‹ Encyclopédie chimique.Tome VII.- Chimie organique. EthersChapitre 9 sur 419 · Ann. de chim., [1], t. XCV, p · texte numérisé non relu

Ann. de chim., [1], t. XCV, p

7. Recherches sur les corps gras d'origine animale, p. 161, 170, 444 (1823).

tion des éthers par les alcalis. La saponification du blanc de baleine le conduisit à la découverte de l’éthal : il assimila ce nouveau corps à un alcool, et ses combinaisons avec les acides gras aux éthers composés. La saponification des autres corps gras lui montra aussi qu’ils étaient résolubles en acides gras et en glycérine, « ce qui pourrait bien faire penser que ces principes naturels sont des éthers et la glycérine un alcool » ; il fit la remarque générale que cette séparation de composants ne peut s’opérer sans la fixation des éléments de l’eau, et il la généralisa en représentant les éthers à oxacides par du gaz oléfiant uni à un acide et à de l’eau1.

Mais les relations pondérales qui, dans les éthers à oxacides, existent entre l’acide, l’alcool et l’eau éliminée, ne furent exactement établies que par Dumas et Boullay2.

À eux revient l’honneur d'avoir fixé la constitution, la composition, l’équivalent etla densité de vapeur des éthers composés, et d’avoir établi qu’un éther composé est formé par l’union d’un équivalent d’alcool à un équivalent d’acide, avec élimination de deux équivalents d’eau, ou, ce qui revient au même, d’un volume de vapeur d’alcool à un volume de vapeur d’acide avec séparation d’un volume de vapeur d’eau ; le volume de l’éther pris à l'état gazeux étant le même que celui de l’alcool qui a servi à le former.

Voici comment ils établissent leur théorie, qui a reçu plus tard, entre les mains de Würtz, une sorte de confirmation dans le cas particulier de l’hydrate d’amylène ou alcool amylique tertiaire.

Ils partent de ce principe que l’hydrogène bicarboné est assimilable à l’ammoniaque et que les éthers sont assimilables aux sels ammoniacaux.

L’hydrogène bicarboné joue le rôle d’un alcali puissant doué d’une capacité de saturation égale à celle de l’ammoniaque. En effet : 1° il s’unit aux hydracides, comme le fait l’ammoniaque, à volumes gazeux égaux pour donner par exemple l’éther chlorhydrique analogue au chlorhydrate d’ammoniaque • les éthers ainsi formés sont anhydres comme les combinaisons ammoniacales correspondantes ; 2° un atome d’un acide hydraté, en saturant 4 volumes d’hydrogène bicarboné, donne un éther hydraté, c’est-à-dire formé d’hydrogène bicarboné, d’acide et d’eau, de même qu’en saturant 4 volumes d’ammoniaque

11 donne un sel qui ne peut perdre son eau de cristallisation qu’en se décomposant ; 3° dans l’acide sulfovinique et l’acide oxalovinique, que l’on peut considérer aussi comme formés d’hydrogène bicarboné, d’acide et d’eau, un atome de ces acides qui ont une capacité de saturation double est à demi-saturé par 4 volumes d’hydrogène carboné, et ces acides peuvent encore donner avec une base des sels doubles, dans lesquels la capacité de saturation de l’acide est entièrement satisfaite comme dans un sulfate double.

Voici quelques exemples de la concordance de ces formules3 :

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