Un acide monobasique formera une seule sorte d'éther
Acétate d’éthyle . . . C2H3(C2Hs)02.
3, Un acide hibasique en formera deux sortes :
Acide éthylsulfurique . SH(C2H5)04
Sulfate neutre d’éthyle . S(C,H,)sOt.
Le premier sera aussi un acide monobasique susceptible de former des éthylsulfates ayant pour formule SM(C2H5)0i.
3 • Un acide tribasique en formera trois :
Acide monoéthylphosphorique, PH2(C2Hs)0* — Monoéthylphosphates j neutres : P5I2(C2HS)Ô4 Acide diéthylphosphorique. . . PH(C2IIs)204 — Diélhylphosphates . ....... PH(C2Il8)3Q4
Phosphate neutre d'éthyle. , , P(C3Hs)504
On voit que le premier éther est aeide bibasique, le second acide monobasique, le troisième est neutre, de sorte que les radicaux d’alcools et les métaux remplacent de la môme façon l'hydrogène de l’acide phosphorique PH304.
II. Si l’alcool est diatomique, il peut, en se combinant à un acide monobasique, donner naissance à deux séries d’éthers selon qu’un métalloïde halogène ou un radieal acide oxygéné y remplace un ou deux oxhydriles; ainsi l’on aura les deux chlorhydrines du glycol :
CaH4.0H.Cl
Monochlorhydu glycol.
ou les deux acétines
GalI4.0H.C2H30a
Monoacétine du glycol.
et
et
CTP.Cl2
Diclilorhydrine du glycol,
Diacétine du glycol.
On peut avoir des éthers mixtes à deux radicaux d’acides différents.
CaH4.Cl.C2H30a et CaH4.CaH50a.C4H702
Aeéto-chlorhy- Acéto-butyrine
drine du glycol.
du glycol.
L’acide est-il bibasique, il peut théoriquement donner une sorte de glycol acide provenant de l’élimination d’un seul oxhydrile et comparable à l’acide éthylsulfurique, et un véritable éther neutre provenant de la substitution d’un radical acide bibasique aux deux oxhydriles du glycol.
III. Les alcools triatomiques .formeront avec les acides monoatomiques trois séries d’éthers neutres dont la génération aura lieu par la combinaison d’une molécule de glycérine à 1, 2, 3 molécules d’acide, avec élimination de 1, 2, 3 molécules d’eau, suivant l’équation générale qui donne naissance aux éthers, et par suite d’un échange entre l’oxhydrile et les métalloïdes halogènes ou
les radicaux acides oxygénés, échange identique à celui qui s’effectue chez les alcools diatomiques.
Soit la glycérine C*E*(OH)s, elle formera avec les acides monoatomiques les composés suivants :
C3H3(0H)2(CI) — C3Hs(0H) (Cl)* — C3H3(C1)3
Monochlorhy- Dichlorhydrine. Trichlor-
drine. hydrine.
C3H3(0H)sC2H30* — G3H3(0H)(C!H3Q2)2 - C3H3(C2H302)3
Monoacétine. Diacétine. Triacétine.
C3H3(C1)2(C2H302) C3H3(C2H302) (C4H702)2 C3H3.(Cl)(Br).(I)
Acéto-dichlorhy- Acéto-dibutyrine. Chlorhydro-
drine. bromhydro-iodhy-
drine.
La formation des éthers de la glycérine peut encore être considérée à un autre point de vue. Si on l’envisage comme formée par un radical (C3H3)'" trivalent saturé par trois oxhydriles (OH)'3, en perdant successivement 1, 2, 3 de ces oxhydriles elle fournira les résidus :
[(C3H3)"'(0H)'2] monoatomique [(C3H3)"'(0H)'] diatomique (C3H3)'" triatomique.
Chacun de ces résidus peut se substituer à l’hydrogène typique des acides pour former des élhers : le remplacement s’effectue aux dépens de 1 molécule d’acide pour le premier, de 2 pour le second, de 3 pour le troisième, en donnant respectivement naissance à des éthers renfermant 1, 2, 3 radicaux d’acide. Soient les trois acétines :