VI. ÉTHERS DU LACTOSE
LACTOSE TÉTRACÉTIQUE C24Hw014(C4H404)4.
LACTOSE OCTACÉTIQUE Ca4H606(C4fI404)8.
Ces deux composés prennent naissance lorsqu’on chauffe en vase ouvert le lactose avec 1/2 partie d'anhydride acétique et 3 à 4 parties d’acide acétique cristallisable : l'attaque est moins vive qu’avec le saccharose, mais la dissolution s’achève par une ébullition prolongée. On verse alors le produit de la réaction dans l’eau; il se forme un précipité visqueux se solidifiant très rapidement; on le sèche à 150°. C'est le lactose octoacétique C24H606(C4Hl0*)8.
Ce corps est insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool et l’acide acétique; il se ramollit vers 52°; son pouvoir rotatoire en solution alcoolique Æst dextrogyre : aD=-l-510.
Les eaux mères d’où s’est effectuée la précipitation du corps précèdent sont évaporées à siccitè ; elles laissent un résidu cristallisant en grumeaux, très déliquescent, dextrogyre («B =-t— 50°,1), et donnant à la saponification des nombres qui correspondent] à la formule du [lactose j tétracétique Cs4H14014(C4H404)4. (Sclhilzenberger et Naudin.)
Le lactose octaeétiqne s’obtient encore :
•1° En chauffant à 100° le lactose avec l’acétate de soude fondu et l’anhvdre acétique (Ilerzfeld) ; on le sépare comme dans la méthode précédente, et on le purifie par cristallisation dans un mélange d’alcool et d’éther acétique. On obtient ainsi des lamelles rhombiques, dextrogyres, fusibles à 86°, solubles dans la benzine et l’acide aeôtique cristallisable, réduisant le tartrate cupro-potassique. (Ilerzfeld.)
2° En remplaçant, dans ces réactions, le lactose par les corps qui résultent de son dédoublement sous l’influence des acides, c’est-à-dire le glucose et le galactose. (Demole.)
Le lactose desséché, traité par la chlorhydrine sulfurique dans les mêmes
conditions que le glucose (Voir Glucose télrasulfurique), laisse déposer des cristaux de glucose chlorhydro-télrasulfurique ; le composé engendré par le galactose restant en solution. C’est donc une preuve palpable de ce que nous annoncions plus haut, à savoir que la moléeule des saccharoses se dédouble avant d’entrer en combinaison avec les aeides. (Claesson.)