‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 276 sur 419 · C12H2(H202)3(S2II · texte numérisé non relu

C12H2(H202)3(S2II

Lorsqu’on triture de la dulcite avec de l’acide sulfurique de façon à obtenir une dissolution, et qu’on salure celle-ci par le carbonate de baryte, après l’avoir étendue d’eau, on obtient par évaporation un sel de baryum qui, desséché à 45° environ, a pour composition C12H2(H202)3(S2HBa08)5 ; c’est un sel amorphe. (Eichler.)

DULCITE DIACÉTIQUE

On porte à l’ébullition un mélange formé de 12 grammes d’anhydride acétique et de 120 gr. d’acide acétique cristallisable, on y ajoute peu à peu 10 gr. de duleite et on fait bouillir jusqu’à ce que la dissolution soit complète. Par refroidissement il se dépose des cristaux qu’on fait recristalliser à deux reprises dans l'eau bouillante pour avoir la duleite diacétique pure. C’est un corps cristallisé en petites lames minces, très solubles dans l’eau chaude, peu solubles dans l’eau froide et l’alcool bouillant, insolubles dans l’éther et le chloroforme. Elle fond vers 175°.

Elle est très-faiblement dextrogyre : [aj] =-f- 47'.

(Bouchardat.)

DULCITE PENTACÉTIQUE

On traite la duleite pentacétochlorhydrique par l’alcool bouillant, pendant une heure, dans un appareil à reflux. Par refroidissement la duleite pentacétique cristallise.

Elle constitue des aiguilles très fragiles, fusibles à 163°, insolubles dans l’eau, faiblement solubles dans l’alcool bouillant. Sa solution alcoolique n’agit pas d'une façon appréciable sur la lumière polarisée. Elle se sublime lorsqu’on la chauffe avec précaution, mais en se décomposant partiellement.

(Bouchardat.)

DULCITE HEXACETIQUE

Elle représente l'éther saturé de la duleite ; aussi prend-elle naissance lorsqu’on chauffe à 180° l’acide acétique anhydre avec les éthers acétiques inférieurs de la duleite ou de la dulcitane. Elle prend encore naissance lorsqu’on fait réagir, dans les mêmes conditions, l’acide acétique cristallisable ou le chlorure acétique sur la duleite.

Pour la préparer on chauffe pendant 6 heures, en vases clos, à la température de 180°, un mélange de 1 p. de duleite et 4 à 5 p. d’anhydride acétique additionné d’acide acétique cristallisable. Les cristaux qui se déposent par refroidissement sont égouttés et purifiés par cristallisation dans l’alcool bouillant ; celui-ci abandonne, par refroidissement, de petites paillettes brillantes, très fragiles, de duleite hexacétique.

La dulcite hexacétique est fusible à 171°, facilement sublimable vers 240° surtout lorsqu’on entraîne ses vapeurs par un courant d'acide carbonique ou d’hydrogène. Elle est très peu soluble dans l’eau froide ou chaude, dans l’alcool froid et l’éther, elle est assez soluble dans l’alcool bouillant. Elle n’agit pas sensiblement sur la lumière polarisée.

(Bouchardat.)

DULCITE PENTACÉTOCHLORHYDRIQUE

C‘*ns(C4IW)5(HCl).

On chauffe pendant 6 heures, dans un appareil à reflux, à une température qui ne doit pas dépasser 60°, 1 équivalent de dulcite pulvérisée avec 6 à 8 équivalents de chlorure acétique. On chasse l’excès de ce dernier par distillation, et on lave le résidu à l’alcool froid.

Elle fond vers 60°, mais en se décomposant. Elle est presque insoluble dans l’eau et l’alcool froid : ces dissolvants la décomposent à l’ébullition en donnant naissance à la dulcite pentacétique ; l’acide acétique, à 70°, fournit de la dulcite hexacétique.

(Bouchardat.)

DULCITE HEXABENZOIQUE

ClsHs(GuHe04)6.

On chauffe à 150° la dulcite avec 8 équivalents environ de chlorure benzoïque ; lorsque le dégagement gazeux a cessé, on porte la température à 200° en faisant traverser le liquide par un courant de gaz acide carbonique afin d’entraîner l’excès de chlorure benzoïque. On ajoute alors au liquide deux fois son volume d’alcool à 90 % et l’on chauffe pour rendre la masse homogène. Au bout d’un certain temps il se dépose de petits cristaux qu’on lave à l’alcool, puis à l’éther, et qu’on fait recristalliser dans l’alcool bouillant.

Elle est insoluble dans l’eau même bouillante, de même que dans l’aleool et l’éther froids, elle est peu soluble dans l’alcool bouillant. Elle fond à 147° et se sublime vers 220°, mais avec décomposition partielle. Elle est très difficilement saponifiable par l’eau bouillante ou les alcalis. Traitée par l’acide nitrosulfurique par la méthode de Champion, elle fournit la dulcite hexanitrobenzoïque, la substitution portant non sur la dulcite, mais sur l’acide benzoïque.

(Bouchardat.)

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