C12H2(H202)‘(HC
Préparation. — 1° On l’obtient en chauffant à 100°, en tubes scellés, pendant 48 heures, 1 p. de dulcite avec 10 à 12 p. d’acide chlorhydrique en solution saturée à 0°; par le refroidissement il se dépose [de la dulcite dichlorhydrique cristallisée en petites paillettes, qu’on lave avec de l’eau froide pour enlever les eaux mères acides qui les imprègnent et qu’on égoutte sur de la porcelaine dégourdie : on peut en achever la dessiccation à l’étuve, mais à la condition que la température ne dépasse pas 60°.
2° Le produit ainsi préparé est toujours un peu coloré. On obtient une dulcite dichlorhydrique incolore en traitant dans les mêmes conditions la dulcitane monochlorhydrique; celle-ci fixe les éléments de l’acide chlorhydrique sans élimination d’eau :
G12H2(H202)*(UG1) -4- HCl = C12ÏI2(H202)4(HC1)2.
Propriétés. — La dulcite dichlorhydrique est insoluble dans l’eau et l’alcool froids. Ces liquides bouillants la décomposent partiellement en dulcitane chlorhydrique et dulcitane ; cette transformation s’effectue complètement par un contact prolongé avec l’eau à 100° ou avec les alcalis. Elle se dissout dans l’acide chlorhydrique en solution saturée à — 10° et forme avec ce corps un composé cristallisé, très instable, analogue à la combinaison de dulcite et d’acide chlorhydrique.
L’ammoniaque alcoolique la transforme à la température de 100° en chlorhydrate d’ammoniaque et dulcitamine :
C12H2(H202)4(HC1)2 -fi* 3AzRs + H202 = ClsHs(H8Os)5(AzH5) -4- 2AzH*Cl .
La dulcite dichlorhydrique se dissout dans l’acide nitrique fumant ; l’addition d’acide sulfurique concentré sépare de la dulcite chlorhydronitrique
(Bouchardat) C«H2(Az03,H0)'!(HGl)2.
DULCITE DIBROMHYDRIQUE
C12H2(H202)4(HBr)a.
On la prépare comme la dulcite dichlorhydrique, mais il faut chauffer seulement pendant 3 ou 4 heures et employer un acide bromhydrique de densité
égale à 1,7. L’avantage de la deuxième méthode sur la première est encore plus marqué ici que dans le cas de la dulcite dichlorhydrique.
La dulcite dibromhydrique possède des propriétés entièrement semblables à celles de la dulcite dichlorhydrique. (Bouchardat.)
La dulcite chauffée en présence d’acide iodhydrique ne donne pas de produits de substitution comparables aux éthers chlorhydrique et bromhydrique. Dès que la température s’élève, il y a réduction de la matière organique, dépôt d’iode, et formation de produits très complexes, parmi lesquels le plus abondant est l’éther isohexyliodhvdrique (Voir Éthers des alcools hexyliques). (Erlenmeyer et WanklyU.)
Il se forme aussi dans cette réaction de l’hydrure de dipropylène, (Bouehardat.)
DULCITE CHLORHYDROBRONIHYDRIQUE
C12H2(H202)4(HCl)(HBr) .
On prépare ce composé en chauffant en tubes scellés, pendant 1 heure, à 100°, 1 p. de dulcitane chlorhydrique avec 12 p. d’acide bromhydrique en solution saturée. Le contenu des tubes se prend en une masse de cristaux qu’on fait égoutter et qu’on lave à l’eau. froide :
G12HS(H202)4(HC1) +HBr=C12H2(H202)4(HCl)(lIBr).
Elle possède les propriétés de la dulcite dichlorhydrique. Elle est transformée par l’eau bouillante en acide bromhydrique et dulcitane monochlorhydrique; par un grand excès d’acide chlorhydrique à 100° en dulcite dichlorhydrique , par les alcalis en dulcitane ; par l’ammoniaque en un sel de dulcitamine.
(Bouchardat).
DULCITE HEXANITRIQUE
Cl2II2(Az03,H0)6.
Préparation. — 1° On dissout 1 p. de dulcite dans 5 p. d’acide azotique; on ajoute au mélange 10 p. d’acide sulfurique pour déterminer la séparation du produit nitrique. (Béchamp.)
2° On triture la dulcite avec de l’acide sulfurique concentré jusqu’à ce qu’elle soit complètement dissoute ; on verse alors dans cette solution un mélange formé de 1 p. d’acide azotique (D = 1.48) et de 2 p. d’acide sulfurique concentré. Au bout d’un certain temps il se sépare des cristaux de dulcite hexanitrique. C’est la méthode qui a déjà été indiquée à propos de l’éthal, de l’éryllirite, etc. (Champion.)
Les cristaux ainsi obtenus sont lavés à l’eau froide, purifiés par cristallisa^ tion dans l’alcool et séchés à la température ordinaire dans une atmosphère sèche.
La dulcite hexanitrique se décompose vers 40° en acide azotique et en un corps qui paraît être la nitrodulcitane C12Hs(Az05H0)S corps fusible à 120°- 150° et moins soluble dans l’alcool que la nitrodulcite.
D’après Béchamp, elle fond à 85°, 5.
DULCITE DICHLORHYDROTÉTRANITRIQUE
ClsH*(HCl)î(Az08,H0)\
On la prépare en dissolvant la dulcite dichlorhydrique dans deux fois et demie son poids d’acide nitrique fumant et en ajoutant le double d’acide sulfurique concentré. Le liquide se prend en une masse de cristaux; ceux-ci sont lavés à l’eau, égouttés, et purifiés par cristallisation dans l’alcool bouillant.
Elle fond vers 108° ; elle détone par un choc violent. Elle est insoluble dans l’eau et l’éther, très soluble dans l’alcool, surtout bouillant.
(Bouchardat.)
DULCITE DIBROMHYDROTÉTRANITRIQUE
G1,H*(HBr)s(AzOï,HO)*,
On l’obtient de la même manière que la dulcite chlorhydronitrique, au moyen de la dulcite dibromhydrique. Elle fond vers 110°; elle détone très difficilement ; ses autres propriétés sont celles de la dulcite chlorhydronitrique. (Bouchardat.)
DULCITE CHL0RHYDR0BR0MHYDR0TÉTRANITRIQUE
C12H2(HG1) (HBr)(Az08,H0)*.
Elle s’obtient, comme les deux composés précédents, en partant de la dulcite chlorhy drobromhydrique .
Elle est cristallisée et fond vers 115°.
(Bouchardat.')
DULCITE TRISULFURIQUE