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ÉTHERS DE LA PYROCATÉCHINE

ÉTHER MONOIVI ÉTHYLIQUE CîHî(ClsH«0) .

Syn : Méthylpyrocatéchine, gaïacol, hydrure de gaïacyle.

Ce corps a été isolé pour la première fois par Sainte-Claire Deville et Pelletier des produits que fournit la distillation pyrogénée de la résine de gaïac; il existe dans le goudron de bois et dans la créosote. Sa nature et sa constitution ont été mises en évidence par Hlasiwetz, qui le prépara parfaitement pur et le distingua du créosol, son homologue ; plus tard Gorup-Besanez le reproduisit artificiellement

Préparation. — 1. Les produits de la distillation sèche de la résine de gaïac bouillant à 200°-210° sont agités avec un excès d’ammoniaque; la masse cristalline qui prend naissance, et qui est une combinaison de gaïacol et d’ammoniaque, est exprimée, puis traitée par la potasse alcoolique qui la décompose en ammoniaque et en une combinaison potassique du gaïacol. Celle-ci est purifiée par cristallisation dans l’éther chaud d’où elle sé dépose par refroidissement, puis décomposée par l’acide sulfurique étendu ou par l’acide oxalique; on rectifie à 200° la matière huileuse qui se sépare. (Hlasiwetz.)

2. On chauffe à 170M800, en vase clos, pendant 8 à 10 heures, un mélange de pyrocatéchine, d’hydrate de potasse et de méthylsulfate de potassium pris en proportions équivalentes. (Gorup-Bezanez).

Il prend encore naissance dans les réactions suivantes :

3. On distille l’acide vanillique mélangé de chaux éteinte. (Tiemann).

4. Lorsqu’on soumet à la distillation sèche l’acide mèthylnorhémipinique, il se forme de l’acide méthylprotoeatéchique, lequel, par perte ultérieure de C20\ engendre l’éther méthylique de la pyrocatéchine. (Wrigth et Becket).

Propriétés. — C’est un liquide incolore, d’une odeur aromatique. Il est peu soluble dans l’eau ; sa densité à 13° est de 1.117 ; il bout à 200°.

Lorsqu’on le traite par le brome, les deux corps étant dissous dans l'alcool on obtient un dérivé tribromé C2H2(C12H3Br504), qui cristallise en prismes soyeux fusibles à 120°, peu solubles dans l’eau chaude, très solubles dans l’alcool et l’éther. (Tiemann et Kopp.)

Le gaïacol, chauffé avec l’.acide iodhvdrique, se dédouble en iodure de méthyle et en pyrocatéchine (Muller — Gorup Besanez) ; chauffé avec la poudre de zinc, il se transforme en anisol (Morasse) . Les produits chlorés fournis par le chlorate de potasse et l’acide chlorhydrique ne donnent point de quinon perchloré; ce fait montre que le dérivé tétrachloré (tétrachlorogaïacone) de Gorup Besanez provenait d’un gaïacol impur, probablement souillé dé crésol (Morasse) Lorsqu’on le chauffe dans un appareil à reflux avec une quantité équivalente de perchlorure de phosphore, il se forme du ehloroanisol que l’on isole en traitant le produit par l’eau et en distillant dans un courant de vapeur d’eau le résidu insoluble; en traitant ensuite ce ehloroanisol par l’acide nitrique fumant obtient le nitroorthochloroanisol fusible à 950-94°. (Fischli.)

Le gaïacol se combine aux alcalis, mais ces combinaisons sont instables, surtout à l'air ; la combinaison C2H2(Gt2HsK0*).CîH2(C12H60i) + H*0* se prépare en chauffant à 90° le gaïacol avec du potassium, et faisant cristalliser dans l’alcool; elle se dédouble en en fournissant une autre C2H2(Ci!HsK04) + 2H202. (Gorup-Besanez.)

Signalons encore deux réactions importantes :

Traité par le chloroforme et la potasse il se transforme en vanilline ou aldéhyde mèthylprotocatéchique. (Reimer et Tiemann.)

Chauffé à 140° avec de l’acide phtalique et de l’acide sulfurique, il donne une phtaléine qui, par sublimation, fournit de l’alizarine (Bœyer et Caro.)

ÉTHER DIIVIÉTHYLIQUE (C2H2)2C12H60\

Syn. : Vératrol, méthjlyaiacol, diméthylpyrocatécliine.

Préparation. — 1 . Il prend naissance dans la distillation sèche de l’acide diméthvlprotocatéchique (acide vératrique) en présence de baryte (Merck — Koell — Malin) ; on emploie 1 partie d’acide pour 4 parties de baryte.

2. On chauffe en tubes scellés l’iodure de méthyle avec la combinaison potassique du gaïacol dissoute dans l’alcool méthylique, ou plus simplement avec de la potasse dissoute dans l’esprit de bois. (Morasse — Tiemann etKoppe.)

Propriétés. — C’est un liquide bouillantà 205°-206°; sa densité à 15° est de 1,086; il cristallise à + 15°.

Dérivés br ornés et nitrés.

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