‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 244 sur 419 · I. Yoir Généralités, p · texte numérisé non relu

I. Yoir Généralités, p

bain-marie pour chasser l’éther; on achève la dessiccation en l’exposant dans le vide au-dessus d’un bain de sable chauffé.

C’est un liquide neutre, d’une odeur éthérée ; il est miscible en toutes proportions à l’éther, et à la moitié seulement de son volume d’eau ; une plus grande quantité de ce liquide trouble le mélange et donne une émulsion. (Berthelot.)

ACÉTOCHLORHYDRINE C°H2(C4H404)(HC1)(IP02).

1» On chauffe à 100° volumes égaux d’acide acétique et d’épichlorhydrine. (Reboul.)

2° C’est un produit accessoire de la préparation de l’acétodichlorhydrine dont on peut la séparer par distillation fractionnée. (Berthelot et de Luca.)

Elle bout à 250°.

On a décrit un isomère, bouillant à 250°, qui se formerait par union de l’acide hypochloreux et de l’acétate d’allyle. (Henry.)

ACÉTODICHLORHYDRINE CTI^CHW) (HCl)a.

1° On fait réagir le chlorure d’acétyle sur la glycérine (Berthelot et Luca) ou sur la dichlorhydrine (Henry), ou encore sur l’épichlorhydrine. (Truchot.) Ces mélanges sont chauffés pendant quelques heures, à 100°, en vase clos, puis soumis à des fractionnements répétés.

2° On chauffe pendant plusieurs jours, à 100°, un mélange d’acide acétique et de glycérine en y faisant passer en même temps un courant d’acide chlorhydrique. (Berthelot et de Luea.)

Elle bout à 205° (Berthelot et de Luca) à 202°-20o° sous la pression de 740mm (Truchot), à 194-195°. (Henry.) Densité à 8°= 1,274; à 11° = 1,285.

ACÉT0BR0IYIHYDRINE C6IP(C1H40i)(HBr)(H202).

On laisse réagir à la température ordinaire le bromure d’acétyle sur la glycérine anhydre. On fractionne dans le vide.

Elle distille à 170°-180° sous la pression de 100mm. L’hydrogène naissant (couple zinc-cuivre) fournit du propylglycol. (Hanriol.)

ACÉT0CHL0RHYDR0BR0IVIHYDRINE C6H2(C4H404)(HCl)(HBr).

On l’obtient comme le corps précédent, en employant un mélange équimoléculaire de chlorure et de bromure d’acètyle.

Elle bout à 228° ; elle est peu soluble dans l'eau. (Berthelot et de Luca.)

D1ACÉT1NE C6iP(C4i:I40,j2(H2Oî).

(«). On chauffe à 200°-27o° la glyeèrine avee un excès d’acide acétique cristallisable. On purifie comme la monoacêtine.

Elle bout à 280°. Densité à 16°, 5= 1,184. Elle s’émulsionne comme la précédente. (Berthelot.)

(ri). Lauser, en chauffant à 160° l’épichlorhydrine avec l’acétate d'argent et

distillant ensuite, a obtenu une diacètine bouillant à 250°-253 et ayant à 23° une densité égale à 1,148.

On aurait ainsi obtenu les deux diacétines isomèriques a et p.

DIACÉTOCHLORHYDRiNE. C6H2(ClH'‘0'f (HCl).

1. On fait réagir le chlorure d’acétyle sur un mélange à volumes égaux de glycérine et d’acide acétique ; on distille. (Berthelot et de Luca.)

2. On chauffe à 180° pendant 4 heures l'épichlorhydrine avec l’anhydride ■acétique ; on distille. (Truchot.)

Elle bout à 245° sous la pression de 745mm. Densité à 4° = 1,243.

TRIACÉTINE C6H2(C*H40*)3.

Elle existe à l’état naturel dans quelques graines (Chevreul), dans l’huile des semences de fusain (Evonymus europœus). ( Schweizer.)

1. On chauffe à 250° la diacètine avec 15 à 20 fois son poids d’acide acétique cristallisable ; on la purifie comme la monoacétine. (Berthelot.)

2. On chauffe pendant 40 heures, au réfrigérant ascendant, 1 p. de glyeérine anhydre avec 2 p. d’acide acétique cristallisable, on distille en recueillant ce qui passe à 257°-2600 ; le produit ainsi distillé est lavé à l’eau et agité avec de l’éther qui dissout la triacétine, on chasse l’éther par évaporation. (Schmidt.)

3. On chauffe la tribromhydrine avec l’acétate d’argent; on distille ensuite. (Würtz.)

Elle bout à 267°-268°; elle est soluble dans 5 à 6 p. d’eau à 27°; densité à 8° = 1,174.

MONOBUTYRINE C6H2(C8H804)(1P05)5.

Elle se prépare et se purifie comme la monoacétine. Densité à 17° = 1 ,088. Elle se mélange avec ■§ de son volume d’eau ; si la proportion d’eau est plus forte, il se forme une émulsion. (Berthelot.)

BUTYRODICHLORHYDRINE (C6H2(C81I804)(HC1)2.

Elle s’obtient comme l’acétodichlorhydrine, à l’aide du chlorure de butyryle et de l’épichlorhydrine chauffés ensemble à 100°.

Huile limpide, d’une odeur d’ananas. Elle bout à 226°-227() sous la pression de 738mm; densité à 11° = 1,194. (Truchot.)

DIBUTYRINE C8H2(C8H804)s(H202).

Elle se prépare et se purifie comme la diacètine, dont elle possède les propriétés. Densité à 17° = 1,083. Elle distille vers 320». (Berthelot.)

TRIBUTYRINE C6H2(C8H804)5.

Elle existe à l’état naturel dans le beurre (Chevreul), mais n’a pu en être isolée à l’état de pureté, ni séparée des autres glyeérides qiü l’y accompagnent.

Sa formation, à partir de la glycérine et de l’acide butyrique, a été tentée par Fordos et Gélis qui avaient entrevu sa constitution ; c’est la première tentative entreprise en vue de la reproduction synthétique des corps gras naturels 1.

On la prépare en chauffant pendant 4 heures, à 240°, la butyrine avec 10 à la fois son poids d’acide butyrique ; on la purifie comme la triacétiue.

Densité à 8°= 1,056. Elle est soluble dans l’alcool et l’éther, elle se saponifie assez rapidement â l’air humide. (Berthelot.) Elle bout sans décomposition à 285°. (Lebedew.)

MONOVALÉRINE CeH2(GwH10O4)(lIJO*)s.

Densité à 16° = 1,10.

Elle se pi'épare comme la monoacétine. (Berthelot.)

VALÉR0D1CHL0RHYDBINE C6H!(CioHioOt)(HCl)s.

On chauffe à 100° pendant 2 heures le chlorure d’isovalérvle avec l’épichlorhydrine.

Elle bout à 245° sous la pression de 757mm. Densité à 11°= 1.149.

DIVALÉRINE C6[P(Ci0H100‘)a(Hs03).

Elle se prépare comme la diacétine. (Berthelot.)

Densité à 16° = 1,059.

TRIVALÉRINE CeID(G10Hl0Ot)s.

Syn. : Phocémine.

Elle a été découverte dans l’huile de dauphin ( Delphinium globiceps) par Chevreul ; c’est Berthelot qui a constaté que l’acide volatil extrait par Chevreul en la saponifiant était identique avec l’acide valérique.

On la prépare eomme la triacétine. (Berthelot.)

Liquide huileux, d’odeur désagréable, soluble dans l’alcool et l’éther.

TRILAURINE C6H2(C24H2i04)3.

Elle existe à l’état naturel dans l’huile des baies de Laurier (Marsson), des fèves Pichurim (Slhamer), des noix de Coco. (Gôrgey.) On l’extrait en faisant bouillir ces produits naturels avec l’alcool à 90 °/0 qui l’abandonne par refroidissement; on la purifie par des cristallisations répétées dans l’alcool bouillant.

Elle constitue des cristaux fusibles à 44°-46°.

1. Ces auteurs chauffaient légèrement un mélange de glycérine, d’acide butyrique et d’acide sulfurique, ou bien faisaient passer à la température ordinaire un courant d’acide chlorhydrique dans le mélange d’acide butyrique et de glycérine ; ensuite ils étendaient d’eau le produit de la réaction et il se séparait une matière insoluble qui possédait toutes les propriétés de la bulyrine de M. Chevreul.

TRIIVIYRISTINE C6H2(C28H2804)3.

Elle existe à l’état naturel dans l’huile concrète du Myrislica aromalica, dans celle du Myristica otoba.

On expose ces corps gras solides à la vapeur d’eau bouillante, puis on les exprime entre des plaques de fer chauffées ; le produit ainsi liquéfié est lavé à l’alcool froid, puis traité par l’éther bouillant, qui abandonne par refroidissement la trimyristine ; celle-ci est purifiée par de nouvelles cristallisations semblables. (Playfair.) On peut encore épuiser directement les muscades pulvérisées, au moyen du benzol ou de l’éther bouillants, le produit solide de l’évaporation est exprimé, lavé à l’alcool froid, dissous dans un mélange d’alcool à 70 °/o (1 p.) et de benzol (5 p.), agité avee du noir animal, filtré et évaporé. (Comar.)

On obtient ainsi des cristaux dont la composition centésimale répond à la formule donnée plus haut. Serait-ce un mélange? Urieæchea donne pour point de fusion 46°, Masino 55°, Playfair 31°.

Les glyeérides suivants se préparent comme ceux qui viennent d’être décrits; toutefois, dans la purification, il est bon de substituer au carbonate de potasse la chaux éteinte (Berthelot) ou la magnésie (Chevreul) en suivant la marche indiquée à propos des éthers de la cholestérine.

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