IYI0N0MARGARINE 1 C6II2(C32II3204) (II
Cristaux fusibles à 58°. (Berthelot.)
□IMARGARINE C6H2(C33Ii3204)2(IP02) .
Petits cristaux prismatiques fusibles à 39°. (Berthelot.)
DIWIARGAROCHLORHYDRINE C°IP(C32H3-04)2(HC1).
On chauffe 1 molécule de glycérine anhydre avec 2 molécules de chlorure de palmityle. On purifie par des cristallisations fractionnées dans l’éther.
C’est une masse cristalline, cassante, fusible à 44°.
(Villiers.)
TRIMARGARINE C6H2(C32H3204)3.
On la retire de l’huile (le palme (Stenhouse) ; elle y existe à l’état naturel, ainsi que dans le beurre de Stillingia sebifera (Maskelyne), et dans la cire du Japon (Sthamer.)
L’huile de palme brute est refroidie aux environs de 0° et comprimée ; la partie solide est chauffée avec de l’alcool (6 ou 8 fois son poids) afin d’enlever les acides gras libres que cette huile contient en assez grande quantité ; la partie insoluble est dissoute dans l’éther qui l’abandonne à l’état cristallin; on la purifie par des cristallisations répétées dans ce véhicule.
Elle est peu soluble dans l’alcool froid ou chaud, elle est très soluble dans
I. Syn. : Mosopalmitine. Nous avons conservé à l’acide C32II3204 le nom d’acide margarique pour les raisons qui ont été exposées en note à propos de l’éther éthylmargarique (voir ce mol).
l'éther. Elle est fusible d’après les uns à 60°-61°,5, d'après les autres à 66°, 5; sa purification absolue est d’ailleurs fort difficile et l’on sait qu’il suffit (Heintz) d’une trace d’un corps gras étranger pour élever ou abaisser notablement le point de fusion d'un corps ’gras, voisin de lui par ses propriétés.
M0N0STÉAR1NE. C6H*(C36H“04)(H202)*,
Petits cristaux microscopiques fusibles à 61 ; très peu solubles dans l’éther froid.
STÉAROCHLORYDRINE. C6H2(C36H360‘(HC1) (lK)a).
On chauffe à 100° un mélange d’acide stéarique et de glycérine saturée d’acide chlorhydrique. On la purifie comme la distéarine.
Cristaux fusibles à 28°. (Berthelot.)
DISTÉARINE. C6H2(CS6Hse04)"-(H202).
Lamelles microscopiques fusibles vers 58°. (Berthelot.)
TRISTÉARINE. C'H2(C38H380‘)3.
La tristéarine entre dans la composition de la plupart des graisses solides d’origine animale ; elle constitue la majeure partie du suif de mouton.
Son extraction, mais surtout sa purification, sont extrêmement difficiles, les glycérides qui composent ces graisses étant formés par des acides dont les points de fusion sont très rapprochés. (Voir ci-desssus la remarque de Heintz.) . Ainsi on a donné comme points de fusion : 61°-62l> (Lecanu) ; 64°, 2 après 32 cristallisations dans l’éther (Duffy); 71° et solidification à 55° (Berthelot); Duffy a même prétendu qu’il y avait 3 stéarines isomériques fusibles à 51°, 63°, 66°, 5 : il est probable que ce sont des stéarines plus ou moins pures, dont les points de fusion sont élevés ou abaissés par des traces de glycérides ayant une composition très voisine.
Lecanu a donné, pour l’extraire du suif de mouton, le procédé suivant. On fond le suif au bain-marie, et pendant qu’il est liquide, on le verse dans de l’éther en agitant vivement ; l’éther dissout les glycérides autres que la stéarine; on exprime le résidu et on le fait cristalliser par dissolution dans l’éther bouillant.
M0N0ARACHINE. C6H2(Ci0H400i)(H202)2.
Matière grenue, d’aspect eireux, difficilement soluble dans l’éther froid.
DIARACHINE. C6H2(C10H4°Oi)2(H2O2).
Elle possède le même aspect que la monoarachine ; elle fond vers 75°.
TRIARACHINE. C6H2(CMH*°0*)3.
Elle se rencontre dans l’huile d'arachide et dans le beurre.
MONOOLÉINE. C«H1(C3<lH3*04)(Hs0!)î.
C’est une huile jaunâtre qui se concrète à la longue entre 15° et 20°. Sa densité à l’état liquide est de 0,917 à 21°; elle distille sans altération dans le vide barométrique.
DIOLÉINE. C6H2(C38H3404) *(H*0*) .
Elle est liquide au-dessus de 10° ou 15°. Densité à 21° = 0,921.
Sa purification est très difficile.
TRIOLÉINE. C6H2(C36H3404)3.
Elle forme la partie principale des corps gras liquides et entre en petite proportions dans la plupart des graisses solides. (Chevreul.)
Elle est liquide; sa densité est comprise entre 0,90 et 0,92.
TRIÉLAIDINE. [C6Hs(G36H3404)3]”.
En faisant réagir l’acide azoteux sur la trioléine ou simplement sur l’huile d'olive, il se forme des cristaux mamelonnés qui possèdent la composition de la trioléine ou d’un polymère. Elle se produit également lorsqu'on mélange l’huile d’olive avec l’acide azotique chargé de vapeurs vitreuses (Bourdet) ou avec l’azotate de mercure dissous dans l’acide azotique (Poutet). La solidification a lieu d’autant plus rapidement que l'huile d’olive est plus pure, un dixième d’huile d’œillette l’empêche; c’est sur cette propriété que Poutet (Marseille 1819) fonda un procédé d’essai pour les huiles, et c’est à cette occasion qu’il découvrit l’élaïdine. D’après Boudet, ce phénomène serait dû aux vapeurs vitreuses que renferme toujours le liquide provenant de la dissolution du mercure dans un excès d’acide nitrique.
L’élaïdine fond à 32° (Meyer), à 38° (Duffy) ; elle est peu soluble dans l’alcool, très soluble dans l’éther; par saponification, elle fournit de l’acide élaïdique, isomère ou polymère de l’acide oléique.
M0N0BENZ0INE. C6IP(G14H604)(Hs02)3. (Monobenzoïcine .)
Liquide neutre visqueux, d’une odeur balsamique.
Densité à 16°, 5 = 1,228; elle se solidifie à — 10°. L’ammoniaque la change en benzamide.
TRIBENZ0INE. C6H’(CuHe04)3. Tribenzoïcine.
Longues aiguilles blanches, onctueuses au toucher, fusibles à basse température.
On prépare ces deux benzoïnes comme acétines correspondantes. (Berthelot). On peut encore préparer ce corps en chauffant l’anhydride benzoïque avec la glycérine ou l’épichlorhydrine, ou bien le benzoate de potasse avec la tribromhydrine (Rombürg) ; d’après cet auteur, elle fondrait à 74°.
BENZODICHLORHYDRINE. C4H‘(CuH60*)(HCI)*.
On chauffe à 180° pendant 4 heures l’épichlorhydrine avec le chlorure de benzoïle.
C’est un liquide de consistance huileuse à la température ordinaire; refroidi à — 10°, il devient visqueux; il devient très mobile quand on le chauffe légèrement. Il bout à 222° sans altération sous la pression de 50mm; on ne peut le distiller à la pression ordinaire sans décomposition. Densité à 8° = 1,441. (Truchot.)
TRISULFOCYANINE C6H2(C2HAzS8)5.
Syn. : Trisulfocyanate deglycéryle, trisulfocyanate d’allyle.
Préparation. — On chauffe à 100°, en vase clos, une solution alcoolique de sulfoeyanate de potassium avec de la tribromhvdrine. L’alcool est distillé après la réaction, le résidu est traité par l’eau et la partie insoluble dissoute dans l'alcool et décolorée par le noir animal. La solution filtrée est abandonnée à l’évaporation spontanée. (Henry.)
L’auteur n’a pu l’obtenir en partant de la trichlorhydrine (?).
Propriétés. — Ce corps cristallise en aiguilles blanches, inodores, fusibles à 126°, insolubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool froid (1 p. à 13° exige pour se dissoudre 400 parties d’alcool). (Henry.)
Les combinaisons de la glycérine avec les acides bibasiques sont encore plus difficiles à réaliser que celles qu’elle forme avec les acides monobasiques.
On a préparé, en appliquant les méthodes déjà indiquées, des combinaisons de glycérine et d’acide sueeinique, de glycérine et d’acide sébaeique, combinaisons qui régénèrent leurs composants par saponification ; mais elles n’ont pas de constantes physiques certaines, et leur purification n’a pu être- effectuée d’une manière assez complète pour qu’on ait pu les analyser.
ÉTHERS DU GLYCIDE
A côté des éthers de la glycérine vient se ranger un groupe de composés assez remarquable par ses propriétés. Ce sont les éthers du glycide. Le glycide est le premier anhydride de la glycérine : il est à cet alcool ce que l’oxyde d’éthylène est au glycol.
CHP(Hy)2 — H208 - CHHO2
Glycol. Oxyde
d’éthylène.
C6H2(H202)3 — H202 = C6H°04 Glycérine. Glycide.
Les éthers haloïdes du glycide ont été découverts par Berthelot et de Luca qui leur donnèrent les noms d’épichlorhydrine, épibromhydrine, etc. C’étaient des produits secondaires de la préparation des éthers chlorhydrique, bromhydrique, etc., de la glycérine : les conditions de leur formation n’étaient pas ■connues; ils prenaient accidentellement naissance, en fort petite quantité, lorsqu’on purifiait ces éthers en les agitant avec une solution de potasse.
Leur étude a été reprise et complété par Reboul qui leur a donné le nom d 'éthers du glycide pour indiquer que l’anhydride, inconnu alors, prenait naissance aux dépens de la glycérine, comme le lactide aux dépens de l'acide lactique.
Le glycide semble donc devoir fonctionner comme un alcool diatomique. En effet il forme :
1° Des éthers à un équivalent d'acide. Ceux-ci jusqu’à présent, n’ont pu être préparés par soustraction d’eau aux éthers de la glycérine : on les obtient en faisant réagir la potasse ou la soude en solution concentrée sur les éthers haloïdes de la glycérine renfermant deux équivalents d’acide.
CBH2(HC1)!(H202) -t- HKOs = C6H2(HC1)(H202)(— ) + KC1 -4- I120\
Ils jouissent au plus haut degré des propriétés de corps incomplets : ils se combinent facilement à l’eau, aux acides, aux alcools en se transformant de nouveau en éthers de la glycérine, réaction precieuse qui permet de préparer synthétiquement un très grand nombre de glycérides à plusieurs radicaux d’acide. Us ne peuvent en se saponifiant donner naissance au glycide, puisqu’ils sont eux-mêmes des anhydrides et qu’ils commencent par fixer une molécule d’eau, passant ainsi au groupe de la glycérine.
2° Des éthers à deux équivalents d’acide. Ils prennent naissance lorsqu'on traite les éthers haloïdes saturés de la glycérine par une solution concentrée de potasse ou de soude