ÉTHERS DE LA BENZOPINAGONE
Ces éthers ne sont pas connus jusqu’à présent.
§ IX
ÉTHERS DU GLYCOL CuH10(H2O2)2.
En traitant le p naphtol par le chloroforme en présence de la soude, on obtient, en même temps qu’un aldéhyde CMH80S un glvcol ayant pour formule C«H“0\ (Rousseau.)
Ce glycol fournit un certain nombre d’éthers dont l’étude est due à G. Rousseau.
ÉTHER MONOCHLORHYDRIQUE CMH10(H20S)(HC1) -f- HCl 3H202.
On chauffe ce glycol pendant plusieurs heures, en tubes scellés, à 150M600 avec 15 ou 20 fois son poids d’acide chlorhydrique fumant; les cristaux qui se déposent par refroidissement sont purifiés par une seconde dissolution dans une solution d’acide chlorhydrique, ils sont ensuite essorés et séchés : ils ont alors pour formule CuH16(H203(flCl) 4- 1ICI-|-H202. En les faisant recristalliser dans l’acide acétique leur formule devient CuH10(H2O2) (HCl) -t-C*H*0*.
Ces cristaux s’altèrent lentement à l’air.
La potasse alcoolique le transforme en éther éthylique ; l’aleool bouillant
en un anhydride CuH10(H2O2)( — ), l'hydrogène naissant en alcool monoatomique CuH1402.
ÉTHER MONOBROMHYDRIQUE CwH10(H202)(HBr) + HBr + 3H202.
On le prépare en chauffant le glycol à 100°, à l’air libre, avec un grand excès d’acide bromhydrique. Les cristaux qui se forment pendant le refroidissement sont essorés et séchés dans le vide sec.
Ses propriétés sont les mêmes que celles de l’éther chlorhydrique.
11 forme avec le brome un éther bibroméCuH10(H202)(HBr)Br2.
ÉTHER IYI0N0I0DHYDRIQUE.
En chauffant le glycol avec de l’acide iodhydrique (solution bouillant à 127°), il prend naissance un éther monoiodhydrique biiodé CuH10(H202)(HI)I2.
ÉTHER 1YI0N0SULFURIQUE CuH10(H202)(S2H208) + S2H208 + H202.
On chauffe pendant une heure au bain-marie 1 partie de glycol avec 5 parties d’acide sulfurique à 66° B.; on opère ensuite comme pour l’éther chlorhydrique.
ÉTHER DIN1TRIQUE CuH10(AzO5,HO)2.
On chauffe le glycol avec de l’acide azotique (D = 1,2) jusqu’à la température d’ébullition ; on filtre sur de l’amiante et par refroidissement l’éther cristallise.
ÉTHER DIACÉTIQUE CuH10(C*H‘0*)2.
On chauffe le glycol au réfrigérant ascendant avec 8 ou 10 fois son poids d’acide acétique anhydre, on verse dans l’eau lé produit de la réaction et on fait recristalliser dans la benzine bouillante la matière pâteuse qui se sépare.
11 fond à 192°, 5.
ÉTHER PROPREMENT DIT. C41fl1202.l
Ce corps est plutôt l’anhydride du glycol; il joue vis-à-vis de lui, tant par son mode de formation, que par ses propriétés de reproduire d’autres éthers en se combinant avec les acides, le rôle que joue l’oxyde d’éthylène vis-à-vis du glycol ordinaire.
On l’obtient par déshydratation du glycol CuHu04 : soit en chauffant celui-ci avec le perchlorure de phosphore ou les hydracides, soit en décomposant ses éthers par l’alcool bouillant (sauf l’éther iodhydrique et l’éther acétique). On le purifie par cristallisation dans la benzine bouillante.
Il fond à 198°, 5.
ÉTHER ÉTHYLIQUE.
Il ne paraît pas avoir été obtenu dans un état de pureté parfaite, en faisant réagir la potasse alcoolique ou l’éthylatc de sodium sur la monochlorhydrine ou la monobromhydrine de ce glycol ; le corps que l’on obtient, fusible à 144°, n’est pas homogène.
(G. Rousseau.)