I. Éther monochloré, C4HsCl(C4He0s
1. On fait passer un courant de chlore sec et bien refroidi dans de l’éther également refroidi par un mélange de glace et de sel; lorsque le chlore n’est plus absorbé, on sature l’acide chlorhydrique par du marbre en poudre, et on distille en recueillant ce qui passe de 98° à 100° (Jacobsen).
2. On mélange 1 volume d’aldéhyde avec 2 volumes d’alcool absolu ; on place dans un mélange réfrigérant le vase renfermant le liquide, et l’on y fait passer jusqu’à refus un courant de gaz chlorhydrique; le liquide se partage en
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deux couches, la couche supérieure est distillée sur du marbre en poudre, on recueille ce qui passe de 98° à 100° (Wurtz et Frappoli) :
C4IW + C4H602 -+- HCl = C4H3C1(C4H602) -+- II202.
C’est un liquide bouillant à 98°. L’eau le décompose en acide chlorhydrique et en un mélange qui, par la distillation, se scinde en alcool et eh polymères de l’aldéhyde. L’acide sulfurique le dédouble en acide chlorhydrique concentré aldéhyde et acide sulfovinique (Jacobsen). L’alcoolate de sodium donne naissance à du chlorure de sodium et à de l’aeétal (Wurtz et Frappoli).
Les deux dérivés obtenus par le chlore ou par la méthode de Wurtz et Frappoli sont identiques (Jacobsen).
I bis. Éther monochloré, C8H9C102 (de Henry).
On l’obtient à l’aide de l’éther monoiodé. On traite celui-ci soit par le chlore, soit par le perchlorure d’antimoine, soit mieux encore par le chlorure d’iode dissous dans l’eau.
L’éther monochloré est un corps très stable et tout à fait analogue à l’éther monobromé; la lumière et l’eau sont sans action sur lui. Il bout à 107°-108° sous la pression ordinaire; sa densité à 0° est de 1,057. Il est insoluble dans l’eau (Henry).