther monobenzoïque de l’hydrobenzoïne. Il fond à 130° et se dissout facilement dans l’alcool froid.
L’éther dibenzoïque prend naissance, lui aussi, dans la préparation de son isomère l’éther dibenzoïque de l’hydrobenzoïne. Il fond à 155M560. On le sépare de celui-ci en mettant à profit sa moindre solubilité dans l’éther et l’alcool froids ; il est moins soluble dans ces véhicules que l’éther monobenzoïque. (Fittig et Àmmaunn — Forst et Zincke — Limpricht et Schwanert.)
g VIII