Voir Carbures d’hydrogène, p
Chauffée à 160°-170°, pendant trente à quarante heures, en présence de l’eau elle régénère la glycérine et l’acide chlorhydrique. Traitée par la potasse, elle donne l’épidichlorhydrine, par l’alcoolale de sodium la triéthyline, par une solution alcoolique de sulfure de potassium la trisulfhydrine.
a MONOBROMHYDRINE. C6H2(lP02)2(HBr).
Préparation. — On mélange peu à peu et en refroidissant, 500 gr. de bromure de phosphore à 500 gr. de glycérine ; au bout de 24 heures on distille jusqu’à ce que la masse se boursoufle. Le produit distillé est un mélange d’acroléine, d’épibromhydrine, de monobromhydrine, de dibromhydrine et de divers autres produits bromès : la séparation de tous ces corps est une opération délieate et compliquée. La majeure partie de la monobromhydrine et de la dibromhydrine restant dans le résidu de la distillation , on délaye celui-ci dans l’eau, on sature le liquide avec du carbonate de potasse et on l’épuise par de l’éther. On chasse celui-ci par évaporation et on soumet le résidu à des distillations fractionnées opérées sous un vide de 0,010mm. Vers 180° passe la monobromhydrine ; au-dessus la dibromhydrine qu’on peut alors redistiller à la pression ordinaire. (Berthelot et de Luca.)
Propriétés. — Elle bout à 1 80°’ sous une pression de 0,010mm, elle est facilement saponifiée par la potasse aqueuse.
Diéthylbromhydrine . C6I12 (G*H602)s(HBr) .
Elle prend naissance dans la réaction du tribromure de phosphore sur la diéthyline.
Elle bout à 195°-205°. Densité à 8°= 4,258. (Henry.)
Veley a décrit une monobromhydrine bouillant à 160° sous la pression de 0,060mm, ne se dissolvant pas dans l’eau et devenant fluorescente au bout de quelques mois. II la prépare en faisant passer un courant d’acide bromhydrique sec dans la glycérine anhydre jusqu’à saturation, lavant le liquide à la potasse concentrée et rectifiant à basse pression.
« DIBROMHYDRINE. C6ll2(H202)(HBr)2.
Elle prend naissance par l’action du brome sur l’éther glycérique (Zotta) ou Sur la glycérine. (Bartli.)
On la prépare en même temps que la monobromhydrine. (Voir plus haut.)
Elle bout à 219°; sa densité à 18° est égale à 2,02-2,10.
Un courant de gaz ammoniac donne naissance à la base C12II12BrAzOl, l’ammoniaque alcoolique à la glycéramine CHPAzO*. (Berthelot.)
P DIBROMHYDRINE. C6fl2(HBr)2(H202).
C’est le bromure de l’alcool allylique. (Voir Alcool allylique ).
Méthïlhibromhïdroe C6H2(HBr)2(C2HHP) .
On fait réagir le brome sur l'éther méthylallylique.
Elle bout à 185°. Chauffée avec la potasse concentrée elle se décompose en acide bromhydrique et éther méthylbromoallylique C6H4(C2fFBrO-) . (Henry.)
Éthïldibromhïdrire CeH'3(IIBr)-(C1H60!!) .
Elle prend naissance comme la méthyldibromhydrine par l’action du chlore sur l’éther éthylallylique.
Elle bouta 195°-195°. Sous l’influence de l’amalgame de sodium elle régénère l’éther éthylallylique. (Henry.)
TRiBROIVIHYDRINE C6H2(HBr)3.
Syn. : Trïbromure d’allyle. — Isotribromhydrine.
Préparation. — On traite l’iodure d’allyle par une fois et demie son poids de brome.
On introduit l’iodure d’allyle dans un matras à long col qu’on place dans un mélange réfrigérant. On ajoute le brome par petites portions et on laisse déposer du jour au lendemain. Le liquide est séparé des cristaux d’iode qui se sont formés, puis lavé à la potasse, déshydraté et distillé. Le produit distillé est accompagné de produits de décomposition ; on le soumet à un nouveau traitement analogue au premier et on le rectifie entre 210° et 220°. Enfin on le solidifie en le soumettant à la température de 0° et on essore les cristaux pour enlever les eaux mères toujours souillées de quelques produits de décomposition. (Wurtz.)
Propriétés. — C’est un liquide incolore, neutre, bouillant à 2 1 7°-218° et se solidifiant au-dessous de 10°. Soumis à une solidification lente, il forme des prismes brillants, fusibles à 16°. Sa densité est de 2,407 à 10° et de 2,436 à 23°.
Chauffée en vase clos à 100° avec l’ammoniaque alcoolique, la tribromhydrine se transforme en dibromoallylamine. Chauffée à 120°-425° avec de l’acétate d’argent délayé dans l’acide acétique cristallisable, elle donne naissance à la triacétine qui, saponifiée, régénère la glycérine. (Wurtz). Traitée par la potasse solide elle donne les deux épidibromhydrines isomériques, et par la potasse alcoolique l’éther éthylpropargylique.
Berthelot a décrit un isomère de la tribromhydrine. Il le prépare en distillant un mélange de dibromhydrine ou d’épibromhydrine avec du perbromure de phosphore. Le produit de la réaction traité par l’eau, puis distillé, fournit : 1° entre 173° et 180° une tribromhydrine C6H2(IIBr)5; 2° vers 210° un hydrate de tribromhydrine C°fP(IJBr)3,lP03.
Cette tribromhydrine est lentement décomposée par l’eau, rapidement par l’oxyde d’argent à 100°; traitée par la potasse solide, elle donne comme son isomère l’épidibromhydrine.
La théorie ne prévoit qu’une seule tribromhydrine et néanmoins on admet
l’isomérie de ces deux substances : seraient-elles identiques ? c’est une question qui nécessiterait une étude nouvelle.
Les éthers iodhydriques de la glycérine sont moins connus que les éthers chlorhydriques et brornhydriques. L’action de l’acide iodhydrique sur la glycérine donne naissance à des produits mal définis.
MONOIODHYDRINE C8H2(H1)(H202)(H202).
On chauffe la monochlorhydrine avec de l’iodure de potassium en poudre. C’est un liquide non distillable, dont la densité à 13° est égale à 2,13. (Reboul.)
DiCHLORHYDRINE C8H2(HI)(H202).
On chauffe la dichlorhvdrine au bain d’eau salée avec un peu plus de deux molécules d’iodure de potassium; on obtient ainsi une huile jaunâtre insoluble dans l’eau, non distillable, se eoncrétant entre — 16° et — 20°; densité à 19°=2,4; elle se décompose spontanément au bout d'un certain temps. (Claus.)
CHLORHYDROBROIYIHYDRINES. C8H2(HCl)(IlBr)(H202).
Les trois isomères possibles sont connus; elles possèdent même point d’ébullition et même densité.
a. Chiorhy da-obromiiy «irîne . — On chauffe l’épichlorhydrine avec l’acide bromhydrique ou l'épibromhydrine avec l’acide chlorhydrique. (Reboul.)
Elle bout à 197°; densité à 12°=1,740. Elle fournit par oxydation la chlorobromoaeétone; traitée par la potasse concentrée, elle donne du bromure de potassium et de l’épichlorhydrine. (Henry.)
fi. Chiorhydrobromiiydrine . — On fait réagir l’acide liypobromeux sur le chlorure d’allyle.
Elle bout à 197°; densité à 11° = 1,759. Par oxydation elle fournit l’acide bromochloropropionique. (Henry.)
y. chioriiydrobromhydrîne. — On combine le bromure d’allyle à l’acide hypochloreux.
Elle bout à 197°; densité à 9° = 1,7461. Elle donne par oxydation l’aeide chlorobromopropionique . (Henry. )
ÉTHYLCHLORHYDROBROIYIHYDRINE C°H2(C4H602)(HCl)(HBr).
On chauffe l'épichlorhydrine avec le bromure d’éthyle à 200°. Elle bout à 186°-188°. (Reboulet Lourenço.)