J. deph. et chim., XX, p. 261 et suiv
?(C*'H*,H,01). En effet, lorsqu’un corps renferme de l’eau, celle-ci perd de l’hydrogène sans que rien la remplace ; c’est ce qui arrive dans 1 action du chlore sur l’alcool : il commence par se former de l’éther acétique,
à partir de ce moment, l’hydrogène est remplacé équivalent pour équivalent par du chlore comme dans le cas général. C’est encore ce qui arrive ici, car si on prolonge l’action du chlore, il se forme du chloral et tous les composés intermédiaires :
C8H8Ol+ 1 2C1 — 6H = 6HC1 4- C8fIsCl604 = 6HC1 4- 2(C4HCl30a) .
C’est Liebig1 qui, le premier, reconnut l’importance prépondérante de la formation d’acide sulfovinique dans l’éthérification, et l’érigea en théorie. Pour lui, l’acide sulfurique enlève à l’alcool non pas de l’eau, mais de l’éther. L’alcool est un hydrate d’éther où l’eau joue le rôle d’acide comme dans les hydrates des bases alcalines ; elle est déplacée par un acide doué d’affinité plus puissante, de la même manière que l’eau de l’hydrate de potasse est éliminée quand ce corps se combine à l’acide sulfurique pour former le sulfate de potasse qui est anhydre. Il se forme à partir de 127° du sulfate d’éther, lequel se décompose à 140° en éther qui se dégage et en acide sulfurique hydraté qui bout bien au-dessus de 141°, quand on a pris pour deux parties d’acide à 66° Baumé une partie d’alcool à 84 centièmes :