‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 266 sur 419 · C1!H!(HC1)(G^W)*Q · texte numérisé non relu

C1!H!(HC1)(G^W)*Q

On fait réagir à la température ordinaire le chlorure d’aeétyle (5 mol.) sur le glucose bien desséché (1 mol.); la réaction est très vive et accompagnée d’un abondant dégagement d’acide chlorhydrique, aussi doit-on enfermer de suite le mélange dans des tubes scellés. Le contenu des tubes est épuisé par le chloroforme et cette solution, après avoir été agitée avec du carbonate de soude sec, est évaporée. On obtient ainsi, comme résidu de l’évaporation du chloroforme, une masse incolore, semi-fluide, cristallisant quelquefois, mais dans des conditions mal déterminées, insoluble dans l’eau, dextrogyre («D = -(-1 49°), possédant la composition ci-dessus indiquée.

Ce.eorps distille dans le vide à 150°-240° en se décomposant partiellement. Il réduit le tartrate cupropotassique, une ébullition prolongée avec l’eau le dédouble complètement. Une solution alcoolique de nitrate d’argent lui enlève tout son chlore. (Colley.)

GLUCOSE ACÉTONITRIQUE

CiSH2(Az03,H0) (C4H40'*)402.

On l’obtient par la réaction de l’acide azotique fumant sur le corps précédent. On chauffe à 120°, pour chasser l’excès d’acide acétique, le liquide au sein duquel s’est effectuée la réaction du chlorure d’acétyle sur le glucose. Le liquide est ensuite refroidi à 0° et additionné peu à peu de 15 fois son poids d’acide nitrique fumant; la solution terminée, on verse le mélange dans l’eau à 0°. Le précipité floconneux est recueilli, lavé, desséché dans le vide et purifié par cristallisation dans l’alcool chaud.

11 se présente tantôt sous forme de prismes obliques, tantôt sous forme de tables rhomboïdales fusibles à 145°, dont la densité à 18° est égale à 1,5487; il est dextrogyre («j = —I— 159) ; il est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l'éther, plus à chaud qu’à froid. Une ébullition prolongée avec l’eau le dédouble complètement; l’hydrogène naissant (fer et acide acétique) transforme tout son azote en ammoniaque.

Ce déi’ivé est important en ce sens qu’il est bien défini, puisqu’il cristallise et qu’il peut servir à fixer la fonction pentalcoolique du glucose. (Colley.)

Citons encore les composés suivants qui, d’après les formules données par Berthelot, paraissent dériver plutôt de la glucosane que de la glucose, conformément à ce qui se passe pour la mannite et la dulcite.

GLUCOSE DIBUTYRIQUE C38H22Ow = C13H3(H303)3(C8H80l)303.

GLUCOSE DISTÉAR1QUE C8lfl780u = C12H2(H2O2)2(Gs6IPe0'‘)2O2.

GLUCOSE DIBENZOIQUE Ci0H18Ou = G12H2(Hs02)2(C2iH60i)s02.

On les prépare en chauffant à 100°, en vase clos, pendant 50 à 60 heures, le glucose desséché avec l’acide employé en excès ; on les extrait du mélange au moyen de l’éther en opérant comme pour les dulcitanes et mannitanes correspondantes. Ils sont insolubles dans l’eau, solubles dans l’alcool et l’éther, dextrogyres. Le second est solide, les deux autres sont semi-fluides. (Berthelot.)

ÉTHER OCTYLACÉTIQUE DU DIGLUC0SE

On chauffe le glucose triacétique avec un grand excès d’anhydride acétique, à 160°, pendant 6 heures. Le liquide est versé dans une grande quantité d’eau; il se forme un précipité poisseux, épais, coloré, insoluble dans l’eau. On le débarrasse de l’excès d’acide acétique par des lavages réitérés ; on le dissout dans l’aleool additionné de noir animal; on filtre; on évapore l’alcool et on dessèche le résidu à 110°. On obtient ainsi un produit solide, d’un jaune clair, amorphe, qui répond à la formule brute C36H38038. Il est isomérique avec le dérivé octoacétylique du saccharose, et par ébullition avec l’eau il régénère l’aeide acétique et le diglucose C24H32032, isomère du saccharose. On peut donc admettre que, dans ces circonstances, deux molécules de glucose se soudent en perdant une molécule d’eau et en donnant naissance à un isomère du saccharose, dont le corps en question est le dérivé octoacétylé. En prenant pour formule du diglucose Ci3H3(H203)4(Cl2H12013)03, on peut écrire la sienne G36H38038 = C12H3(CiHi0l)4(C12H2[H203][CiH404]403)02. (Schützenberger et Naudin.)

On l’obtient aussi en chauffant le glucose à 100° avec de l’anhydride acétique, en présence d’acétate de soude fondu. (Franchirnont.)

11 est. insoluble dans l’eau, peu soluble dans l’alcool (à 1 pour 100 environ), très soluble dans l’éther. On a donné sur son point de fusion des chiffres très divergents1. Cependant Ilerzfeld prétend l’avoir obtenu cristallisé en chouxfleurs par évaporation de sa solution éthérée, et avoir constaté un pouvoir rotatoire fortement dextrogyre («D= + 22°, 5) et un point de fusion situé à 154°. 11 réduit le tartrale cupro-potassique. (Herzfeld.)

1. Outre Schützenberger et Naudin, d’autres auteurs ont étudié ses propriétés. Voici les chiffres qui ont été donnés pour le point de fusion: 59°-40° (Demole) ; 100° (Franchirnont) ; T3i“ (Ilerefeld). De pareilles divergences n’ont rien qui doive surprendre, si l’on considère d’une part que les uns ont décrit un corps amorphe, d’autres un corps cristallisé, et de plus que les uns sont partis du glucose, d’autres du saccharose, d’autres enlin de l’amidon ou du produit brut de la transformation de l’amidon en dextrine et glucose sous l’influence de l’acide sulfurique étendu. Il est bien évident que ces auteurs ont entre les mains des corps différents.

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