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VI. ÉTHERS DE L’INOSITE OU INOSINE

Lorsqu'on dissout peu à peu l’inosite bien desséchée dans un mélange d’acide azotique fumant (1 vol.) et d’acide sulfurique concentré (2 vol.), bien refroidi, et qu’on étend ensuite le mélange d’eau, on obtient un précipité qui est un mélange d’inosile trinitrée et d’inosite hexanitrée. On le redissout dans l’alcool qui, par évaporation, laisse déposer en premier lieu des cristaux d’inosite hexanitrée, et ensuite, par évaporation des eaux mères, l’inositc trinitrée.

L’inosite trinitrée cristallise en aiguilles ayant pour formule C12H2(H202)2 (Az0s.H0)302.

L’inosite liexanitrée Gu(Az05.H0)6 cristallise en prismes l’hombiques, insolubles dans l’eau, très solubles dans l’alcool, détonant par le choc. L’existence de ce dérivé tendrait à faire ranger l’inosite parmi [les alcools hexatomiques. (Vohl.)

VH. ÉTHERS DU BORNÉO-DAMBOSE (Éthers du Dambose)

On a considéré comme des éthers méthylique et dimélhylique du dambose C13HI2Û12, deux substances homologues, la bome'site CuHu012 et la dambonile C16H16012, matières sucrées retirées du sue de diverses espèces de caoutchouc.

BORNÉSITE CuH«0*3 = C12IP(I120S)1(CS1P0S)0S.

On la retire du suc du caoutchouc de Bornéo ; sa purification est difficile, à cause de la grande quantité de matières salines que renferme ce caoutchouc. Purifiée par des traitements convenables, elle se présente sous forme de prismes quadrangulaires, transparents, dérivés du prisme rhomboïdal droit. Ces cristaux sont très solubles dans l’eau, peu solubles dans l’alcool à 95 °/0, surtout bouillant; ils fondent sans altération à 175° et se subliment à 205°, mais en se décomposant partiellement.

La bornésite dévie à droite le plan de la lumière polarisée («1> = -go20 environ); elle ne fermente pas ; elle ne réduit le tartrate cupro-potassique qu’après une ébullition de quelques instants avec l’acide sulfurique étendu. Traitée par un mélange d’acide sulfurique et d’acide nitrique concentrés, elle fournit un produit nitré fusible à 50°-55° et détonant par le choc.

Chauffée eu vase clos à 120° avec un excès d’acide iodliydrique fumant, elle se dédouble en éther mélhyliodhydrique et en bornéo-dambose C12H12012, fusible à 220° :

CnHi4012 + HI = C2Hr,I -+- G12Il1*0la.

(A. Girard.',

□AIYIBONITE C1Gll10O15 = C121P(1I202)5(C2IP02)202.

On l’obtient en épuisant par l’alcool le suc desséché du caoutchouc du Gabon, matière que les indigènes appellent ndambo.

Elle est très soluble dans l’eau, d’où elle cristallise en prismes obliques ayant pour formule Cll!H16012 -+- 5H20\ Elle est également assez soluble dans l’alcool; ce véhicule l’abandonne par évaporation sous forme de prismes droits à base rliombe qui sont anhydres. Elle est inattaquable par les acides et les alcalis, même concentrés. Elle ne réduit pas le tartrate cupro-potassique; elle ne subit pas la fermentation alcoolique ; elle est sans action sur la lumière polarisée. Elle fond à 190° et se volatilise à 200°-210°.

Elle réagit à froid sur l’acide iodliydrique fumant, et à 110’ sur l’acide chlor-

hydrique, pour former de l’iodure ou du chlorure de méthyle et du dambose C12H120i2, qu’on isole en précipitant par l’alcool à 95 % le produit brut de la réaction :

C16Hl,01! + 2HI = 2CMH + C12Hi2012.

(A. Girard.)

ACIDE DAIY1B0SULFURIQUE.

Le dambose, broyé à froid avec de l’acide sulfurique concentré, se dissout sans se colorer et fournit un acide ineristallisable, V acide dambosulfurique, dont le sel de baryum est amorphe, très soluble dans l’eau, et possède la composition C12H2(S2HBa08)2(ll202)r,02 -4- 3II202.

L’acide dambosulfurique réduit directement le tartrate cupropotassique, ce que ne fait pas le dambose normal. (A. Girard.)

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