Pour plus de détails voir Éther éthylacétique
même sens, mais les dérivés sont beaucoup moins nombreux et surtout sont loin d’être connus avec autant de certitude que ceux de l’éther éthylacétique.
L’éther éthylmalonique, traité dans les mêmes conditions par le sodium, donne un dérivé sodé accompagné d’un dégagement d’hydrogène :
(C4H4)2C6H408 + Na2= (C4H4)2C6H2Na208 + H2.
Éther éthyl- Éther éthyl-malohique
malonique. sodé.
Traite-t-on ce dérivé sodé par un éther iodhydrique, le radical de cet éther se substitue au sodium de l’éther éthylmalonique sodé et donne l’éther d’un nouvel acide diatomique, l’acide diélhylmalonique, éther que l’on peut dédoubler par l’eau en alcool et en acide :
(C4H4)2C6H2Na208 + 2C41I5I =2NalH- (G4H4)2(G6H2[C4H51208)
Éther éthyl-malo- Éther éthyl- Éther éthyl-diéthylmaloni<iue.
nique sodé. iodhydrique.
(C4H4)2(C6H2[C4IIs]208) -4- 2H202= 2C4H602 + C6IP[C4H5]208
Éther éthyl-diéthylmalonique. Alcool. Acide diéthylmalonique.
Le sodium a donc servi ici encore d’intermédiaire pour l’introduction de radicaux d’alcools dans la molécule de l’acide malonique, en remplacement d’un nombre égal d’atomes d’hydrogène. On a effectué avec l’éther éthylmalonique et différents radicaux organiques un très grand nombre de synthèses analogues1.
Eau. — La réaction de l’eau sur les éthers est la plus simple de toutes. Elle les décompose en reproduisant l’alcool et l’acide générateurs, par une réaction inverse de celle qui leur a donné naissance.
C6il2(C4H404)3 -+- 3H202 = C6H2(H202)5 + 3C4I1404.
Tantôt cette décomposition s’opère à froid et avec une grande rapidité : c’est ce qui a lieu pour les éthers boriques et siliciques ; tantôt elle exige le concours de la chaleur ou du temps, ainsi l’éther oxalique chauffé avec de l’eau à 100° reproduit au bout de peu de temps l’acide et l’alcool ; cette action se produit aussi à froid mais avec une certaine lenteur.
Mais pour la plupart des éthers il faut le concours de la chaleur et du temps ; les éthers des hydracides sont plus difficiles à décomposer que les éthers des oxacides et que les éthers des acides organiques. Néanmoins, quand on chauffe ces éthers en tubes scellés pendant plusieurs heures, aux environs de 150°, avec 8 à 10 fois leur volume d’eau, presque tous subissent une décomposition complète.
Nous ne reviendrons pas ici sur le rôle que joue l’eau dans les phénomènes de statique qui caractérisent les réactions éthérées; l’étude de cette réaction,