C4H40,H0 -+- S03,H0 = C4H50,S03 4- 2HO
Hydrate Acide Sulfate Eau.
d’éther. sulfurique. d’éther.
Hydrate Acide Sulfate Eau.
de sulfu- de
potasse. rique. potasse.
Il se dégage bien de l’eau, ajoute-t-il, mais simplement en vertu du phénomène physique du mélange des vapeurs : l’éther prenant l’état gazeux traverse l’acide sulfurique étendu ; de l’eau se vaporise à l’intérieur de cette masse d’éther et leurs quantités en poids sont dans les rapports de leurs poids spécifiques. Si l’on ajoute de l’eau, on abaisse le point d’ébullition du mélange au-dessous de celui de la décomposition du sulfate d’éther, et les vapeurs d’éther et d’eau se produisent en même temps : c’est de l’alcool qui passe ; tandis que si l’on ajoute de l’acide sulfurique, le point d’ébullition s’élève : il ne passe plus d’alcool, mais de l’éther mélangé d’eau. Il va même jusqu’à prévenir l’objection qu’on pourrait lui faire, à savoir que si l’éther est une base et l’alcool un hydrate d’éther, une base puissante pourrait le chasser de sa combinaison ; lorsqu’on fait agir les métaux alcalins sur l’alcool, il se dégage de l’hydrogène!
i. Annalen der Pharmacie, t. XXIII, p. 12. — Ann. de pk. et de chim., f21 LV r, m J. de ph. et de chim. , [2], XXV, p. 6. ’ tJ’ LV’ P'
mais la base formée, au lieu de chasser l'éther, se combine avec lui pour former un alcoolate :
C*H802+K==C*Hs0,K0+H.
La même explication s’adaptait à l’éthérification par les acides phosphorique et arsénique, et à la décomposition du phosphate et de l’arséniate d’éther.
A partir de cette époque l’attention des chimistes est éveillée sur le rôle que joue l’acide sulfovinique dans l’éthérification.
Mitscherlich remarque que le sulfovinate de potasse chauffé avec de la chaux vive régénère l’alcool. Liebig répète ses expériences et trouve qu’en distillant ce sel avec de l’acide acétique il se forme de l’éther acétique1.
Graham 2 observe que les proportions d’acide et d’alcool qui correspondent au maximum de formation de l’acide sulfovinique, correspondent au minimum de production de l’éther : puis, que le sulfovinate de potasse chauffé soit seul, soit avec de l’eau, à la température où son mélange avec l’alcool fournit de l’éther, n’est pas susceptible d’en donner; tandis qu’au contraire en le chauffant avec de l'alcool il en produit des quantités considérables. Il en conclut que l’acide sulfovinique est incapable par lui-même de fournir de l’éther, mais qu’il peut éthérifier l’alcool qu’on lui ajoute, tout comme le ferait l’acide sulfurique ou un sulfate acide, sans que pour cela sa formation soit une gradation nécessaire dans la production de l’éther. Il considère la théorie de l’éthérification par les acides fixes comme une expression de la théorie de contact qui a été « si heureusement et si longtemps défendue par Mitscherlich ».
Mais c’est à Williamson3 que revient l’honneur d’avoir découvert le mécanisme de l’éthérification et d’avoir fixé la formule de constitution de l’éther.
Pour ramener la formule de l’éther à représenter 4 volumes de vapeur, Gay- Lussac avait été conduit à la doubler et à l’écrire C8H10O! ; d’après cela, si la théorie de l’éthérification par déshydratation était vraie, la formule de l’alcool devait s’écrire C8Ii120".
Williamson traita l’alcoolate de potassium dissous dans l’alcool absolu par l’éther iodhydrique ; il se forma de l’iodure de potassium et de l’éther ordinaire ; mais alors, en vertu de la théorie de Gay-Lussac, la formule
G»iPK02 -+- C4H6I = KI-hC8H10012
devra s’écrire
C8II10K2O4 H- C8H10I2 = 2KI + C16Hï0O\
ou, en d’autres termes, le corps C16I12004 pouvant être considéré comme représentant 2 C8H1002, il se sera formé deux équivalents d’éther. Il fit alors réagir l’iodure de méthyle sur l’alcoolate de sodium dissous dans l’alcool absolu, il se forma un éther nouveau, ayant pour composition C6H802 et engendré par la
C4H5K02 + C2H3I = KI-t- C6H80s.