I. Premiers essais: la Thébaïde, 1664; Alexandre
La Thébaïde. Tragédie cornélienne; très peu grecque, mais pathétique et funeste.
Alexandre. Succès plus grand; mais la pièce tient autant de Quinault que de Corneille.
II. Andromaqne, 1667: expression d'un tempérament original. Succès et polémiques. D'Andromaque à Phèdre, 1667-
[Cf. l'éd. Mesnard; Deltour, Granet, Michaut (5801), et les nos. 5769-5776.]
Lutte de Racine contre les partisans et l'idéal galant de Quinault, contre les partisans et l'idéal héroïque de Corneille. — Il s'oppose à Corneille dans Britannicus et Mithridate; à Quinault (plus qu'à Corneille) dans Bérénice; à Quinault, dans Bajazet; à tous les deux, dans Andromaqne, et dans Iphigénie et Phèdre.
Les Préfaces de Racine: pièces d'actualité, et destinées à l'apologie. On ne doit pas y chercher un exposé exact et complet de la théorie de l'auteur, ni de sa pratique.
Racine ne croit pas inventer une tragédie nouvelle. Fidélité aux règles, expression de l'art des anciens et de la raison universelle. Il accepte le système dramatique de Corneille et de l'abbé d'Aubignac.
Mais accent personnel, esprit nouveau. Racine est plus créateur qu'il ne prétend l'être.
(a) Il perfectionne la beauté propre de la tragédie française.
(b) Il y réintègre la beauté propre de la tragédie grecque.