I. Quinault et Corneille éloignés, Racine reste seul
[Manuel bibl., nos. 5873-5874.]
Médiocrité de ses contemporains: l'abbé Abeille; Pradon. Quelques mots sur Pradon que ses querelles avec Boileau, sa rivalité avec Racine ont sauvé de l'oubli.
[Nos. 5759; 5838-5839. 5842.]
Pradon imite Racine, mais sans aucune intelligence des sujets antiques, sans aucun sentiment de la poésie. Tout son effort est de réduire la mythologie et l'histoire aux règles, à l'intrigue, et surtout aux bienséances modernes. Etudier comment il a énervé le sujet de Phèdre et Hippolyte.
Ecrivain plat et sec.
II. Après la retraite de Racine, éclat apparent de la tragédie. Fondation de la Comédie Française (1680), qui dispose du répertoire de Corneille, Racine, Rotrou, et tous les auteurs depuis un demi-siècle.
Grands acteurs: Baron; Mlle. Duclos, etc.
Abondance des pièces nouvelles: de 1678 à 1721, débutent Campistron (1683), La Grange- Chancel (1694), Longepierre (1694), La Fosse (1696), Crébillon (1705), Voltaire (1718), La Motte (1721), et nombre d'autres qui ont leur jour de succès.
Le public aime la tragédie, et s'engoue comme il se dégoûte, facilement.
Sous ces brillantes apparences, stérilité et brusque décadence.
Quelles en sont les causes?