CH3)6Ç
On le prépare comme l’éther éthylique correspondant.
Aiguilles soyeuses, incolores, fusibles à 187°, solubles dans l’alcool et 1 éther. (Krant et Busse.)
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ÉTHERS DE L’ALCOOL ÉTHYLIQUE
ÉTHER ÉTHYLIQUE
Font).
Eq. : C8H1001 2 = C*H*(C*H6 7 80!) At. : C*H‘°0 = (C2H5)20
Syn. : Éther ; éther éthyléthylique ; éther sulfurique; éther hydrique , oxyde d'éthyle.
HISTORIQUE
On attribue communément la découverte de l’éther à Valérius Cordus, qui décrivit en 1537 1 4, sous le nom d’oleum vitrioli dulce, une liqueur qu’il obtenait en distillant un mélange à poids égaux d’huile de vitriol et d’esprit de vin, après l’avoir fait digérer au feu de cendres pendant deux mois. Mais d’après sa description, il est presque certain que cette dénomination trompeuse s’appliquait au corps que l’on appela depuis huile douce de vin, et que le véritable éther n’était pas connu de lui.
La réaction de l’acide sulfurique sur l’alcool fut pendant près de deux siècles après lui l’objet des travaux, des tâtonnements plutôt, de bien des chercheurs parmi lesquels on cite : Boyle 2, Thomas Willis 5, Isaae Newton \ Frédéric Hoffmann, Staalh5, Henckel6, Potl.
Ce n’est qu’en 1730, deux sièeles plus tard, que Frobénius, chimiste allemand ignoré du reste, et qu’on regarde même comme un pseudonyme, publia aux Transactions Philosophiques 7 un mémoire sur la préparation d’un corps auquel il donna le premier le nom d’éther8 et qui paraît bien être le corps qui porte aujourd’hui ce nom.
Le produit èthéré de Frobénius fut bientôt imité en Angleterre : en effet, il venait d’en envoyer une certaine quantité à Geoffroy aîné, quand Grosse en reçut d’un chimiste anglais nommé Godfrey Ilanckvitz qui était le préparateur de Boyle.