‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 35 sur 419 · SUD O · texte numérisé non relu

SUD O

Coefficient initial .

— après 69 jours.

Coefficients d’éthérification.

Coefficient initial .

— après : 0h,15mi

— — 2»,30“if

Les deux limites qui correspondent ainsi à un même système sont, dans tous les cas, fort inférieures à la limite unique qui correspond aux systèmes équivalents formés par les acides organiques.

Tels sont les résultats actuellement connus relativement à l'éthérification des acides minéraux.

action DE L’ACIDE SUR L'ALCOOL EN PRÉSENCE D'UN ACIDE AUXILIAIRE.

On fait réagir l’alcool sur l’acide à éthérifier, en présence d’un acide minéral; on emploie de préférence l’acide sulfurique ou l’acide chlorhydrique.

Un grand nombre d’acides organiques ne s’éthérifient pas immédiatement ; il faut le concours du temps comme dans l’éthérification directe, ou de la chaleur en vase clos, ou de nombreuses distillations et cohobations réitérées. Au contraire, la présence de quelques centièmes d’acide chlorhydrique ou d’acide sulfurique ajoutés au mélange d’acide organique etd’alcool avant la distillation, suffit pour provoquer une formation abondante de l’éther que l’on veut obtenir. C’est ainsi qu’on prépare la plupart des éthers des acides organiques.

Les premières observations relatives au rôle des acides auxiliaires dans l’éthérification remontent à Thénard et même à Scheéle, qui étudièrent l’aetion accélératrice des acides sulfurique et chlorhydrique dans la formation des éthers acétique et benzoïque.

Depuis eux, ce mode de préparation fut généralisé et devint un procédé classique; mais la théorie en est demeurée pendant fort longtemps obscure.

On émit d’abord une hypothèse calquée sur la théorie de la formation de

l’éther ordinaire; on supposa qu'il se formait un double échange en vertu : 1» d’une formation d’éther sulfurique acide ou d’éther chlorhydrique; 2» d’un déplacement de l’acide minéral par l’acide organique et de l’éthérification de ce dernier, accompagnée de la mise en liberté de l’acide minéral qui peut ainsi resservir indéfiniment; mais une pareille hypothèse est inadmissible et en désaccord avec les expériences thermiques récentes de Berthelot.

Deux explications en ont été données récemment par Friedel et par Berthelot; les expériences de ces deux savants ont porté principalement sur l’action de l’acide chlorhydrique ; leurs déductions peuvent être étendues à l’action des autres acides.

I. D’après Friedel, l’acide chlorhydrique réagit sur l’acide organique et le

transforme en chlorure acide. Celui-ci, rencontrant au moment de sa formation un alcool, réagit sur lui à son tour et donne naissance à un éther et à de l’acide chlorhydrique; les deux phases de l’éthérification sont exprimées par les équations suivantes :

1» CW 4

HCl

= C4FC103 4-

II202

acétique.

chlorhydrique.

Chlorure

acétique.

Eau.

2° CHFCIO2 4-

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