‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 26 sur 419 · J 1 OH · texte numérisé non relu

J 1 OH

(C3H3)"'(0H)'3+ HC1= (C3H3)'" J OH 4-H20 / Cl

(C3H3)"/(0H)'3+2HC1= (G3H3)'" J Cl 4- 2H20 ( OH fC!

(C3H3)'"(0H)'3 4- 3IIC1 = (C3H3)'" ] Cl 4- 3HsO (Cl

Cette théorie s’applique particulièrement aux éthers que forme la glycérine avec les acides polybasiques, combinaisons dans lesquelles il ne s’effectue pas toujours une élimination d’eau proportionnelle à la basicité de l’acide.

Il peut arriver eu effet que le groupe inonoatomique [(C3Hs)"'(0H)'2]' se substitue à un atome d’hydrogène d’un acide bibasique tel que l’acide sulfurique ou d’un acide tribasique tel que l’acide pbosphorique ; le composé résultant se forme avec élimination d’une seule molécule d’eau et possède les propriétés d’un acide monobasique, tel est le cas de l’acide sulfoglycérique, ou d’un acide bibasique comme l’acide phosphoglycérique. Les formules suivantes rendent compte de ces réactions :

Acide sulfurique : SH204

Acide sulfoglycérique :

SHf(C5H3)"'(0H)'2]'04 — Sulfoglycérates. : SM[(C2Hs)"'(0H)'2]0'

Acide phosphorique : PH304

Acide phosphoglycérique : PH2[(G2H3)'"(0H)'2]'04

\ Acides. PHM[(C3H3)'"(0H),2]'04 f Neutres. PM2[(C3Hs)'"(0H)'2]'04.

Phosplioglycérates : <

Si c’est le groupement diatomique [(C3H3)"'(0H)']" qui remplace deux atomes d’hydrogène, la réaction a lieu entre la glycérine et l’acide avec élimination de deux molécules d’eau ; si l’acide est bibasique, l’éther formé est neutre, mais possède encore une atomicité alcoolique : tel est le cas de la suecinine de la glycérine :

Acide succinique : C4H804

Suecinine : C4H4[(C3H5)"'(0H)']"04.

Si c’était un acide tribasique, l’éther qui prendrait naissance serait encore acide monobasique, mais on ne connaît pas de composé de ce genre.

Enfin, si c’est le groupement triatomique (C3H3)"' qui se substitue à Z atomes d’hydrogène, la réaction a lieu entre une molécule de glycérine et une molécule d’un acide tribasique avec élimination de trois molécules d’eau : tel est le cas de la citrine de la glycérine formée aux dépens de l’acide citrique tribasique et monoalcoolique ; mais on connaît peu de composés provenant de générateurs aussi élevés en atomicité, et l’exemple choisi s’applique plutôt aux alcools à fonction complexe.

Les éthers sont donc assimilés à de véritables sels où des radicaux alcooliques remplacent des métaux. On suit pour leur appellation la même règle que pour les composés salins, en mettant à la place du métal le nom du radical de l’alcool ; ainsi l’on dira : chlorure d’éthyle, acétate d'éthyle, phosphate mono, di, tri-éthylique, phosphate neutre d'éthyle. Pour ce qui est des éthers formés par les alcools polyatomiques, on suit les mêmes règles que celles qui ont été données à propos de la théorie des équivalents.

g III. Ethers clés acides-alcools et des acides ou alcools à fonctions complexes.

Dès 1859, Würtz distingua dans les acides polyatomiques les deux notions d’atomicité et de basicité; il démontra que l’acide phosphoreux, puis plus tard que l’acide glycérique et l’acide lactique, renferment un certain nombre d’atomes d’hydrogène qui se comportent différemment dans leurs substitutions. Des uns, appelés typiques, ne peuvent être remplacés que par des radicaux d’alcools ou des radicaux acides oxygénés ; les autres, appelés basiques, peuvent l’être par des radicaux d’alcool et par des métaux. C’est ce que nous avons exprimé plus haut sous une autre forme en disant que ces acides possédaient une fonction alcoolique et une fonction acide.

Jusqu’à présent nous n’avons considéré que des acides dont la basicité était égale à l’atomicité, c’est-à-dire dont les atomes d’hydrogène étaient à la fois typiques et basiques. Examinons quelques exemples de cas contraires.

1 . Un acide diatomique monoalcoolique et monobasique tel que l’acide lactique fournira trois éthers différents. Les deux premiers renfermeront le radical alcoolique une seule fois : l’un à la place de l’hydrogène alcoolique ou typique, l’éther sera acide monobasique ; l’autre à la place de l’hydrogène basique, l’éther sera monoalcoolique et facilement décomposable' par les alcalis en alcool et acide lactique. Le troisième renfermera deux groupes alcooliques, l’un à la place de l’hydrogène basique, l’autre à la place de l’hydrogène typique, et se dédoublera sous l’influence des alcalis en donnant de l’alcool et un acide lactique substitué.

Enfin on connaît des composés dans lesquels l’hydrogène basique est remplacé par un radical d’alcool et l’hydrogène typique par un radical acide oxygéné, comme par exemple l’éther éthylique de l’acide lactobutyrique : corps qui a pris naissance aux dépens des deux fonctions de l’acide alcool.

&. Un acide triatomique monoalcoolique et bibasique tel que l’acide phosphoreux ou l’acide malique formera cinq éthers :

1° Un éther acide bibasique par substitution d'un radical alcoolique à l’hydrogène typique ;

2° Un éther acide monobasique et monoalcoolique par substitution d’un radical alcoolique à un des hydrogènes basiques ;

3° Un éther acide monobasique renfermant deux radicaux alcooliques, l’un à la place de l’hydrogène typique, l’autre à la place d’un des hydrogènes basiques;

4° Un éther neutre monoalcoolique renfermant deux radicaux alcooliques substitués aux deux hydrogènes basiques;

5° Un éther neutre dont les trois atomes d’hydrogène sont remplacés par trois radicaux d’alcool.

3. Un acide triatomique monobasique et dialcoolique tel que 1 acide glycé-

rique formerait de même cinq sortes d’éthers dont on peut prévoir l’existence par des considérations analogues.

Il en serait de même pour des acides alcools à atomicité plus élevée.

§ IV. Étliers des phénols.

La même théorie s’applique aux phénols, qu’ils soient monoatomiques ou polyatomiques, qu’ils possèdent une fonction phénolique simple ou plusieurs fonctions superposées.

Elle s’applique également aux alcools et phénols secondaires ou tertiaires, bien que la marche générale du phénomène de l’éthérification soit différente dans ce groupe de corps.

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