C4H3C1 S206 = (C4H4)S2HC
Si cette réaction s’effectue sans qu’on prenne soin de refroidir, on constate que les eaux de lavage renferment des quantités notables d’acide iséthionique. (M. Müller.)
2. On fait absorber l’éthylène par l’acide chlorosulfurique ; on obtient un liquide qu’on rectifie à plusieurs reprises dans le vide, jusqu’à ce qu’il distille à 93°-95° sous une pression de 0,100ram de mercure. (M. Müller.)
3. Il se produit dans l’action de l’acide sulfurique fumant sur l’éther chlorocarbonique. (Purgold.)
4. On le rencontre parmi les produits de la réaction du chlorure de phosphore sur le sulfovinate de potassium. (Purgold.)
5. Lorsqu’on fait tomber goutte à goutte de l’alcool absolu dans l’acide chlorosulfurique bien refroidi, il se forme du gaz chlorhydrique et de l’acide
sulfovinique ; mais si la masse s’échauffe, il se forme de l’éther chlorosulfurique en plus ou moins grande quantité. (Claesson.)
S2HC106 h- G'IPO2 = I1202 + (C4H4)S2HC10S.
PROPRIÉTÉS
C’est un liquide incolore, fumant à l’air humide ; ses vapeurs sont très irritantes. Sa densité à 0° est de d, 579. Il est insoluble dans l’eau. Il bout sous la pression ordinaire yers 150°, mais en se décomposant; dans le vide il bout à 80°-82° (Purgold) ; sous une pression de 0,100“m à 93°-95°. (Müller.)
L’eau froide le décompose lentement; l’eau à 100° en tubes scellés très rapidement avec formation d’acides sulfurique et chlorhydrique et d’alcool. Si on le fait tomber goutte à goutte dans l’alcool, de façon que celui-ci soit en excès, il se forme de l’acide chlorhydrique, de l’acide sulfovinique, du chlorure d’éthyle et de l’éther ordinaire ; si au contraire c'est l’éther chlorosulfurique qui est en excès, si on y verse par exemple l’alcool, il se forme en outre du sulfate neutre d’éthyle (Müller — Claesson) . Les alcalis l’attaquent lentement à froid; la potasse caustique concentrée le dédouble à 100° en chlorure d’éthyle et sulfate de potassium.
ACIDE ÉTHYLCARBONIQUE
Form.
Eq. : (C4H4)C2H206.
At. : C2Hs0.CII02.
Syn. : Acide carbovinique.
On ne le connaît qu’à l'état de sel de potassium. Il dérive, comme l’éther neutre, de l’acide carbonique normal C20\H202.
PRÉPARATION
1. On fait passer un courant d’acide carbonique sec dans l’alcool absolu saturé de potasse fondue et bien refroidi ; on ajoute de temps en temps de l’éther, qui en se volatilisant abaisse la température. Le précipité cristallin, formé de bicarbonate et d’éthylcarbonate de potassium, est lavé à l’éther qui enlève la potasse et dissous dans l’alcool absolu qui laisse le bicarbonate. On verse dans la solution alcoolique de l’élher anhydre qui précipite l’éthylcarbonate; on filtre et on dessèche rapidement le précipité. (Dumas et Péligot.)
2. On fait passer un courant d’acide carbonique sec dans une solution alcoolique d’alcoolate de sodium ; il se dépose un précipité blanc cristallin qui est de l’éthylcarbonate de sodium pur. (Beilstein.)
PROPRIÉTÉS
Ce sel se présente sous forme de lames blanches, nacrées, décomposables par Peau en alcool et bicarbonate de potassium :